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Un contrat de mariage à la fin du XVIIème siècle: celui de Nicolas Wimart et Isabeau de Willencourt en 1698.

15 Décembre 2016 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

    Le mariage est un acte important de la vie, au point de vue religieux, bien sûr (c'est un sacrement au même titre que le baptême et l'extrême onction), mais aussi au point de vue social. Dans une société où l'individu compte moins que le groupe, on se marie généralement "selon son état", le mariage étant préparé par les parents ou d'autres membres de la famille. A travers lui, on assure la pérennité de la famille et la transmission d'un patrimoine.

Nombreux sont les contrats, même dans les familles où les biens ne sont pas considérables.

     

On sait qu'un contrat a été fait pour le second mariage de Nicolas Wimart avec Isabelle Darras mais il a probablement disparu. On a, par contre, celui du premier mariage avec Isabeau de Willencourt, passé le 4 octobre 1698, en l'étude de maître Lemercier, notaire à Auxi-Artois (c'est la partie d'Auxi qui se situe sur la rive droite de l'Authie, du côté de la place et de l'église).

 

Nicolas apporte la maison héritée de ses parents, rue de Wavans (qui deviendra rue d'Arras puis rue du général de Gaulle), avec la boutique et les outils nécessaires au métier de menuisier-sculpteur qu'il a appris de son père. Il lui faudra d'ailleurs un accord ultérieur avec ses deux demi-soeurs, Antoinette et Jeanne, afin d'apurer les comptes, son père ayant utilisé, à des fins personnelles, une partie de l'apport  de mariage de sa première femme, Claire Demont (un contrat de mariage a donc aussi été fait à cette époque). Chaque soeur reçoit de Nicolas 25 livres (soit environ deux mois de travail d'un ouvrier). Les deux soeurs ne savent pas signer: les hommes sont en général plus alphabétisés que les femmes. Il faut aussi deux actes séparés en décembre 1698 et décembre 1699 car la première fois Jeanne n'habite pas Auxi mais Lille (la ville est devenue française en 1668 c'est à dire une dizaine d'années après Auxi-Artois) où elle est probablement "placée" c'est à dire servante ou domestique dans une famille bourgeoise de la ville. Antoinette est déjà mariée avec un boucher auxilois. Jeanne reviendra se marier et se fixer à Auxi.

 

Le marié et la mariée sont vêtus, selon la formule consacrée, "comme à leur état appartient", la tenue vestimentaire étant, à l'époque, un signe de leur situation sociale, signe qui doit être compris de tous.

 

La mariée a une jupe noire, deux jupes rouges (ce sont les couleurs que l'on retrouve le plus souvent), une jupe brune, une jupe blanche ce qui semble traduire, par la diversité des couleurs, une certaine élégance.

Les linges et les habits servant "à ses corps et chef (tête)" lui resteraient en cas de veuvage: elle apporte trois chemisettes, 18 coiffes et autres linges non précisés; on se lave très peu mais le linge, souvent changé et souvent lavé, apporte une propreté extérieure qui traduit d'une certaine façon la pureté de l'âme. Victor Hugo dit de l'un de ses personnages qu'il est vêtu de probité candide et de lin blanc.  

Son "lit garni" lui resterait aussi en cas de veuvage et ne ferait pas partie de la communauté des biens qu'elle pourrait avoir avec ses enfants ou avec les membres de la famille de son mari. Son lit garni apparaît de qualité mais sans bois de lit: matelas, traversin et oreiller de plume (et non de paille), trois paires de draps, trois paires de tayettes, une couverture verte (la couleur verte est symbole de prospérité et de fécondité). Le lit garni, surtout avec ses bois, est toujours un investissement coûteux pour un jeune couple qui entre en ménage.

La mariée apporte aussi les ustensiles de base pour tenir un ménage: une paire de chenêts (mais pas de pinces ni de crémaillères), deux poêles à feu, deux chaudrons, une écumette, un bassin, un chandelier d'airain, une salière ainsi que de la vaisselle d'étain, matière plus "rustique", moins "moderne" que la faïence que l'on trouve alors cependant de plus en plus. Il y a aussi 8 plats, 8 assiettes, deux écuelles, une jatte, six cuillers. On le voit, ni couteau (très rare en cuisine à l'époque), ni fourchette (introduite à la Cour de France par Henri II au milieu du siècle précédent), ni de verre ou gobelet (on continue probablement à boire "à l'ancienne", à la bouteille ou au pichet). Il se peut cependant que cet ameublement de cuisine soit complété ultérieurement comme c'est le cas aujourd'hui quand les cadeaux de mariage ne couvrent pas tous les besoins.

