Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #vaulx les auxi tag

Un contrat de mariage à Vaulx en 1701.

8 Mars 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #vaulx les auxi

Le 24 juin 1701, est signé en l'étude de maître Lemercier, notaire à Auxi, le contrat de mariage de Jean Bellavoine et Marie Bréelle. Tous deux habitent Vaulx et appartiennent au milieu des ménagers, c'est-à-dire que, dans la constitution de leurs ressources, ils allient le travail sur leur propre lopin de terre au travail qu'ils effectuent à la journée sur les terres de plus riches cultivateurs.

Le marié, dont le père est décédé, est "vestu et allingé comme à son état appartient". Au décès de sa mère, il aura sa part de l'héritage en payant sa part des dettes, obsèques et funérailles conjointement avec ses frères et soeurs.

En attendant, il reçoit "en avancement d'hoirie" (d'héritage):

  • d'abord trois petites terres à labour:
    • une de trois quartiers (3/4 de mesure, environ 3 000 m²) à prendre dans une pièce de trois mesures (environ 3 ha 1/2) conjointement avec ses frères et soeurs, au terroir de Vaulx (on comprend, par cet exemple, pourquoi les terres sont si morcelées).
    • une autre de 1/2 mesure (environ 2 000 m²), elle aussi au terroir de Vaulx.
    • une troisième de trois quartiers (environ 3 000 m²) au terroir de Vaulx dont sa mère se réserve l'usufruit et la jouissance sa vie durant. A la place, il jouira d'une terre équivalente qu'il quittera au décès de sa mère, pour les trois quartiers précédents.
  • ensuite, des futures récoltes pour une année seulement:
    • le blé "croissant en vert" (nous sommes en juin) sur ces trois derniers quartiers où il fera la "dépouille" (moisson) en août.
    • "l'avestie" (terre ensemencée) de sa 1/2 mesure de terre où il fera la moisson en août 1702.
  • enfin, le jour de son mariage:
    • trois couples de brebis
    • deux essaims d'abeilles
    • deux métiers de tisserand avec les outils (cette dernière activité procure des ressources supplémentaires pendant la saison d'hiver)

La mariée est également "vestue et habillée selon son état". On précise qu'elle portera, le jour de ses noces, un "cotillon d'estamine rouge et une chemisette noire".

Elle reçoit, elle aussi "en avancement d'hoirie", la moitié de la succession mobilière et immobilière de ses parents soit:

  • un "manoir amasé" c'est-à-dire une maison et trois mesures de terres (environ 1 ha 30) à Vaulx.
  • trois autres mesures en deux pièces au Ponchel dont elle paiera les charges et redevances dès le jour de son mariage.

Il est prévu que les jeunes mariés demeurent avec les parents de la mariée. S'ils ne veulent pas "demeurer en commun avec les donateurs", ils prendront leur moitié et pourront rester dans la maison du côté de la chambre où ils seront tenus de faire une cheminée "comme il leur plaira".

Ce que les donateurs "délaisseront à leur décès appartiendra à leur fille comme unique héritière "sauf que le dernier mourant en jouira toute sa vie durant".

Le reste du contrat est consacré à ce qui est prévu en cas de décès (très fréquent) de l'un ou l'autre des conjoints, qu'il y ait ou non des enfants.

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.
Lire la suite

Un accord au village de Vaulx en 1694.

30 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #vaulx les auxi

Charles Roger, laboureur à Haravesnes et Louis Louchet, garde des bois à Haravesnes, avaient besoin d'argent.

A une date qui n'est pas précisée, le curé d'Haravesnes et de Vaulx leur a prêté 200 livres au cours annuel de 14 livres 5 sols. Ils ont donc constitué une lettre de rente. Rappelons que la rente dite "perpétuelle" ne s'éteint qu'à son complet remboursement. Les intérêts versés chaque année, soit, ici, 14 livres 5 sols, ne diminuent en rien le capital.

Charles Roger a vendu des immeubles à Pierre Soudain, maréchal-ferrant à Vaulx, afin de rembourser sa part de rente.

Soudain ne l'a pas payé mais un certain Jean Bruhier, laboureur à Vaulx, doit à Soudain 107 livres 2 sols 6 deniers.

