Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #quelques pas en... tag

Quelques pas en mars 2014

5 Avril 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #quelques pas en...

Quelques ennuis techniques m' ont obligé à différer cet article.

Nous sommes donc le vendredi 21 mars 2014 : une très belle matinée d'un très beau et très précoce printemps.

On désespérait quelque peu de voir un jour se réaliser en chemin piétonnier ou cycliste la portion de l'ancienne ligne de chemin de fer entre Auxi et Bernâtre mais voilà qui est fait. Tout arrive un jour pour qui sait attendre, dit le proverbe.

Nous sommes donc à l'ancien passage à niveau qui coupait la route d'Auxi à Maizicourt.

Seule une bande plus sombre indique l'emplacement des rails.

De chaque côté, nous avons la maison du chef de gare et celle du garde-barrière.

Nous allons longer le jardin de l'ancienne maison du garde-barrière et nous diriger vers l'ancienne gare.

Ce n'est pas sans une certaine émotion qu'on longe l'ancien quai de gare. Pendant 70 ans, plusieurs générations d'Auxilois ou autres sont partis d'ici pour aller parfois très près vers Saint-Pol ou Abbeville, parfois très loin, vers Lille ou Paris ou, pourquoi pas, vers le Midi et l'Italie.

Désaffectée depuis les années 50, la gare est devenue caserne des sapeurs-pompiers dans les années 80. Cette vieille pompe, elle aussi, témoigne d'un autre temps.

La scierie Evrard, qui ne fonctionne plus depuis le début des années 70, s'annonce pourtant encore fièrement; un embranchement menait directement de l'usine à la voie ferrée.

De quelque endroit que l'on soit, à Auxi, il est rare que l'on n'aperçoive pas l'église ou, du moins qu'on ne la devine pas à travers le feuillage des arbres.

En se retournant, on aperçoit le nouveau bâtiment de Gamm'vert; il faut reconnaître qu'il est plus esthétique que l'ancien silo de "l'Avenir rural" détruit l'an dernier.

Mais notre (courte) promenade s'arrête là car, visiblement, les travaux d'aménagement de cette voie ne sont pas terminés.

Comme toutes les "places de la gare", celle d'Auxi comportait son lot de cafés et d'hôtel-restaurants pour "voyageurs".

Quant aux parkings pour se garer, on a le choix : celui d'Intermarché, celui de Gamm'vert, celui de la place de la gare.

 

Régis Renoncourt.

Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Quelques pas en mars 2014
Lire la suite

Quelques pas en janvier 2013 (bis).

25 Janvier 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #quelques pas en...

La neige a tenu depuis notre dernière promenade mais elle ne tiendra pas indéfiniment. C'est pourquoi, on se chausse de nouveau et c'est parti pour un autre quartier d'Auxi. Nous sommes le 24 janvier 2013, il est 14 heures 30.

Cette fois, nous sommes sur le parking d'Intermarché et nous assistons à la démolition du silo de "l'Avenir Rural". Quel âge a-t-il? Il faudra faire des recherches, à moins que quelqu'un d'entre vous nous aide.

démolition du silo de l'avenir rural

Le Centre de Secours s'est installé, dans les années 1980, dans les locaux de l'ancienne gare inaugurée en 1879 et désaffectée depuis les années 1950. La construction de la gare avait entraîné celle d'autres bâtiments, en particulier des cafés et animé ce quartier auparavant quasi désert:

centre de secours

Le Christ du Calvaire Belair semble étranger à toute cette agitation. Il est tourné vers le bourg qu'il semble protéger: calvaire belaire

A l'arrière le rue des Catelets. C'est là que s'est installée l'usine à gaz après la guerre 1870 quand on est passé de l'éclairage à l'huile  à l'éclairage (et au chauffage) au gaz:importation-25-janvier-2013-159-copie-1.JPG

Les catelets étaient les empilements de tourbe qui séchaient avant d'être brûlées dans le terrain en face de cette rue:

les catelets

Vers la rue d'Amiens, actuelle rue du maréchal Leclerc, l'ancienne ferme Carton et l'ancien atelier de fabrication de chaussures Auguste Fretin: 

ferme carton et ancien établissement fretin

L'entrée d'Intermarché était autrefois l'entrée du chemin de la Mothe qui menait à la ferme du même nom: plusieurs générations de Duriez se sont succédées dans cette ferme:

ancien chemin de la mothe

Une belle vue de l'église d'Auxi:

l'église d'auxi vue de la place du calvaire

Une centaine de mètres et nous sommes à l'ancien passage à niveau: à gauche, vers l'ancienne gare, on devine les rails sous la neige:les rails sous la neige ancien passage à niveau

A gauche, les rails ont été enlevés mais pour l'instant tout reste en friche. Il faut aller trois kilomètres plus loin, à Bernâtre, pour que la partie de l'ancienne voie ferrée située dans le département de la Somme soit aménagée: c'est alors la "traverse du Ponthieu":

côté déferré

Les anciennes maisons d'employés des chemins de fer:ancienne maison d'employé des chemins de fer

ancienne maison d'employé des chemins de fer

Nous empruntons la rue du grand marais, celui qui est nommé, sur la carte au 1/25 000, "l'Enfer". Cette rue s'appelait encore chemin de Huleux car il y avait autrefois probablement un hameau ou tout au moins un "écart". Pour l'instant, des signaux qui nous intriguent:

attention danger

rétrécissement

Et là, nous comprenons:

éboulement rue du marais

éboulement rue du marais

On voit le fossé dont les eaux sont gelées mais qui était en très hautes eaux avant le gel.