La mariée apporte en outre 300 livres de dot (soit l'équivalent de deux années de travail d'un ouvrier ou d'une maison correcte ou de trois chevaux) dont 150 qui tiennent "nature de fonds et de propres", c'est à dire qu'en cas de décès sans enfants nés ou à naître, ces 150 livres, qu'ils soient ou non convertis en immeubles, retournent à la famille de Willencourt.  

 

Tout le monde appose sa signature au bas de l'acte sauf la mariée qui fait une marque. François Wimart, l'oncle du marié, est témoin. Le père de la mariée signe bien, sa mère très difficilement. François, frère de la mariée signe bien mieux que Françoise, soeur de la mariée. 

Le 30 mai 1699, six mois après le mariage, les jeunes mariés reconnaissent avoir reçu des parents de la mariée, la dot ("le partement") de celle-ci, argent et meubles.

Si nous avions pu retrouver le contrat de mariage de Nicolas avec sa seconde épouse, Isabelle Darras, nous aurions pu faire des comparaisons  fort intéressantes. On sait, par un autre document, qu'Isabelle Darras apporte une maison rue de Wavans de la valeur de 200 livres environ. 

 

Pour en revenir à ce contrat de 1698, on peut dire que, si les apports ne sont pas considérables, ils sont assez corrects et doivent permettre un bon démarrage dans la vie. 

 

  • Régis Renoncourt.
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Les immeubles de Nicolas Wimart (1676-1734)

9 Septembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Wimart

Nous publions de nouveau cet article de notre blog paru le 28 juillet 2011; il est toujours d'actualité.

 

Il n'existe aucun acte qui en fasse la nomenclature exacte mais on peut, en recoupant différents documents, en dresser une liste qui, probablement, se rapproche de la réalité.

 

On l'a vu, Nicolas reçoit la maison paternelle avec la boutique rue de Wavans (devenue depuis rue d'Arras puis rue du général de Gaulle) lors de son mariage en 1698 avec Isabeau de Willencourt.

 

Le 7 février 1711, donc pendant le court laps de temps de son premier veuvage, il achète une maison rue de Wavans à un soldat en retraite.

 

Le 20 février 1712, il achète une grange rue de Wavans.

 

C'est probablement l'un de ces deux immeubles qui brûle en 1715 ou 1716.

 

Le 23 avril 1718, il achète deux maisons à Auxi-Ponthieu, c'est à dire de l'autre côté de l'Authie.

 

Quant à la maison "attenante à la sienne" qu'il devait recevoir de son contrat de mariage avec Isabelle Darras, elle sera convertie en monnaie (200 livres) en 1721, son beau-père, Jean Darras, se révélant incapable de lui fournir cette maison suite à une procédure de "retrait" engagée par les vendeurs initiaux.

 

En 1715, on sait qu'il a six mesures de terres labourables, soit un peu plus de 2 ha1/2 sur le "chemin allant à Noeux".

 

Il a aussi 4 mesures moins un quartier soit environ 1 ha 60 a de prés attenants à l'Authie et au marais dit "près de l'île".

 

Ces biens ont peut-être été acquis avec les économies des deux couples successifs. Peut-être l'ont-ils été en "réemploi" des dots en argent, apportées par les épouses.

 

Au moment de son décès, on sait, de façon certaine, qu'il a encore deux maisons rue de Wavans, une maison à Auxi-Ponthieu (peut-être les deux ont-elles été converties en une seule?), les 1 ha 60 a au pré de l'île.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté divers documents de la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.                                                                                                

 

  •      Régis Renoncourt .
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Querelle après boire en 1827.

3 Février 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

abeille

"Le sieur Théodore Wimart, menuisier, lequel voulant réparer autant qu'il est en son pouvoir, l'atteinte par lui portée à la réputation du sieur Pierre Lebrun, cultivateur et aubergiste à Auxi, voulant au surplus rendre hommage à la vérité, déclare par ces présentes que c'est mal à propos et sans droit comme sans raison qu'il s'est permis le 15 de ce mois (l'acte notarié date du 18 juillet) vers les 7 heures du soir, chez le sieur Sulpice Martin, débitant de boissons au dit Auxi, de tenir des propos injurieux contre le dit sieur Lebrun, comme aussi d'exercer quelques voies de fait à son égard; qu'il n'a agi ainsi que dans un moment d'ivresse et qu'il était bien éloigné de prévoir les conséquences funestes qui pourraient résulter d'un pareil oubli; qu'il n'a cessé depuis cette époque d'en avoir le plus vif regret; qu'il est constant et de notoriété publique qu'il atteste et attestera en toutes circonstances que la conduite du sieur Lebrun est irréprochable et à l'abri de toutes critiques, qu'il jouit même de la plus grande considération et que les propos injurieux par lui tenus sont de toute fausseté".