Le 13 novembre 1694, devant notaire, Jean Bruhier, accompagné de son fils Nicolas, suffisamment âgé (sous-entendu pour passer un acte devant notaire) qui lui sert de caution, promet donc de rembourser cette somme de 107 livres 2 sols 6 deniers directement à Charles Roger dans le délai d'un an à compter de Noël 1694, en un seul paiement. De son côté, Charles Roger remboursera sa part de rente au curé. Par ailleurs, Louis Louchet paiera sa part du remboursement soit la moitié de 107 livres 2 sols 6 deniers.

Comme le total équivaut au montant de la rente augmenté d'une annuité, il est probable que la lettre de rente a été constituée aux alentours de la Noël 1693.

Si Roger et Louchet n'effectuent pas le remboursement, alors Soudain pourra les y contraindre avec dommages et intérêts.

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville. 

  • Régis Renoncourt.
Lire la suite

Le testament d'un couple de tisserands de Vaulx en 1696.

24 Juin 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

Le 29 octobre 1696, Antoine Hénocq, tisserand à Vaulx et Antoinette Godalier, sa femme, sains de corps et d'esprit, font leur testament.

Ils recommandent leur âme à Dieu. Ils veulent être inhumés dans le cimetière de la paroisse.

Le survivant aura la charge des obsèques et funérailles de son conjoint.

Il aura la jouissance et l'usufruit, sa vie durant, des biens mobiliers et immobiliers qui iront ensuite aux héritiers selon la coutume des lieux.

Si le mari survit, il ne sera pas tenu de rendre aux héritiers de sa femme le rapport conventionnel prévu par le contrat de mariage mais en profitera sa vie durant.

Les témoins sont Jean Belleguise, fils à marier, d'Auxi, et Jean Bellavoine, fils à marier, de Vaulx.                      

 

  •                                                                                                                                                     Régis Renoncourt . 
Lire la suite

La vente du château de Vaulx en 1796.

19 Avril 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

Le 14 messidor an IV (2 juillet 1796), c'est Pierre François Joseph Dyvincourt, commissaire du directoire Exécutif près l'administration du canton d'Auxi-la-Réunion  qui achète l'ensemble suivant:

  • le château de Vaulx contenant 4 mesures et demie (environ deux hectares) avec brasserie, grange, cour et jardin.
  • la ferme
  • les pâtures sous les granges
  • la partie de pâture dite des Claves
  • la maison de garde
  • la pâture dite des Etaux
  • la houblonnière
  • la ferme dite du château avec 76 mesures de terres (environ 32 hectares et demi).

Cet article a été écrit par Régis Renoncourt fête des mères 2011 11 pour le Cercle historique d'Auxi.

Lire la suite

L'acte de bénédiction de l'église de Vaulx en 1788.

19 Avril 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

La paroisse de Vaulx, sous l'Ancien Régime, était du doyenné de Labroye et du diocèse d'Amiens. Le vicaire résidait à Vaulx. La dîme (impôt de l'église) était perçue au nom de l'abbaye de Notre Dame de Berteaucourt.

L'église fut rebâtie en 1788.

Voici l'acte de bénédiction:

"L'an 1789, le 2 août, nous Joseph Nicolas petit, prêtre, curé d'Hiermont et doyen de Labroye, en vertu de la Commission de Monseigneur Dargnies, vicaire général de Monseigneur l'évêque d'Amiens, nous sommes transporté au village de Vaulx, succursale d'Haravesnes, province d'Artois.

Après avoir fait la visite de l'église nouvellement construite, l'ayant trouvée parfaitement conforme à la fin à  laquelle elle était destinée par sa solidité et sa propreté, et aussi la décence que demande un lieu de prières et d'adoration, en avons fait la bénédiction avec la solennité et selon les règles ou cérémonies prescrites par le rituel du diocèse, en présence de Monsieur de la Porte, seigneur du dit Vaulx, au soin et zèle duquel ce nouveau temple doit son existence et sa beauté; de Messieurs les curé et vicaire d'Haravesnes et de Vaulx et de plusieurs notables habitants du dit lieu qui ont signé avec nous ce présent acte, les jour et an susdits:

Jean-Philippe Démarest

Jacques Antoine Godet

Placide Parmentier

Pierre Jean Placide Bulté

Pierre Louis Hurtrel

Jacques François Théodore Trogneux

Pierre André Bréelle

de la Porte de Vaulx

Joseph Debray

Carpentier, curé

Petit."                                                       

 

Cet article a été écrit par Régis Renoncourt pour le Cercle historique d'Auxi.  