L'ancienne scierie Evrard a été pendant plusieurs décennies l'un des principaux établissements auxilois:

scierie evrard

Ces bâtiments sont peut-être les anciens bâtiments de l'usine de phosphates qu'Henri Foucart fit ériger à l'extrême fin du XIXème siècle mais ce n'est qu'une hypothèse:

scierie evrard

Les fossés étaient remplis d'eau avant la survenue du gel:

fossé rue du marais

Sur la droite des chevaux et une très belle aiguille de glace:

chevaux

aiguille de glace

Qui dit fossés dit poncelets; ce parcours est également fléché:

poncelet

La discothèque auxiloise qui venait rompre l'atmosphère bucolique des lieux:

le king's club

Sur la gauche, des chemins menant au marais; autrefois, ce marais était parcouru par les troupeaux sous la conduite d'un berger collectif; on y extrayait aussi de la tourbe. L'un de ces chemins mène au "Pont Rouge" qui permet de traverser l'Authie et de rejoindre la rive droite au niveau de l"Emaillerie Aubecq", aujourd'hui Tech Form, et au niveau de la déchèterie; de cet endroit aussi, on peut suivre le tracé de l'ancienne voie ferrée qui a été aménagé en sentier pédestre; une belle promenade qui commence en longeant l'Authie:

chemin dans le marais

chemin dans le marais

L'ancienne décharge publique, le "parc à poux":

l'ancienne décharge publique

Et en face le chemin de la tourbière:

entrée du chemin de la tourbière

Une vue générale prise du chemin de la tourbière. Au loin, très loin, un arbre isolé qui devait servir autrefois de repère:

chemin de la tourbière

Une vue de la tourbière:

une vue de la tourbière

Et une vue d'Auxi dans le lointain:

une vue d'auxi dans le lointain

Les chevaux ont mis leur tenue d'hiver:

chevaux habillés pour l'hiver

L'arrière de l'ancienne scierie Evrard:

arrière de la scierie evrard

L'entrée de la tourbière: elle s'appela successivement "tourbière Flécheux", "tourbière Déplanque" "tourbière Carton", du nom de ses propriétaires:entrée de la tourbière

vue de la tourbière

La route de Maizicourt au loin: cette route qui mène à Amiens existe depuis le milieu du XIXème siècle. Auparavant, il n'y avait qu'un chemin et pour se rendre d'Auxi à Amiens, il fallait passer par Doullens:

maisons de la route de maizicourt

Nous voici sur la route de Maizicourt que nous empruntons pendant quelques centaines de mètres. Elle commence à monter doucement et nous voilà à l'entrée du chemin du Romont. Le contraste est flagrant. La route est bien déneigée mais le chemin ne l'est pas du tout:

entrée du chemin du romont

Pas un piéton n'est passé par là:

le chemin du romont

Cela monte: on passe d'une trentaine à une centaine de mètres d'altitude. Ce n'est pas la montagne quand même! Quelques pas dans un champ enneigé et une photo du paysage: qu'il est beau notre environnement quand même et surtout à quelques enjambées seulement:

vue d'auxi

Le stand de tir des carabiniers auxilois ne doit pas être bien loin:

près du stand de tir

On monte encore et le froid se fait plus vif car il y a un petit vent d'est qui vient de la droite. Une photo de la ferme du Mont Louis et l'on redescendra par le même chemin: 

la ferme du mont louis

Les empreintes des pas ne sont d'ailleurs pas les mêmes à la montée...

pas dans la neige

...et à la descente:

pas dans la neige

On a dû traîner un peu la jambe!

Nous voilà de nouveau route de Maizicourt: c'est dans ce village que le propriétaire du château a aménagé de beaux jardins. Ce château a appartenu à la famille à la famille Trogneux qui était installée dans la ferme du château d'Auxi avant la Révolution; elle s'était ensuite installée à Fillièvres où un membre de la famille avait été maire assez longtemps. Sur la route de Maizicourt, on a encore un beau panorama sur notre cité.

A droite, un panneau publicitaire quelque peu défraîchi: regardez, le numéro de téléphone est à huit chiffres au lieu de 10: il date donc d'avant 1996:

anneau publicitaire

Nous voilà donc de retour devant le bâtiment de "l'Avenir Rural" et pendant que l'un se promène (suivez mon regard), l'autre travaille: regardez la différence avec la première photo prise un peu plus d'une heure auparavant:

le silo de l'avenir rural

Dans quelques jours, ce grand bâtiment, visible de loin (mais pas forcément le plus beau d'Auxi), aura disparu. On peut se demander bien sûr ce qui le remplacera et comment est organisé aujourd'hui le stockage des céréales. La réponse à cette question nous intéresse et vous intéresse peut-être également. A vos commentaires, si vous savez.

Régis Renoncourt. 


Lire la suite

Quelques pas...en janvier 2013.

19 Janvier 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #quelques pas en...

Voici la neige: quelques centimètres seulement mais cela change tout dans le paysage. Quittons donc nos archives, chaussons-nous et c'est parti pour une bonne heure de marche.

Le rhododendron a droit à une photo; ses bourgeons, nombreux, prometteurs d'une belle floraison, sont à peine visibles sous le capuchon blanc.

a-classer-janvier-2013-437---Copie.JPG 

Voici le même en mai..avec  quelques années de croissance en moins. 

rhodo 2007 (3) 

Même comparaison pour l'allée des sports:

quelques pas en janvier 2013

et la même en avril dernier:

allée des sports auxi

Poursuivons notre chemin rue de Lannoy en faisant toutefois attention où l'on marche. Une vue de l'église prise de la rue de Lannoy:

quelques pas en janvier 2013

Une autre prise du parking du magasin ED. Celui-ci est la dernière arrivée des trois grandes surfaces auxiloises.

quelques pas en janvier 2013

Le nouveau collège:

quelques pas en janvier 2013 

On passe devant la gendarmerie, on tourne à droite, nous voilà devant une fort belle maison: c'était celle de Gustave Philippe, marchand de vin rue d'Hesdin, actuelle rue Salengro

quelques pas en janvier 2013

Aujourd'hui, c'est celle de René Brunet, champion de boxe de renommée internationale dans les années 1950 et 1960. 

quelques pas en janvier 2013

L'ancien café Crestot fut longtemps le dernier commerce de ce côté d'Auxi. Trois générations de Crestot furent impliqués dans la vie locale et donnèrent des édiles à notre commune: Honoré, Marceau et, actuellement, Patrick, adjoint au maire.