Lebrun, en considération du regret que lui a manifesté Théodore Wimart, pour raison des injures et propos déplacés tenus par ce dernier contre le comparant et les légères voies de fait qui en ont été la suite, ayant égard à l'état d'ivresse dans lequel se trouvait alors Théodore Wimart, se désiste de la plainte portée contre lui le 16 juillet, par devant le juge de paix (il y a une justice de paix par canton depuis 1790, elle traite des affaires mineures; les justices de paix ont été supprimées en 1958). Il n'entend donner aucune suite à cette plainte; Wimart paiera les frais de l'acte et même ceux qui pourraient résulter de la plainte.

Il y a, sans doute, derrière ce repentir et cet arrangement devant notaire, quelque "arrangement" en espèces ou en travail mais cela, bien sûr, n'apparaît pas sur l'acte.

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt
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Une prisée chez Jean-François Wimart en 1741: les titres et papiers.

1 Janvier 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

C'est la dernière partie de la prisée qui a lieu le 10 juin 1741:

  • Billets de promesse du 26 septembre 1740 de 26 livres 10 sols fait par Pierre Wimart au profit de la veuve.
  • Contrat de la vente du 19 août 1738 faite par Nicolas Wimart, au nom de Pierre Wimart, son frère, au profit du défunt Jean-François Wimart et Marie Isabelle Retourné de deux mesures de terres labourables au terroir d'Auxi pour le prix de 120 livres et pièces annexes.
  • Pendant leur mariage, Jean François Wimart et Marie Isabelle Retourné ont acquis les droits et parts de Nicolas et Pierre Wimart de deux maisons à Auxi, qu'ils ont ensuite échangé  avec le défunt Nicolas Wimart, père de Jean-François Wimart et se sont arrangés de manière qu'il reste une des deux maisons à la veuve.

Nous en avons donc terminé avec la prisée chez Jean-François Wimart. Pour écrire cette série d'articles, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.   
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La prisée chez Jean-François Wimart en 1741: les dettes passives.

1 Janvier 2013 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Wimart

Marie Isabelle Retourné, veuve de Jean François Wimart doit aussi de l'argent à un certain nombre de personnes. Ce sont les dettes passives:

  • Au comte de Lannoy pour bois de chêne achetés par elle dans les bois du côté Ponthieu, 14 livres
  • Au comte de Lannoy par délégation de François Devis et pour loyer de la maison qu'elle occupe, 50 livres
  • Au comte d'Egmont, 4 marchés d'arbres futaie de cette année, 117 livres 17 sols
  • Au comte d'Egmont, pour 5 portions de bois à pied y compris les vins qui restent à payer, 209 livres 12 sols 6 deniers
  • Au baron de Vaulx, seigneur de Buire, pour marché de bois, 28 livres
  • Au sieur Jean Baptiste Biot de Mézerolles pour bois achetés cette année, 30 livres
  • A Nicolas Petit voiturier à Auxi pour voiture, 13 livres
  • A Gabriel Carpentier d'Abbeville par délégation du sieur François Devis pour loyer de la maison qu'elle occupe 26 livres
  • Loyer de sa maison depuis mi-mars dernier 42 livres 10 sols

Soit un total de 530 livres 19 sols 6 deniers. 

 

  • Régis Renoncourt
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Une prisée chez Jean François Wimart en 1741: les dettes actives (suite).