Lire la suite

L'inventaire du château de Vaulx en 1792.

19 Avril 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

Suite à l'émigration du seigneur de Vaulx, François Gusilain Joseph Delaporte, le 17 décembre 1792, Lechou, notaire et un officier municipal de Vaulx se rendent au château pour faire l'inventaire des biens.Le 22 mars 1793, les meubles sont vendus.

Dans la cuisine:

Deux crémailllères, un gril, une pelle à feu, une pincette, deux chenêts, un tourne-broche, un fusil (vendu 24 livres), une bouilloire, une marmite, un chaudron de cuivre, 4 casserolles, un passoir de cuivre, deux de fer blanc, une poêle à frire, un pot, deux pintes de faïence, un demi pot d'étain, une lampe de cuivre, deux grandes salières de buis, deux bouteilles à l'huile, deux petits paniers, un mortier de grés, une petite lanterne, un pot de grés, un pot de fer pour mettre les cendres, une table de cuisine, deux cuillers d'étain, 10 fourchettes de fer, une table servant de bloc, 4 chevrettes de fer (petit trépied en fer tenant lieu de fourneau), 8 chaises à fond de paille, une armoire encaissée en haut de la cheminée  où sont plusieurs boîtes d'allumettes. (le lot est vendu 158 livres pour 18 articles).

Dans la place nommée relavoir:

5 plats de faïence, 6 asssiettes d'étain, une écumette, une cuiller à pot d'airain, 2 petites cuvelettes de bois, un crochet, 3 petits pots de faïence à confiture, 2 petits pots de terre avec leur couvert, un porte-essuie mains avec une petite potière, une grande jatte de terre, un seau, 3 gants de crin, 2 petites cuvelettes en bas du dit relavoir.

Dans la salle à manger:

Une commode, une touronnelle, une petite armoire en forme de buffet, 2 tables, 2 fauteuils, 4 chaises, 2 petites d'enfants, une garde-robe encaissée dans laquelle s'est trouvé 8 tasses avec leurs sous-tasses, 2 théières de faïence, 6 coquetiers et 4 salières aussi de faïence.

Dans l'office:

Deux soupières avec leurs couverts, 2 saladiers,5 pots à confitures, le tout tant de porcelaine que de faïence, un entonnoir en fer blanc, une cafetière, 37 verres tant de table que de liqueur, une cafetière de fer blanc, 2 bouteilles, 2 potiches de grés, une petite table avec une potière en planche rabattue.

Dans un cabinet derrière l'office:

Un lit garni d'un matelas, un traversin, une paire de draps, une courte-pointe avec rideaux, une petite armoire, une encoignure et 2 chaises.

Dans le salon:

5 tables (vendues de 2 à 4 livres pièce) dont 3 à pièces pliantes, 4 fauteuils (vendus 3 ou 4 livres pièce), 13 chaises à dos, 4 chaises simples, 3 tables de marbre (vendues 31, 33 et 34 livres), 2 grandes glaces (vendues 153 et 171 livres).

Dans un cabinet à côté de la salle à manger:

Une table, une chaise, 2 paniers, une petite armoire encaissée dans une muraille et une petite bibliothèque avec 2 livres.

Dans la place nommée chambre au Val:

Un lit avec une paillasse, un matelas, un traversin, une table sans pieds, une glace au-dessus de la cheminée, 2 chenêts avec pincettes, 2 encoignures.

Dans un cabinet au côté de la place ci-dessus:

Un lit garni d'une paillasse, un matelas, un traversin, une chaise à dos, 2 autres chaises, une petite table.

Dans le vestibule:

Une table sur laquelle s'est trouvé un sac de farine, 2 pincettes.

Dans les places en haut, chambre nommée du bout:

Deux matelas, 2 paillasses, 2 traversins, un oreiller, une courte-pointe d'indienne, une couverte de laine blanche, le chalit d'un lit avec les rideaux verts, une grande table, une autre de nuit, 5 chaises à dos, 4 autres chaises simples, 2 chenêts avec une pincette à laquelle chambre se trouve une encoignure (petit armoire triangulaire destinée à la décoration des coins) et un bois de lit avec rideaux.