Nous voici à l'entrée de la résidence "Commune de Paris": celle-ci construite depuis plus d'une décennie fut ainsi dénommée en 1971 à l'occasion du centenaire de l'insurrection parisienne.

quelques pas en janvier 2013

La maison "prestige" nous rappelle qu'Auxi fut pendant une centaine d'années , avec Lillers, l'une des deux capitales de la chaussure dans le Pas-de-Calais.quelques pas en janvier 2013

Le lieu-dit "le cul Loisel".

quelques pas en janvier 2013

Après quelques centaines de mètres, nous voici au nouveau rond-point de la route d'Abbeville et de celle de Crécy.

quelques pas en janvier 2013

Ce panneau, c'est celui de la nouvelle zone industrielle de la communauté de communes de l'Auxilois ou plutôt de la COM de COM pour parler la novlangue.

quelques pas en janvier 2013

En face, une vue vers l'ancienne voie ferrée Auxi-Saint-Riquier. En friche jusqu'à Bernâtre, elle est ensuite aménagée pour donner la traverse du Ponthieu, très agréable à parcourir en vélo à la belle saison.

quelques pas en janvier 2013

Derrière nous, le fumier...fume. La température est proche de zéro.

quelques pas en janvier 2013

L'entrée de la route de Crécy. Celle-ci qui passe par l'ancienne "vallée de Misère" donna lieu, au moment de sa construction vers le milieu du XIXème siècle, à d'âpres contestations de la part de deux propriétaires forestiers auxilois qui s'estimaient spoliés par cette nouvelle route.

quelques pas en janvier 2013

Encore un coup d'oeil et une photo, la dernière peut-être, avant que la zone industrielle ne soit couverte de constructions.

quelques pas en janvier 2013

La montée de la route de Crécy à travers bois est assez rude et nous voici maintenant presque au sommet. Sur la droite, le paysage se dégage: à cet endroit, au XIXème siècle, les bois furent coupés pour laisser la place à des cultures: ce sont les "Défrichés".

quelques pas en janvier 2013 

Nous tournons sur la droite vers la piste cimentée, bien connue des Auxilois et vestige de la Seconde Guerre Mondiale.

quelques pas en janvier 2013

Derrière nous, nous laissons la route de Crécy. Le dernier des arbres, à droite est un tilleuil, visible de très loin et qui devait probablement servir de repère autefois.

quelques pas en janvier 2013

Quelques vues du "bourg" d'Auxi-le-Château prises de la piste cimentée:

quelques pas en janvier 2013

quelques pas en janvier 2013

quelques pas en janvier 2013

Le relais télévision:

quelques pas en janvier 2013

 

Une maison inachevée datant probablement de la Seconde guerre mondiale:

quelques pas en janvier 2013

Arrêtons-nous pour prendre quelques photos:

quelques pas en janvier 2013

quelques pas en janvier 2013

quelques pas en janvier 2013

Au loin, le chemin des nonnains que nous avons emprunté lors d'une précédente promenade.

quelques pasen janvier 2013

En arrivant sur la route qui descend vers le hameau de Lannoy et qui est l'ancienne route menant à Crécy, des cyclistes nous dépassent: Auxi fut, il y a quelques décennies, une véritable "capitale" régionale du cyclisme avec de très grands champions.

quelques pas en janvier 2013

Nous voici dans le hameau de Lannoy: les maisons ont un tout autre aspect sous la neige:

quelques pas en janvier 2013

quelques pas en janvier 2013

L'ancienne école de Lannoy:

à classer janvier 2013 470

Par contre, la chapelle Saint-Laurent n'a guère changé d'aspect: sa façade est plein sud.

quelques pas en janvier 2013

Une dernière photo vers une partie du marais de Lannoy:

quelques pas en janvier 2013

 

  • Régis Renoncourt
Lire la suite

Quelques pas..en novembre 2012.

10 Novembre 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #quelques pas en...

L'Histoire, la Grande, retiendra qu'en ce 6 novembre 2012, Barack Obama a été réélu président des Etats-Unis d'Amérique.
Ce même jour, et c'est un pur hasard, notez-le bien, nous avons joint l'utile à l'agréable en portant les invitations pour la prochaine réunion du Cercle Historique, prévue pour le 21 novembre, ce qui nous a permis de faire un petit parcours dans Auxi.
Nous partons de la place de Verdun , autrefois place du marché aux bestiaux. En toute logique c'est un conseiller municipal, ancien combattant de la guerre 14-18, qui a proposé de baptiser ainsi cette place.
Un tout petit sentier a été préservé: il menait autrefois, à travers les marais, directement de la place du marché aux bestiaux au hameau de Lannoy.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 354
Tout autour de la place de Verdun, se trouvent, en une sorte d'abrégé, les activités à différents stades de la vie:
le parc de jeux pour enfants:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 357
les salles de sports:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 356la maison de retraite:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 355le funérarium:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 358
 
Sur cette place qui fut autrefois, on l'imagine, si animée certains jours de foire, une des dernières fermes d'Auxi:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 359
 
L'établissement horticole est là depuis le milieu du XIXème siècle:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 360
 
 
 
 
 
 
 
 
 
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 362
 
Il est longé par le fossé des armures.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous sommes maintenant dans la rue Joseph Pierrin, autrefois rue de Varennes (varennes est la forme picarde de "garenne"). Joseph Pierrin, conseiller municipal et propriétaire terrien fit, à sa mort dans les années 1930, un legs important à l'hospice-maison de retraite, ce qui lui valut de passer à la postérité.
Le "nouvel" hospice,  construit en 1886, a remplacé l'antique hospice Saint-Nicolas qui jouxtait l'hôtel de ville. A cet époque le maire était Jules Beaussart, raillié à la République, ce qui lui valut la farouche opposition de la droite locale. L'hospice comportait néanmoins une chapelle dont le fin clocheton, qui se voit de loin, existe toujours, bien que cet hospice- maison de retraite ait été converti depuis en appartements.  
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 361promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 363Nous voilà maintenant dans la rue du Fort. Ce nom a sans doute une explication mais nous ne la connaissons pas. A l'extrémité de cette rue une petite rue en impasse menait à l'ancien moulin construit par les frères Lefrançois sur une dérivation de l'Authie en 1841. 
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 364
 
Nous voici de nouveau dans la rue d'Abbeville, aujourd'hui rue Vermaelen du nom d'un résistant local fusillé par les Allemands. Les maisons qui entourent le pont ont été reconstruites après la seconde guerre mondiale suite à la destruction de ce pont en 1944, au moment du départ des occupants.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 365
Au second plan, on devine l'entrée de la rue du four où se trouvait le four banal où l'on devait, jusqu'au début du XVIIIème siècle, obligatoirement faire cuire son pain. 
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 366
 L'église continue de veiller sur son troupeau depuis près de 550 ans. Mais ce troupeau a bien changé d'allure au cours des temps et le Crédit Mutuel a remplacé l'antique four à pain.
Nous passons sur le pont qui enjambe l'Authie:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 367
 