31 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

  • dû par Jacques Effroy, tisserand, 3 livres
  • dû par Charles Midy, cordier à Auxi Ponthieu, 3 livres
  • dû par Pierre Dubos le jeune, 1 livre 18 sols 6 deniers
  • dû par Jean Lenoir, tirtainier à Auxi, 10 lives 14 sols
  • dû par Antoine Catherin, 2 sols 9 deniers
  • dû par Pierre Duvauchel, vacher à Auxi pour 4 pots de bière, 1 livre 2 sols
  • dû par François Legris fils d'Antoine, voiturier à Auxi, 19 sols 6 deniers
  • dû par François Rimbourg fils de François, voitrier, 17 sols 9 deniers
  • dû par Pierre Trogneux fils de Pierre, 1 livre 1 sol, 1 denier
  • dû par le sieur Jean Philippe Dubrulle, chirurgien à Auxi, 14 sols 6 deniers
  • dû par François Debuire, sellier, 19 sols 3 deniers
  • dû par Antoine Longuet fils d'Antoine 19 sols 6 deniers
  • dû par Jean Pruvost, cordonnier, 9 livres 4 sols 6 deniers
  • dû par Pierre Drouart, maréchal ferrant à Auxi, 2 livres 13 sols 9 deniers
  • dû par François Willeretz le jeune 12 sols 6 deniers
  • dû par Jean Baptiste Drouart 1 livre 4 sols
  • dû par Jacques Darcourt le jeune, Auxi, 5 sols 9 deniers
  • dû par Jacques Vautier, boucher à Auxi, 68 livres 12 sols 9 deniers plus 28 livres 15 sols plus 12 sols
  • dû par le sieur Antoine Petit 5 livres 3 sols 6 deniers
  • dû par Pierre Margry, cordier, 4 livres 1 sol
  • dû par Jacques Machy fils 4 livres 18 sols 9 deniers
  • dû par le sieur Alexandre Amy l'aîné, chirurgien, 10 livres 11 sols 3 deniers
  • dû par Pierre Trogneux de Beauvoir-Rivière, 2 livres 11 sols
  • dû par Jean Turbet, mégissier, 1 livre 11 sols
  • dû par Jean François Sailly, 5 sols 6 deniers
  • dû par Guislain Quillet, 12 sols
  • dû par François Carpentier, 10 sols 6 deniers
  • dû par Guillaume Tripier, boucher, 6 livres 8 sols 3 deniers
  • dû par Jacques Tellier, boucher, 8 livres 10 sols
  • dû par Pierre Calippe, cordonnier, 2 livres 4 sols 3 deniers
  • dû par Charles Couvillers, maçon, 11 livres 8 sols 6 deniers
  • dû par Jean Baptiste Lenoir, couvreur de tuiles, 22 livres 2 sols 3 deniers
  • vins livrés au château d'Auxi pour le garde de bois Dewimes, 2 livres 6 sols 5 deniers
  • dû pour vins livrés au baron de Vaulx, 4 livres 10 sols
  • dû par Joseph Rouget, cordonnier à Auxi, 12 livres 15 sols 9 deniers
  • dû par Jacques Petit, maçon, 11 sols
  • dû par Jean Poiré, serrurier à Auxi, 9 livres 7 sols 9 deniers
  • dû par Pierre Benoît le jeune, chaudronnier, 40 livres 18 sols
  • dû par Claude François Dubois, 7 livres
  • dû par Charles de la Fosse, boulanger, pour boissons, 21 livres 11 sols
  • dû par Antoine Gauduin le jeune, fils de François, cordonnier, 11 livres 12 sols
  • dû par le sieur Antoine Delaire, maître de poste à Auxi, 4 livres 19 sols 9 deniers
  • dû par le sieur Adrien Leroy, de Frévent pour dépenses de bouche, 5 livres 17 sols
  • dû par Jean Poussart, fermier des moulins d'Auxi, 7 livres 17 sols
  • argent prêté à Pierre Wimart (son frère) soldat au régiment de Picardie, 26 livres 12 sols 8 deniers
  • argent prêté à Nicolas Firmin Viart, laboureur et voiturier à Auxi, 21 livres 4 sols
  • argent prêté à Nicolas Wimart, frère, comparant, 1 livre 9 sols 3 deniers.

Le total s'élève à 1 247 livres 8 sols 7 deniers.

C'est la fin de la journée. La prisée reprendra le lendemain 10 juin.

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.
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Une prisée chez Jean-François Wimart en 1741: les dettes actives.

24 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

La journée du 9 juin 1741 est consacrée presque entièrement à l'analyse des dettes actives. Nous constatons, avec étonnement peut-être, que l'on paie beaucoup à crédit puisque la liste est longue de ceux qui doivent de l'argent à la veuve; mais, pour les historiens que nous sommes, c'est l'occasion de voir défiler une partie intéressante de la société auxiloise.

La veuve a 222 livres en argent monnayé, ce qui est peu par rapport aux chiffres qui vont suivre. 