Dans la chambre de la cuisinière, au côté de celle ci-dessus:

Un chalit de lit garni d'une paillasse, un matelas,un traversin, une paire de draps, une couverte de laine verte, 2 tabourets, une commode.

Dans la chambre en suivant celle nommée du bout:

Un lit garni d'une paillasse, un matelas, un traversin, une couverte de laine blanche, rideaux et ciel de toile en coton en flammes, une petite table, 4 chaises, une paire de chenêts, une pincette, un panier avec une garde-robe encaissée dans la muraille.

Dans la chambre en suivant celle ci-dessus:

Un bois de lit avec une paillasse, un mateLas, un traversin, une couverte de laine blanche, le ciel du lit, une table de nuit, une petite commode, une paire de chenêts, une pellette, une pincette et une chaise.  

Dans les deux cabinets ensuivants:

Un bois de lit, une paillasse, un matelas, un traversin, 2 tables de nuit, une table moyenne, 2 petites, une chaise à dos avec 2 autres chaises.

Dans la chambre ensuivant les 2 cabinets ci-dessus:

Un lit garni de ciel et rideaux de serge verte, un matelas, une courte-pointe de toile, un traversin, une commode dont le dessus est en marbre avec une petite commode dessus (vendue à Pierre Wallart de La Neuville pour 100 livres), 3 fauteuils, une petite table, 2 chenêts, une pellette, une pincette, une armoire encaissée dalns la muraille et une glace au-dessus de la cheminée.

Dans les deux cabinets ensuivant la chambre ci-dessus:

Un bois de lit garni de rideaux d'indienne, un matelas, une paillasse, un traversin, une commode, une table de nuit, une petite table, un soufflet, une chaise à dos, une autre simple et une encoignure, un bois de lit garni d'une paillasse, un matelas, un traversin, une paire de draps de lit, une couverte de laine blanche, une petite armoire, une chaise, une table, une épée avec une barre de fer.

Dans la chambre dite celle de la femme de chambre: 

Un bois de lit, une petite table, une chaise, 3 garde-robes, une petite armoire de différents bois. 

Dans la chambre ensuivant celle ci-dessus dite celle du nommé Picquart:

Un bois de lit garni d'une paillasse, 2 matelas, un traversin, une courte-pointe, 2 bois de lit, 2 petites chaises d'enfant, une garde-robe avec 4 paires de draps de domestiques, 3 chaises, 2 paniers et une petite armoire à deux battants.

Dans un cabinet servant de bibliothèque:

Une armoire avec son dessus, un gril ou treille de fer dans laquelle se trouvent différents livres, une chaise et un petit coffre.

Dans un autre cabinet, derrière celui ci-dessus:

Un tour monté avec différents outils de tourneur.

Dans la place nommée commune:

Une grande table, une armoire avec une autre dessus, 3 tinettes de grés, 6 pots de nuit de faïence, une petite nappe avec 28 serviettes dans une armoire.

Dans une autre place en suivant:

Un croc, un petit saloir avec du sel, une tinette de grés remplie de sel, 4 tables de cuisine et 2 ou 3 planches en forme de potière.

Première place du grenier:

Une garde-robe, un buffet de chêne, 2 potières.

Deuxième place du grenier:

Deux bois de lit, un coffre, une table, une autre à pieds pliants, une petite cassette.

Troisième place du grenier:

Deux garde-robe de bois blanc et une petite armoire.

Quatrième place du grenier:

Deux berceaux d'enfants, un vieux coffre, une porte, une chaise d'enfant et autres minuties.

Cinquième place du grenier:

Un vieux canapé et différents vieux autres meubles.

Sixième place du grenier:

Un petit mont d'avoine, un petit mont de criblures, une table,  une corbeille remplie de houblon.

Sur l'escalier du premier étage:

Une pendule avec sa caisse.

Dans la brasserie:

Une chaudière, une cuve, un grand cuvier, un bac, un lavoir, un chaudron, un fourget (coffre), 3 wagues (sortes de cuvettes), un entonnoir, 3 nocs (sortes de cuvettes).