 La Poste est à cet endroit depuis la fin des années 1950. Elle est située très probablement à l'emplacement de l'ancienne savonnerie Boistel. Léon Boistel fut le premier maire d'Auxi en 1790. La Poste était auparavant de l'autre côté de la place. 
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 368
 Nous longeons le trottoir, passons devant le magasin "VIVAL" et quelques autres commerces pour nous retrouver rue de l'église. Une petite photo de celle-ci:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 369En tournant à droite, c'est la rue du Heaume. L'abbé Vitasse, historien local, nous dit que c'est là que se trouvait la garnison du château au temps où celui-ci était habité.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 370L'ancien marché aux moutons est aujourd'hui une fort jolie placette.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 371Longeons-la. Nous voici à l'intersection avec la rue des fossés devant le cabinet vétérinaire. Toujours d'après l'abbé Vitasse, cette rue devrait son nom aux fossés qui entouraient la ville et en marquaient ses limites. Il donne la cote du document des archives départementales du Pas-de-Calais qui lui permet d'affirmer cela mais ce document a disparu dans l'incendie des archives en 1915 et il n'en reste que la mention.
A cet endroit se trouvait, au début du XXème siècle, la fabrique de chaussures "Bully" et jusqu'au début du XIXème siècle la chapelle Saint-Etienne. On devait souvent s'arrêter devant cette chapelle puisque l'actuelle route de Frévent par l'Avenue du Bois n'existe que depuis les années 1820 et que l'on passait donc par ici pour aller à Noeux, Boffles, Frévent et Saint-Pol. La petite rue de Noeux que nous allons emprunter est étroite et pentue, cela ne devait pas être bien commode mais n'oublions pas que l'état des routes à cette époque laissait beaucoup à désirer.promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 373 Nous ne rêvons pas: c'est bien un cheval et sa cavalière qui nous suivent. 
Cette toute petite rue de Noeux, très peu empruntée aujourd'hui, est quand même très pittoresque.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 374
Permettons-nous une échappée sur l'église.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 375
 
Ici, il faut choisir: au revoir le cheval et ses accompagnatrices. Ils emprutent l'ancien chemin qui mène à Frévent. Nous tournons sur la gauche et retrouvons la modernité.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 378
Les maisons que nous voyons datent de la fin des années 1950.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 379
A l'extrémité de cette rue de Noeux, vue sur le nouveau cimetière et sur le sentier de Notre-Dame du Chêne.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 380
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 381
 Un coup d'oeil sur la descente. Dommage que la luminosité ne soit pas très bonne aujourd'hui. Deux jours plus tard, la photo aurait été bien meilleure! 
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 382
 
Une vue de la façade nord de l'église. promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 383
Il semble bien sympa ce gîte rural de la rue de l'ermitage:
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 384En bas de celle-ci, nous traversons la place dans le sens de la longueur et nous voici sur l'ancienne place des maisonnettes où se trouve le monument aux morts. Cette maison a été construite l'année de naissance de Louis Nicolas Guislain Wallart: 1770.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 385Et pour terminer cette petite promenade, une photo du dernier manège qui reste de la foire de Saint-Simon.
promenade du 6 novembre 2012 et documents annexes 386
Chemin faisant les invitations pour la réunion du 21 novembre ont été mises à la Poste ou dans les boîtes aux lettres. Naturellement, si vous visitez ce blog et que vous n'êtes pas membre du Cercle Historique, vous pouvez vous inviter à cette réunion et ceci sans aucune obligation ultérieure.
 
  • Le texte et les photos sont de Régis Renoncourt.
Lire la suite

Quelques pas en octobre 2012...(bis).

26 Octobre 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #quelques pas en...

Ce mardi 23 octobre 2012, il fait assez beau avec, certes, une lègère brume. Nous allons, cette fois, aller d'une rive de l'Authie à l'autre, en partant de l'entrée du hameau de Lannoy.
Nous traversons le hameau de Lannoy, à droite le cénotaphe de Jean-François Pierrin, la chapelle Saint-Laurent, à gauche l'ancienne école de Lannoy, à droite encore, une croix , la ferme Coullier et, au fond l'ancienne ferme des comtes de Lannoy. Les photos ont déjà été faites lors d'un précédent parcours. Nous voici dans le bois de Lannoy. cela monte légèrement depuis le début du parcours. A notre droite, une "falaise" c'est-à-dire une pente assez raide qui descend vers les marais qui bordent l'Authie.
Nous voici maintenant près du château de Willencourt.
ballade du 23 octobre 2012 001
 
Un banc n'a pas été mis là par hasard. Il doit, de temps en temps, accueillir quelque marcheur fatigué. Profitons-en pour faire une photo de l'église de Willencourt. 
ballade du 23 octobre 2012 002  ballade du 23 octobre 2012 003
 Nous apercevons au loin la chapelle de Willencourt que nous verrons mieux tout à l'heure.  ballade du 23 octobre 2012 004
  
ballade-du-23-octobre-2012-005-copie-1.JPG
Le passé et présent se mêlent harmonieusement. 
 
En descendant la petite côte qui mène au village de Willencourt, une plaque nous rappelle un mauvais souvenir.
ballade du 23 octobre 2012 006
Nous traversons le village de Willencourt et voilà, de près cette fois-ci, la chapelle. Elle date de 1737.
ballade du 23 octobre 2012 007
 
Les moulins de Willencourt, sur l'Authie, ont cessé d'animer le village.
ballade du 23 octobre 2012 008   ballade du 23 octobre 2012 009
 La charmante mairie d'un tout petit village et sa salle des fêtes.ballade du 23 octobre 2012 010
Le marais qui a toujours besoin d'être drainé a été partagé entre Auxi et Willencourt en 1833.
 