  • le livre-journal de Marie Isabelle Retourné présente un mémoire tant pour les livraisons de bière que de bois ou autres marchandises pour un montant de 480 livres.
  • dû par Jacques Tellier, boucher à Auxi Artois, 8 livres 10 sols
  • dû par Mathieu Champion, à marier, Auxi, 21 livres 7 sols
  • dû par Antoine Baquet, fils de défunt Antoine, cordonnier à Auxi, 5 livres 1 sol 9 deniers
  •  dû par François Proyart, tisserand à Auxi et François Proyart fils, 11 livres 12 sols 9 deniers
  • dû par Jean Treuet, corroyeur à Auxi, 20 livres 14 sols
  • dû par Jean Baptiste Baclers, tisserand à Auxi, 1 livre 1 sols
  • dû par Christophe Bachellier, chapellier, 2 livres 14 sols 9 deniers
  • dû par Jean Martin, tisserand à Auxi Artois, 4 livres 1 sols et 19 sols 9 deniers
  • dû par Charles Tiller l'aîné, 3 livres 14 sols
  • dû par Pierre Longuet, tisserand à Auxi, 1 livre 14 sols
  • dû par Jacques Longuet, Auxi, 13 sols 3 deniers
  • dû par Nicolas Godde, Auxi Ponthieu, 7 sols 6 deniers
  • dû par Jean Baptiste Marchand, mercier à Auxi, 5 livres 18 sols 9 deniers
  • dû par Pierre Leclercq le jeune, perruquier, 1 livre 6 deniers
  • dû par Jacques Bachellier, chapellier à Auxi, 1 livre 16 sols 6 deniers
  • dû par Joseph Trogneux, fils de Denis, 1 livre 4 sols 6 deniers
  • dû par François Proyart, corroyeur à Auxi Artois, 1 lvre 6 sols
  • dû par Claude Dacquet, boucher à Auxi, 20 livres
  • dû par François Briois fils d'Antoine, 3 livres
  • dû par Louis Desplanques fils de Louis, 4 livres 15 sols 3 deniers
  • dû par François Tillier, boucher à présent cordonnier à Auxi, 11 livres 2 sols 6 deniers
  • dû par Jacques Antoine Darsy, corroyeur à Auxi, 21 livres 11 sols 9 deniers
  • dû par François Boistel, soldat au régiment de Beauvaisis, 5 livres 6 sols 6 deniers
  • dû par Charles Mercier, tanneur, 12 livres 16 sols 6 deniers
  • dû par Noël Marchand, praticin, 3 livres 2 sols 6 deniers et 12 sols
  • dû par Jean Charles Roussel fils de Joseph, chaudronnier, 2 livres 4 sols 9 deniers
  • dû par Pierre François Calippe fils de Pierre, cordonnier, 3 livres 12 sols 6 deniers
  • dû par le sieur Adrien Darras, employé dans les fermes du roy, pour livraisons de boissons, 19 livres 9 sols 9 deniers
  • dû par le sieur Jacques François Dumont, soldat au régiment de ?  , 8 livres 5 sols 6 deniers
  • dû par Louis Turbet, mégissier, 8 livres 2 deniers
  • dû par Jean Sailly, Auxi, 39 livres 5 sols 6 deniers
  • dû par monsieur Calipon capitaine des fermes du roy à la brigade de ce lieu pour restant de livraison de bière, 65 livres
  • dû par Antoine Lefebvre, Auxi, 5 livres 8 deniers
  • dû par le sieur Guislain Cuvelier et sa femme Brigitte Godard pour livraison de boissons, 12 livres
  • dû par Louis Louvet, cordonnier, 18 sols.

La liste est encore longue des dettes actives et nous lui consacrerons un prochain article.

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville. 

  • Régis Renoncourt.
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Une prisée chez Jean-François Wimart en 1741: dans le hangar et dans les caves.

24 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

Le 9 juin 1741, au matin, on se dirige vers le hangar: 

  • 6 cordes de gros bois, 60 livres
  • 12 pièces de comble servant de chenaillères, 4 livres 10 sols
  • un cent de choullet (?), 7 livres
  • 3 cordes et demie de bois d'orme et peupliers, 35 livres
  • 3 cordes de rondins de bois, 30 livres
  • 8 petits chênes, 20 livres
  • 4 vieux bacques, 4 barils, 10 sols
  • 7 barils futailles, 2 livres.