Dans la cour:

Trois cordes environ de bois (une corde = 4 stères d'après l'abbé Vitasse, historien auxilois de la fin du XIXème siècle) dessous un bûcher; 5 cordes environ de bois exposé à sécher dans la cour, un seau cerclé de fer.

Dans le vieil office:

Un garde-manger, une vieille poêle à frire, 100 bouteilles vides; une potière en planches.

Première cave:

24 jattes dont 15 vides, 9 pleines de lait, 2 morceaux de beurre, une tinette de grés, un petit seau, un petit trépied sur lequel est un babril de vinaigre et 50 bouteilles vides.

Deuxième cave:

7 tonnes vides, un saloir vide, 2 gantiers (gantier ou chantier: pièce de bois sur laquelle on place un récipient; les deux sont vendus 6 livres) avec 50 bouteilles vides.

Troisième cave:

Un gantier, 100 bouteilles vides, 41 pleines de vin et une autre pleine de liqueur.

Quatrième cave:

15 bouteilles pleines de cidre, 21 pleines de vin, 131 vides.

Etable aux vaches:

2 vaches (vendues 103 et 100 livres) et un veau (vendu 43 livres).

Etables à porc:

Deux truies pleines (vendues 25 et 20 livres), une autre (vendue 14 livres), un coq, une poule, un fourcher.

Dans la grange:

Un cent d'avoine à battre; un cent et demi de foin; 2 échelles.

Chambre du portier:

3 lits dont l'un est garni d'une paillasse, un matelas, un traversin, une vieille courte-pointe, le 2ème seulement d'une paillasse, le 3ème d'une paillasse, un matelas, un traversin, une vieille courte-pointe, une table avec deux planches.

Dans l'écurie:

Un bidet avec une bourrique (vendus 90 et 111 livres).

Dans la remise servant au jardin potager:

2 bêches, 2 ratissettes, une charrue à labourer, un sarcloir, plusieurs pièces de bois pour construire des bâtiments.

Dans la houblonnière:

200 perches tant bonnes que mauvaises.

 

La vente a lieu le 22 mars 1793.

Des objets qui n'apparaissent dans l'inventaire sont alors vendus:

Un cabriolet est vendu 142 livres.

Un métier à faire mateLas est vendu 4 livres.

Une machine à broder est vendue 6 livres.

Un clavecin (ancêtre  du piano) est vendu 170 livres.

Deux cartes géographiques sont vendues 7 livres

Une glace et deux chandeliers sont vendus ensemble 136 livres et sont achetés par Sulpice Duboille, d'Auxi.

2 cadots d'enfants sont vendus chacun 2 livres.

7 pièces d'eau-de-vie  sont vendues 9, 6, 7, 7, 10, 8 et 8 livres.

Des lots de bois sont vendus 175 livres.

En tout 374 articles sont vendus 5 576 livres.

Il reste cependant des objets, ce que fait apparaître une nouvelle visite le 20 mai. Ainsi, dans le cabinet, on trouve 4 paquets de journaux, un registre par lettres alphabétiques où sont les comptes de Delaporte et 5 petits registres avec la coutume d'Artois (mis sous clef par les gens chargés de l'inventaire), un encrier de faïence, 7 livres reliés en veau.

Dans la salle, 19 livres in 12 en partie reliés en veau, en partie en brochure, 19 livres tant en brochure qu'en parchemin, 11 petits paquets de journaux, un écritoire, 2 cadres dorés pour mettre des almanachs, un paquet d'estampes, des journaux, 16 livres reliés en veau, un registre de comptes de saisines, un cueilloir au terrage (ce sont des droits féodaux), un carton rempli d'aveux (documents seigneuriaux), un pied de graphomètre (instrument utilisé autrefois dans le levé de plans pour la mesure des angles , composé d'un demi cercle horizontal gradué et d'une alidade mobile servant aux visées), 30 livres in-12 reliés en veau, 2 brochures en bleu et en parchemin, 16 livres reliés en veau, 4 autres livres reliés en veau, 43 livres reliés en veau, 3 registres terriers en parchemin appelés 'livres rouges", plusieurs titres de procédures, un tiroir rempli de quittances, 2 sacs remplis de papiers, 18 liasses de papiers, quatité de vieilles brochures, une petite cloche. 