ballade du 23 octobre 2012 011-copie-1  ballade du 23 octobre 2012 013  
 Voilà une boîte aux lettres qui sent bon le terroir.
ballade du 23 octobre 2012 012
Après la traversée de Willencourt et celle de La Neuville, nous voici à l'intersection avec la route qui mène au Ponchel. Ces quelques arbustes sont le signe qu'il existait autrefois une croix à cet endroit. D'ailleurs, elle figure sur des cartes relativement anciennes.
ballade du 23 octobre 2012 014  
Traversons la route du Ponchel. Et maintenant, en avant pour une montée d'un petit kilomètre. C'est par ce chemin que les religieuses devaient communiquer avec leur fermier de la ferme du Planty. Mais, aujourd'hui, nous n'irons pas jusque là et réserverons ce parcours pour une belle journée d'hiver froide et venteuse où nous apercevrons peut-être quelque chevreuil ou quelque sanglier.
ballade du 23 octobre 2012 015-copie-1Nous sommes ici à 34 m d'altitude. Quelques centaines de mètres plus loin, à la Jatte, nous sommes à 90 m d'altitude. Il faut alors tourner à droite et, après la montée, il y a toujours une double récompense: on descend et on peut admirer le panorama. Malheureusement, il y a de la brume et on ne distingue pas bien l'autre côté de la vallée, celui où nous étions une demi-heure auparavant. L'église d'Auxi qui, sur notre droite, nous a accompagné tout au long de la montée se détache seule dans le paysage.
ballade du 23 octobre 2012 016   ballade du 23 octobre 2012 019
Nous descendons encore. En face de nous, le bois du Violon s'est paré de ses couleurs d'automne.
ballade du 23 octobre 2012 017    ballade du 23 octobre 2012 018
    Attention, on remonte et, surtout, il y a un passage boueux pratiquement en toute saison. A fortiori en automne.
Nous voici en haut de cette petite montée et, en tournant à gauche, nous arrivons devant la pâture "mille trous". Ces trous les doit-elle à l'extraction des pierres faite par les Auxilois pendant des siècles ou aux manoeuvres des armées britanniques alliées pendant la première guerre mondiale? Aux deux sans doute. Toute explication de la part de l'une ou l'un d'entre vous serait bien sûr, sur ce point, la bienvenue. Cet endroit est aujourd'hui une réserve naturelle.
ballade du 23 octobre 2012 020  
 
ballade du 23 octobre 2012 023
L'église d'Auxi nous présente sa façade nord, celle qui est bordée par le "vieux cimetière" et qui est couverte de graffitis.
 
 ballade du 23 octobre 2012 021   ballade du 23 octobre 2012 022
  Pour terminer, encore les couleurs de l'automne en longeant la pâture "mille trous" où nous pénétrerons peut-être au cours d'une prochaine promenade..
ballade du 23 octobre 2012 024
 
 Nous voici sur la route de Quoeux qui est très pittoresque quand on la prend sur la gauche pour aller vers ce village. Mais laissons cela pour une autre fois. Nous sommes de nouveau à 90 m d'altitude. Nous tournons sur la droite, vers Auxi et, bien entendu, nous descendons de nouveau. Sur notre droite, des vestiges de fours à chaux. Celle-ci qui était faite à partir des pierres crayeuses extraites un peu plus haut servait dans le bâtiment .
Nous passons devant le "nouveau cimetière", empruntons l'ancienne rue de Quincampoix et, sur la droite, nous empruntons l'ancienne rue d'Hesdin, en passant devant la "maison Delienne" puis les écoles publiques et nous voilà sur la place où l'on s'affaire à monter les manèges pour la fête de Saint-Simon qui approche.
Par l'ancienne rue d'Abbeville, nous passons le pont, continuons jusque l'ancienne place du marché aux bestiaux, empruntons l'ancienne route d'Abbeville, tournons à droite vers l'actuelle gendarmerie et, 500 m plus loin, nous voilà de nouveau à l'entrée du hameau de Lannoy.
Nous avons marché pendant deux petites heures et parcouru une petite dizaine de kilomètres.
  • Les photos et le texte sont de Régis Renoncourt.
Lire la suite

Quelques pas...en octobre 2012.

15 Octobre 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #quelques pas en...

Mardi après-midi 9 octobre 2012: le temps, en ce début d'après-midi, s'annonce incertain. Tant pis! Faisons le pari d'une amélioration.
Il y a six mois (déjà, comme le temps passe vite!), presque jour pour jour, le 12 avril, nos pas nous avaient conduit essentiellement dans le marais de Lannoy, sur la rive gauche de l'Authie.
Cette fois, nous sommes sur la rive droite de l'Authie. Nous partons de la rue d'Arras, pardon, rue du général de Gaulle, non loin de l'hôtel de ville, où se trouve la "maison Foucart" portant dans un cartouche sa date de construction "1896". Henri Foucart avait bâti sa fortune sur l'exploitation des phosphates dans plusieurs villages autour d'Auxi.
011-copie-1   Nous allons vers la place que nous avons en perspective et nous longeons la façade de l'hôtel de ville avec son campanile.
013-copie-1      014-copie-1
Rappelons que ce "nouvel" hôtel de ville qui a remplacé l'ancienne maison seigneuriale, devenue hôtel de ville à la Révolution, date de 1860, sous la Municipalité conduite par Gustave Deslavier.
Nous voici maintenant dans la rue de l'église avec celle-ci en toile de fond. Nous remarquons la maison à "pignon flamand" c'est-à-dire que celui-ci constitue la façade de la maison.   015-copie-1 La vallée de l'Authie est bien dissymétrique: à environ 250 mètres du pont, cela commence à monter très fort: c'est le quartier de la "Montagne". Voici la rue de l'ermitage dont le nom provient de la présence d'un ancien ermitage visible sur certaines vues anciennes d'Auxi. Voici la rue du presbytère qui mène à l'ancien presbytère devenu Bien National à la Révolution, acheté par un particulier, racheté et rénové par la commune en 1823. Depuis les années 1980, il est converti en musée municipal. Après avoir monté les 55 marches de l'escalier qui mène à l'église, nous voici au pied de celle-ci.
017-copie-1018-copie-1  016-copie-1  La date indiquée sur la façade sud près du portail d'entrée est "1577" 019-copie-1 Sur le côté gauche, nous pouvons reconstituer la généalogie de la famille Wallart. Mais attention, il y a une erreur de dates: les dates de naissance et de décès de Louis Nicolas Guislain Wallart
 
 
 sont 1770 et 1854. 020-copie-1 Un peu plus loin, près de l'autre portail, la famille Boistel: Léon Boistel fut le premier maire d'Auxi en 1790. La vue est tout à fait plongeante sur la rue de l'église, l'hôtel de ville et la place.
022-copie-1   021-copie-1  
Nous entrons dans le "vieux cimetière" et nous nous attardons près de quelques tombes bien conservées: celle de la famille Delienne dont Hortense Carette, épouse Delienne, qui mourut centenaire en 1914; celle de la famille Foucart dont il a  été question précédemment.
023-copie-2               026-copie-1
Quant aux grafittis de la façade nord, certains nous permettent de retrouver des noms d'anciennes familles auxiloises évoqués sur notre blog, "Lecouvé" par exemple. Certaines dates sont fort anciennes: "1691".
024-copie-1      025-copie-1
En redescendant par le petit escalier qui donne sur la rue de l'ermitage, nous avons en perspective la rue des Dames. On dit que les Dames du château empruntaient cette rue pour se rendre à l'église. Cela se passait bien sûr du temps où le château servait encore de résidence aux seigneurs.
027
 