Dans la brasserie:

  • 7 barils futailles, 9 livres
  • 2 bacques, 1 livre
  • un rassion (ration ?) ou mesure à l'avoine, 5 sols

Dans une cave:

  • 2 muids et demi de vin, 50 bouteilles de verre remplies de vin, 300 livres
  • 3 barils remplis de bière, fermes et futailles, 45 livres
  • bouts de planche servant à mettre les bouteilles de vin, 1 livre

Dans la grande cave, l'entrée et la cour:

  • 17 barils de forte bière y compris les futailles, 289 livres
  • un baril de petite bière y compris la futaille, 3 livres
  • 3 barils, 3 livres
  • 15 autres barils futailles qui sont chez des particuliers à qui elle a fourni de la bière, 15 livres
  • planches qu'elle a achetées et non livrées, 27 livres
  • ramures de 5 portions de bois sur pied achetés dans les bois d'Auxi qui sont encore à fagoter, 210 livres
  • a acheté à Auxi et Buire des arbres de haute futaie, 140 livres 6 sols 6 deniers auxquels il faut ajouter 30 livres 19 sols pour marché du bois de Buire.
  • a prêté à Nicolas Viart, voiturier à Auxi, 25 bottes de foin, 6 livres
  • un fusil monté à gauche, 10 livres

Soit un total général de 2 705 livres 6 sols.

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt
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Une prisée chez Jean-François Wimart en 1741: dans la cour de la maison.

24 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

Suivons, une fois encore, le notaire et les deux experts:

  • des planches et croutas de bois blanc, 82 livres
  • 34 planches de chêne pour cuve, 41 livres 4 sols
  • 25 planches de chêne, 12 livres 10 sols
  • 48 planches, 20 livres
  • 25 planches de chêne, 10 livres
  • 35 planches de chêne, 25 livres 15 sols
  • 8 planches de chêne, 2 livres
  • 41 membrures de bois de chêne, 24 livres 12 sols
  • 8 grosses pièces toutes ventillées, 7 livres 4 sols
  • un cent de croutas de chêne et bois blanc, 27 livres
  • chenaillères et croutas, 4 livres
  • 2 échelles, 16 sols
  • plusieurs pièces de bois de boutique, 7 livres
  • un plat seau ciselé de fil, 1 livre 10 sols
  • deux bacques, 1 livre
  • 4 poules et un coq, 1 livre 10 sols
  • un petit porc, 12 livres.
  • vieux saloir, 10 sols.

Il est 17 heures et l'on doit arrêter l'estimation qui sera reprise le lendemain 9 juin .

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt. 
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Une prisée chez Jean-François Wimart en 1741: les deux chambres hautes.

23 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

Ce 8 juin 1741, suivons le notaire et les deux experts à l'étage et d'abord dans la grande chambre haute au-dessus de la grand'porte:

  • un chenêt de fer, un mauvais porte-feu, une petite pincette de fer, 1 livre 5 sols
  • 3 petites lattes (ou cottes) 2 livres 10 sols
  • 18 chaises à fond de paille, 7 livres
  • un lit à couche ouverte, les rideaux de serge verte, le ciel de bois blanc garni de deux paillasses de toile, un vieux lit de plume, un traversin de plume, une couverte de laine verte, un vieux loudier de toile compris un chevet de paille, 38 livres.
  • un lit à couche ouverte rideaux de camelot jaune, les fronteaux verges de fer y servant, garni de deux paillasses, deux matelas de laine, deux traversins de plume, un petit chevet de paille, deux courtepointes de toile garnie de laine et un traversin de plume, 55 livres.
  • 2 tapis de table, 1 livre.
  • un pot de chambre de faïence en partie bossé et deux de terre, 10 sols.
  • un chassis vitre de six grands carreaux de vitre, 4 livres. 

Passons maintenant dans l'autre chambre haute au-dessus de la maison:

  • un chevet, une pelle à feu, une paire de pincettes de fer, 1 livre 10 sols.
  • 2 tables de bois de chêne, 2 livres 10 sols
  • 18 chaises à fond de paille, 6 livres
  • un lit à couche ouverte rideaux et fronteaux de serge verte, ficelle (?) de bois de chêne, verge de fer garni de deux paillasses de toile, un petit chevet aussi de toile, un matelas de laine, un traversin de plume, une couverte de laine verte, une courtepointe de toile rayée, 45 livres.
  • deux vieux tapis, 10 sols.

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

 

  • Régis Renoncourt.

 

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