Il est très rare de trouver, même chez un bourgeois, autant de livres. Chez ceux-ci, les "papiers" se résument bien souvent à des documents notariés. C'est ce qui fait, en partie, l'intérêt de ce document.                                       

Lire la suite

Les de la Porte de Vaulx, seigneurs du lieu.

5 Avril 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #vaulx les auxi

D'après le Dictionnaire Historique et Archéologique du Pas-de-Calais dont le tome II fut publié en 1879, Vaulx fut compris en 823 dans les possessions de l'abbaye de Saint-Riquier. Le patronage de la terre de Vaulx fut cédé à l'abbaye de Berteaucourt par les chanoines de Saint-Nicolas d'Amiens, suivant charte interpréative de 1171.
Le village ressortissait à la gouvernance d'Arras et au bailliage d'Hesdin. Il eut sa coutume particulière en 1507. La seigneurie appartenait alors à Jehan de Marquais, écuyer.
Le château qui se trouve près de l'église fut, toujours d'après ce document, construit en 1745. Il appartenait alors à la famille du comte de la Porte.
Hugues de la Porte, chevalier, gentilhomme domestique du duc de Brabant, fut nommé son "grand archier de corps" par lettres patentes du 7 juin 1404. François Lamoral de la Porte, chevalier, fut maintenu dans sa noblesse par jugement de l'Intendant Bignon le 26 janvier 1706.
 
Les renseignements qui suivent proviennent des travaux généalogiques réalisés par Roger Rodière:
  • François Lamoral de la Porte, né en 1655, se marie en 1682 à Marie-Madeleine Pisseleu.
  • Son fils aîné, Louis (1684-1737) se marie deux fois, en 1709 et 1712. Il a une fille de chaque union.
  • Son fils cadet, Jacques François Lamoral de la Porte (1690-1763), se marie en 1733 avec sa nièce Marie-Louise de la Porte (1711-1754): ils ont 12 enfants dont 6 survivent. 
  • Le second, François Guislain Joseph de la Porte, né en 1749, épouse d'abord, en 1783, Marie-Catherine de Cambois qui meurt en 1785, puis, en 1786, Isbergue de Lattre de Ligny. Ses trois premiers enfants naissent à Montreuil en 1784, 1785, 1788. Sa 4ème fille naît à Bielefeld (en Prusse) en 1795. En effet, le seigneur de Vaulx émigre au moment de la Révolution et cela lui coûte son château, vendu comme Bien National.
En 1807, revenu d'émigration, François Guislain Joseph de la Porte habite Hesdin où il est un "propriétaire aisé". Il y meurt en 1812.
Sous la Restauration, les de la Porte reçoivent une indemnité de 130 000 francs, en dédommagement du préjudice subi sous la Révolution.
Par le jeu des alliances matrimoniales, les descendants du couple de la Porte-Pisseleu se trouvent être également less seigneurs de Noeux (les de Cacheleux) et de Fontaine l'Etalon (les de Cuinghien).                                        
 
  •      Régis Renoncourt .
Lire la suite

Un contrat de mariage en janvier 1696 à Vaulx.

17 Mars 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

Le 26 janvier 1696 est signé le contrat de mariage entre Antoine Henocq, de Vaulx, représenté par son père François Hénocq, de Noyelles en Cauchy et son épouse en troisièmes noces, Marguerite Lenglet, accompagné de Louis Hénocq, son frère

 et Antoinette Godaillier, fille à marier de défunts Gaspart Godaillier et Péronne Josse accompagnée de Jean Godaillier, son frère, et Jeanne Prévost, sa tante, de Vaulx.

Le marié apporte de la succession de sa mère 60 verges (un peu plus de 2 500 m2) de manoir et terres en deux pièces à Noyelles.

De son père, il apporte:

  •  les avesties sur 1/2 mesure (2 150 m2 environ) en blé vert avec dépouille (moisson) en août.
  •  les avesties sur 1/2 mesure de mars (avoine, seigle...) avec dépouille en août.
  •  deux bêtes à laine.
  •  deux boisseaux de linuise mesure d'Abbeville à semer dans la terre préparée par le donateur, pour dépouille en août.
  •  les métier et outils à usage de tisserand.
  • un justaucorps provenant de son frère.
  • Le marié a 24 livres pour sa part des bâtiments provenant de sa mère et de son frère décédé, François, à prendre sur Louis Hénocq, l'aute frère (le marié renonce au surplus de sa succession) et 7 livres pour acheter un manteau.