Nous empruntons la rue des Dames et nous voilà deant l'école Notre Dame de Lourdes qui fut autrefois un ouvroir pour jeunes filles. Sur la "place verte", un arbre se pare déjà des couleurs de l'automne.
028   029-copie-1
La rue des fontaines, très pittoresque, permet de rejoindre rapidement mais peu sûrement (surtout en hiver et par temps pluvieux) la rue Wallart et le centre-ville. Quant au panneau, il nous rappelle qu'il y a, dans les environs, de belles ballades à faire.
030-copie-1  031-copie-1
Nous voici maintenant près du château dont il reste hélas bien peu de choses. Nous rencontrons un escargot qui prend son temps, tout comme nous. Aurait-il le sens de l'Histoire?
032-copie-1    033-copie-1
Nous descendons la Belle Inutile. L'abbé Vitasse dit que ce nom lui fut donné à cause de son inutilité. Nous ne sommes pas persuadé qu'il s'agit là de la bonne explication mais nous n'en avons pas d'autre à fournir. Les ruines du château ne dominent plus aujourd'hui que le terrain de sports de l'école publique.
034-copie-1  036-copie-1
Le ruisseau que l'on appelait autrefois "des eaux sauvages" a un filet d'eau bien maigrelet! La petite place devant le "nouveau cimetière" est bien bucolique en cet après-midi d'automne.
037  038  
Le "nouveau cimetière" qui date de 1930 est celui des "grands espaces" par rapport au "vieux cimetière" qui se blottit tout près de son église. Quelques tombes de ce "nouveau" cimetière sont déjà passablement défraîchies.
039  040
 Certaines tombes sont des témoins de la seconde guerre mondiale.
041   042-copie-1
 Voilà "l'espace moderne": de plus en plus de gens se font incinérer et non plus enterrer.  043-copie-1
Une vue de l'église et du site du château en sortant du cimetière. Quant à cette vue de l'église, elle est quelque peu insolite.
044-copie-1   045-copie-1 
Voici l'une des rares fermes encore en activité à Auxi. L'earl Quincampoix fait référence à l'Histoire. Il est vrai que la famille Courtois est l'une des plus anciennes familles auxiloises. Nous lui avons d'ailleurs consacré plusieurs de nos articles.
046-copie-1 
  Au mini rond-point de la rue Salengro et de la route qui mène au Ponchel, la chapelle Bon Secours se fait toute discrète. Quant à cette grande maison, elle fut longtemps le siège du fief Quincampoix puis l'habitation de la famille Delienne dont nous avons vu la tombe au "vieux cimetière".
047                 048
 Le ruisseau que nous avons vu un quart d'heure plus tôt est devenu beaucoup plus abondant. Il a reçu en route quelque appoint.
Avec l'aimable autorisation du responsable de la Société "Ailes"nous pénétrons dans la cour et photographions les vestiges d'un moulin qui fut naguère l'un des plus actifs d'Auxi.
049   051
Louis Boutin nous a laissé un "journal de guerre" en tant que "poilu" puis officier de 1914-18 . Nous lui avons rendu hommage lors de notre exposition de 2006. 
Voici maintenant l'école publique construite à l'emplacement de l'ancien couvent des Brigittins.
052   053 
 Dans la rue Salengro, ancienne rue d'Hesdin, rebaptisée ainsi au lendemain du suicide d'un ministre du gouvernement de Front Populaire en 1936, la façade très surélevée de cette maison traduit peut-être l'importance qu'on a voulu lui donner. Ces marches  avaient peut-être une fonction plus pratique, à savoir la protection contre les inondations, fréquentes encore au XIXème siècle. Elle n'est pas la seule d'ailleurs.
054    055 
 
 
 
  Certaines maisons de la rue Salengro sont fort anciennes.    056
    L'hôtel Saint-Martin, date probablement du XVIème siècle et peut-être même avant. Il jouxte la rue du Four, la bien nommée, puisque c'est là que se trouvait le four banal où l'on devait, moyennant finances, obligatoirement faire cuire son pain sauf si l'on avait une exemption, obtenue elle aussi moyennant finances.
057
 L'ancienne rue des Bouchers est aujourd'hui entièrement occupée par les parkings.
058
"L'ancien abattoir", rénové, sert aujourd'hui de lieu d'exposition. Dans le fond, on devine l'Authie. De l'autre côté de la passerelle, un grand parking permet un accès rapide au centre-ville.
059    060
 Voici les vestiges des anciens moulins qui ont si longtemps marqué le paysage auxilois.  061
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Le monument aux morts construit peu de temps après la fin de la première guerre mondiale semble flirter avec l'une des plus anciennes maisons de la place: l'auberge Devis existe déjà au début du XVIIIème siècle. Au milieu du XXème siècle, il fut habité par un peintre local de talent, Charles Mouillez.
062
Il est 15 heures 45, les premières gouttes tombent. Il est temps de rentrer.
  • les photos et le texte sont de Régis Renoncourt.
Lire la suite

Quelques pas en avril 2012.

14 Avril 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #quelques pas en...

Nous ouvrons une nouvelle rubrique. De temps en temps, nous présenterons un petit parcours dans Auxi ou les environs, parcours "commenté" (sans aucune prétention de notre part ni à l'exhaustivité, ni à l'infaillibilité), illustré de quelques photos. Une autre façon de faire de l'histoire...
Ce jeudi 12 avril 2012, il est presque 14 heures. Les oiseaux chantent, il y a du soleil, quelques gros nuages certes mais ils sont hauts dans le ciel et le vent est assez fort. Dans les jardins, jonquilles et forsythias n'ont pas terminé leur floraison alors que les tulipes, les spirées blanches, les magnolias, les groseilliers à fleurs entament la leur. Les arbres commencent à feuiller. Veuillez nous suivre...
Nous sommes route de Lannoy à Auxi; c'est la route de la gendarmerie, du collège, du magasin E.D. Mais nous partons de beaucoup plus près du hameau de Lannoy et de la résidence du même nom. Derrière nous, deux anciennes fermes beaucoup rénovées, surtout la plus proche de la route mais elles ont conservé la forme allongée de leur corps de logis.
En face de nous, l'allée des Sports, interdite à la circulation. Il est à noter que cette décision a été prise au début des années 1980 après consultation de la population et suite à un accident mortel de la circulation.importation du 12 avril 2012 001
 
 L'allée des Sports est toute droite et toute plate jusqu'à l'Authie c'est-à-dire sur 600 mètres. Nous sommes sur la rive gauche de l'Authie et la vallée est asymétrique. Sur la rive droite, l'altitude croît plus rapidement alors qu'ici nous sommes à la même altitude (28 m) pendant plus d'un demi kilométrique.
 