La mariée apporte de ses parents décédés 60 verges de terre en blé vert à Vaulx, une vache et une génisse couvertes, deux setiers de blé sec mesure d'Auxi et toutes pièces de meubles à usage de ménage.                        

Lire la suite

Un contrat de mariage à Vaulx en 1696.

19 Février 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

Le 5 janvier 1696 est signé le contrat de mariage entre Louis Langlois représenté par son père Charles Langlois, charron à Vaulx et l'épouse en troisièmes noces de celui-ci, Louise Bridoux, accompagnés de Jacques Petit, sergent de la seigneurie, Jean, Gabriel et Etienne Langlois, tous trois au service de Sa Majesté en garnison à Arras, frères du marié et Marie Langlois, soeur du marié.

et Catherine Balavoine, fille à marier de défunt Charles Balavoine et Jeanne Prévost, de Vaulx, accompagnée de Jean et Charles Balavoine, frères de la mariée, demeurant à Vaulx, de Jean Dimont, oncle par alliance (mari de Marie Ballavoine) ainsi que Jean et Antoinette Godaillier, cousins, eux aussi de Vaulx.

Le marié apporte de son père la moitié des effets mobiliaires et grains secs battus et à battre et les bois à usage de charron qu'il a en sa possession, à partager au jour du mariage.

Quant aux autres outils du métier de charron, Louis aura ceux qu'il a achetés de son frère Charles.

Ceux du père lui appartiennent au décès de celui-ci.

Le marié pourra rester avec son père "si bon lui semble". 

Le marié aura en outre 60 verges de blé vert our la dépouille en août (il paiera le rendage), un quartier de lin pour la dépouille en août, la moitié de la dépouille des grains et chanvre du jardin du père pour la dépouille en août, deux ruches avec les abeilles.

Le marié a sa part des 50 livres à l'encontre de ses frères, Nicolas, Jean, Gabriel et Etienne, sur la maison des héritiers de Charles Langlois fils où demeure le père.

Il aura aussi la moitié des terres que le père tient à ferme (il paiera la moitié des loyers).

La mariée apporte de sa mère deux journaux de terre en deux pièces, au jour du mariage, les avesties d'une mesure de blé vert prise dans une pièce de trois journaux, à partager à la gerbe au mois d'août, une vache, un lit complet, un coffre, trois paires de drap de lit, une seille, une maie, un pot à feu, un chaudron d'airain, un minchoir, une flourière, une crémaillère de fer, une cuvette, une cheraigne, un demi cent de fourrages, une table dressoir, deux pierres de lin, un quartier de chanvre écouché, une année de jouissance d'une demi mesure de mars avec dépouille en août que la donatrice fera labourer et rendra prête à ensemencer, 20 boisseaux de blé sec mesure d'Auxi, au jour du mariage.   

Lire la suite

Un contrat de mariage à Vaulx en 1695.

6 Février 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #vaulx les auxi

    Le 20 décembre 1695 est signé le contrat de mariage

entre Nicolas Maréchal, manouvrier à Vaulx, fils à marier de défunt Louis Maréchal et Marie Legrand, sa marraine, Anne Hutin, femme de François Boileau, étant présente

et Marguerite Desplanches, veuve de Louis Parmentier le jeune, en présence d'une amie, Jeanne Prévost, de Vaulx.

Le marié apporte, de sa mère, en don, une maison sur un quartier (un peu plus de 1 000 m2) à Vaulx, dont il aura la jouissance au décès de la donatrice (elle se réserve la possibilité d'aliéner ou de vendre le manoir, en cas de nécessité).

La mariée apporte un demi manoir amasé de maison à l'encontre de Jean Desplanches, son frère, et une vache sous poil rouge, deux setiers de grains secs mesure d'Auxi, tous les meubles "meublans par mesnage" délaissés par son défunt mari.

Si le marié ou la mariée décède sans enfant, le survivant aura les effets mobiliaires de la communauté et il paiera les dettes, obsèques et funérailles.

S'il y a des enfants, ils auront la moitié de cette communauté.                                   

 

Cet article a été écrit par Régis Renoncourt                                          

Lire la suite
1 2 > >>