 
                                                                                                photo Régis Renoncourt
Nous longeons successivement les quatre résidences construites dans les années 1970 pour loger les jeunes couples de "baby-boomers" en leur permettant, pour la plupart, d'accéder à la propriété: la résidence de Lannoy sur la gauche; la résidence du 8 mai 1945; la résidence du 11 novembre 1918; la résidence Papillon sur la droite. Le nom de cette dernière ne fait pas allusion à l'insecte lépidoptère mais au surnom d'un adjoint au maire d'Auxi à la fin des années 1960: Camille Vin. 
Un aire de jeux pour les enfants atteste le fait qu'il y a encore beaucoup de jeunes couples dans l'une ou l'autre de ces résidences. La route qui longe cette aire de jeux voit d'ailleurs sa vitesse limitée à 30 km heure.importation du 12 avril 2012 002
photo Régis Renoncourt.
Les panneaux électoraux installés derrière l'aire de jeux nous rappellent que nous sommes à un peu plus d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. 
De chaque côté de l'allée des Sports, un fossé destiné à drainer les eaux de pluie. Nous sommes dans le marais de Lannoy, zone autrefois inondable et inondée une partie de l'hiver car, on l'a dit, nous sommes à l'altitude des berges de l'Authie.
La baisse du niveau des eaux a permis de mettre en culture cet ancien marais mais sur la gauche, au delà d'un champ labouré, les peupliers, arbres typiques de ce milieu derrière la rangée "d'épines blanches". importation du 12 avril 2012 003
photo Régis Renoncourt.
500 mètres environ après le point de départ, nous voici au croisement de la rue du Cheval sans doute appelée ainsi parce que cet endroit voyait passer les troupeaux des cultivateurs de l'agglomération sous la conduite d'un ou plusieurs bergers.
A droite, le stade de football Maurice Hoyez qui s'appela stade Sagnier de 1942 à 1961. Ces deux noms sont ceux de deux adjoints au maire d'Auxi qui se sont particulièrement illustrés dans le développement du sport à Auxi.
A gauche, la rue du Cheval qui mène à la Station d'Epuration est interdite aux véhicules qui ne participent pas à son service.
importation du 12 avril 2012 004
Le panneau d'interdiction de circuler aux véhicules non affectés au service de la station d'épuration, le "terrain de bosses" et le stade Armand Gardin.
Photo Régis Renoncourt. 
Le "terrain de bosses" érigé au début des années 2000 permet aux jeunes de pratiquer le VTT. Un second stade sert surtout aux entraînements. Il a été inauguré en juin 2006 lors d'une journée commémorant la participation de Raymond Hoorelbèke et Camille Huyghe au Tour de France cycliste 1956, en présence du vainqueur de ce Tour, Walkowiak. Ce second stade porte le nom d'Armand Gardin qui se dévoue depuis des décennies au service du football auxilois.  
Une centaine de mètres et nous voici au niveau du "village des Boucles de l'Authie". Des enfants descendent d'un car.
importation du 12 avril 2012 005L'allée des Sports entre le stade Maurice Hoyez et le "terrain de bosses".
Au fond, derrière le car à l'arrêt, le  "village des Boucles de l'Authie".
Photo Régis Renoncourt.
A la fin des années 1960, les Eclaireurs de France avaient installé une base de canoë-kayak car, à cet endroit, l'Authie est propice à la pratique de ce sport. Au début des années 2000, le "village des Boucles de l'Authie" est sorti de terre et accueille des individuels et des groupes, pour un séjour agréable en bungalows.
Voici l'Authie. Tournons sur la droite et longeons-la sur 200 mètres environ.
importation du 12 avril 2012 007
photo Régis Renoncourt.
Nous sommes à l'arrière du stade Maurice Hoyez puis à l'arrière du camping des Peupliers mis en place dans les années 1980.
importation du 12 avril 2012 006
photo Régis Renoncourt.
Le fossé dit de Bernâtre (village voisin d'Auxi, à trois kilomètres) sert à drainer ce qu'on appelle le "fond de Bernâtre" qui est une vallée sèche, sans doute un ancien affluent de l'Authie. Il n'y a guère d'eau dans ce fossé (tout au moins en cette saison) qui exige néanmoins la construction de "poncelets" pour circuler à l'intérieur du terrain de camping.
importation du 12 avril 2012 008photo Régis Renoncourt.   
 Tout près de là, un superbe saule pleureur, un arbre qui aime l'eau.
importation du 12 avril 2012 012
photo Régis Renoncourt. 
Et non loin de là, on voit bien que, de l'autre côté de l'Authie, la rive s'élève plus rapidement ce qui permet à la route qui mène au Ponchel d'être à l'abri de toute inondation éventuelle.
importation du 12 avril 2012 011photo Régis Renoncourt. 
Quelques pas encore et nous voici butant sur la clôture d'un terrain privé. Nous faisons donc demi-tour et rejoignons, par le même chemin, l'entrée du "village des Boucles de l'Authie".
importation du 12 avril 2012 014photo Régis Renoncourt.
Nous passons entre ce "village" et des bâtiments en bois qui ont la forme de tentes "canadiennes" et nous voilà de nouveau sur la rive de l'Authie que nous longeons. Nous franchissons encore un fossé de drainage ce qui nous amène à la "lagune de décantation" de la station d'épuration que nous contournons en longeant toujours l'Authie.
importation du 12 avril 2012 015
 photo Régis Renoncourt
Sur l'autre rive, nous apercevons quelques maisons du hameau de La Neuville.
importation du 12 avril 2012 016
 photo Régis Renoncourt.
 Nous revenons vers la station d'épuration qui a été construite au début des années 1980. Au cours des décennies suivantes, des réseaux de canalisations d'eaux pluviales et usées ont été construits pour desservir l'agglomération auxiloise. La station d'épuration a été modernisée et agrandie depuis.
Nous avons parcouru près d'un kilomètre depuis l'entrée du "village des Boucles de l'Authie". Nous tournons sur la droite, puis sur la droite encore. De temps en temps, nous rencontrons des étapes d'un parcours sportif dont les pancartes ont, certes, besoin d'être rafraîchies.
importation du 12 avril 2012 018photo Régis Renoncourt. 
Nous sommes sur un chemin balisé comme le montrent les signes bien connus des randonneurs.
importation du 12 avril 2012 019
  photo Régis Renoncourt.
  Un virage à gauche, une longue ligne droite et nous arrivons devant une ferme isolée datant du XVIIIème siècle et qui a toujours appartenu à la même famille depuis la période révolutionnaire bien que le nom ait changé plusieurs fois par le jeu des alliances matrimoniales: Thérouanne, Carette, Froissart, Lefebvre.
importation du 12 avril 2012 021
 photo Régis Renoncourt.
 Le petit bâtiment sur la gauche mérite une photo séparée:
importation du 12 avril 2012 020
 photo Régis Renoncourt.
  Une petite pente et nous voici au coeur du hameau de Lannoy, jadis bien séparé de l'agglomération principale mais aujourd'hui l'espace bâti est continu entre les deux agglomérations.
Nous avons parcouru encore environ un kilomètre depuis la station d'épuration. Nous sommes à environ trois kilomètres du point de départ.
A notre droite, un calvaire.
importation du 12 avril 2012 023-copie-5photo Régis Renoncourt.
Tout de suite après, un petit sentier qui longe une maison. Nous sommes à l'arrière de plusieurs maisons, ce sentier étant d'ailleurs balisé. Nous arrivons à l'ancienne ferme des comtes de Lannoy que nous avons aperçue peu de temps auparavant à travers les frondaisons. L'ensemble est apparemment inhabité actuellement. Un petit bâtiment en pierres et briques attire notre attention. Nous y remarquons, gravée, une date: "1729".
importation du 12 avril 2012 024
 photo Régis Renoncourt.
importation du 12 avril 2012 025photo Régis Renoncourt.
Une petite pente nous fait rejoindre la route. Nous sommes à l'orée du bois de Lannoy, vestige d'un massif forestier beaucoup plus important jusqu'au milieu du XIXème siècle. Nous sommes aussi à l'entrée du hameau de Lannoy que nous allons traverser entièrement.
A notre gauche, l'une des deux fermes qui subsistent dans le hameau. La pente descendante est douce mais nous permet de remarquer que le hameau est légèrement surélevé par rapport à l'Authie. Sur notre droite, d'ailleurs, la pente s'élève rapidement et les maisons nouvellement construites le sont toutes "en hauteur". Cela se traduit par un resserrement des courbes de niveau sur la carte au 1/25 000.
Sur notre gauche, nous retrouvons le calvaire puis, juste après, une maison qui a gardé sa structure "bois-torchis", tout en étant rénovée, cependant.
maison-leclercq-a-lannoy.JPG
  Photo Régis Renoncourt.
  Sur notre droite, en hauteur, une maison particulière qui fut longtemps "l'école de Lannoy" construite dans les années 1870, preuve de la vitalité démographique du hameau à la fin du XIXème siècle.
l-ancienne-ecole-de-lannoy.JPGphoto Régis Renoncourt. 
En face, la chapelle Saint Laurent porte une date en chiffres romains: 1901.
chapelle-de-lannoy.JPG
photo Régis Renoncourt.
Sur la droite, c'est en faisant les travaux de terrassement des maisons construites à la fin des années 1980 que l'on a mis à jour des objets anciens (16ème, 17ème siècles) .
Le Cercle historique en a un certain nombre. maisons-en-hauteur-a-lannoy.JPG
photo Régis Renoncourt.
Sur la gauche, la grange d'une ancienne ferme, en très mauvais état, nous permet de voir comment étaiet bâtis les murs en bois et torchis.
le-torchis-a-lannoy.JPG photo Régis Renoncourt.
Sur la gauche encore, dans une pâture, un petit monument qui est sans doute un cénotaphe et non une tombe. Il a été érigé à l'occasion du décès de Jean-François Pierrin en 1874. Peut-être y a-t-il été victime d'un accident? Son petit-fils, Joseph Pierrin, né quelques jours après la mort de son grand-père, fera, dans les années 1930, un don important à la Maison de Retraite et le conseil municipal, en guise de remerciement, débaptisera la rue des Varennes pour lui donner le nom qu'elle porte actuellement.
cenoaphe-de-jean-francois-pierrin.JPG
photo Régis Renoncourt. 
  Sur la droite, la seconde ferme du hameau de Lannoy.
Un "poncelet" qui enjambe un fossé nous rappelle que nous sommes dans l'ancien marais de Lannoy qui a toujours besoin d'être drainé. Une centaine de mètres encore et nous voici revenus à notre point de départ. Il est 15 heures et nous avons parcouru environ 4 km en terrain pratiquement plat. Une promenade, donc, qui paraîtra bien facile à des randonneurs aguerris mais facilement accessible à "tout public". Simplement, après une période de pluie, comme aujourd'hui, il est bon de se munir de chaussures imperméables.
Evidemment, nous pourrions sans doute ajouter des précisions. Peut-être y a-t-il quelques erreurs. Il est toujours possible de les rectifier, avec votre aide...Notons aussi que les articles du blog (il y en a actuellement plus de 1 000 dont plusieurs centaines consacrés à des sujets non généalogiques) permettent d'éclairer certains points de façon très détaillée.
...Et à la prochaine promenade...                 
 
Cet article a été écrit par Régis Renoncourt pour le Cercle historique d'Auxi.
Lire la suite