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Articles avec #le ponchel tag

Le bail du seigneur du Ponchel à un laboureur, 1708 (1).

2 Avril 2013 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Le ponchel

Le 12 janvier 1708, Marc François de Raincheval, écuyer, seigneur d'Harponville et Ponchel en partie et Dame Marie Delaine Boubers, son épouse, de lui autorisée autant que besoin est, demeurant au château de Vitz-sur-Authie, 

 

afferment à François Wallart, laboureur au Ponchel et à son épouse, Jeanne Delaire,

 

  • un manoir amasé (bâti) de maison, chambre, bâtiments, pourpris et jardins y tenant,
  • 5 mesures et demi (2 ha 36 a) de pré à herbe en trois pièces 
  • 72 journaux (30 ha 90 a) de terre à la sole (il y a trois soles dans l'assolement triennal: une en blé; une en "mars", avoine ou orge; une en jachère) tant sur le terroir du Ponchel que sur celui de Gennes-Ivergny dont les preneurs "se tiennent contents" pour en avoir bonne connaissance et en jouir actuellement en conséquence d'un bail précédent. Les prés seront cependant livrés pour mesurage. 

Le bail est passé pour trois, six ou neuf ans consécutifs au choix réciproque des parties de pouvoir le résilier à la fin des trois ou six premières années, avec préavis d'un an. La jouissance commence au 15 mars 1709 pour le manoir et les prés, à la Saint-Rémy 1708 pour les terres. 

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.
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Le testament d'un laboureur du Ponchel en 1697.

8 Octobre 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Le ponchel

Le 8 août 1697, Pierre Dumont, lieutenant du Ponchel et laboureur, malade, recommande son âme à Dieu. Il veut être inhumé dans le cimetière du Ponchel. Il lègue à l'église un journal de terre (4 192 m2) acquis de Barbe Cressent, au terroir de Gennes Ivergny, au jour de son décès; l'église fera décharger une messe basse par an le lendemain de la fête de la Saint-Maurice. Il donne 5 sols à chaque platelet (à chaque quête) une fois seulement; il veut qu'il soit dit une messe à basse voix chaque semaine pendant 6 mois consécutifs lesquelles seront payées ainsi que ses obsèques et funérailles ainsi qu'il sera dit ci-après.
Quant à ses biens, François, son fils aîné et héritier apparent, aura un manoir amasé de maison, chambre, granges, étables et autres bâtiments, cour, pourpris et ténement sur une mesure (4 192 m2) au Ponchel dans lequel demeure le testataire. Il aura aussi 2 mesures (8 384 m2) de manoir à labour enclos de haies vives au Ponchel, 3 quartiers de pré à herbe (3 144 m2) au Ponchel, 6 mesures (2 ha 50) de terres aux champs en une pièce au Ponchel, 5 mesures (2 ha 10) de terres en une pièce au Ponchel, une pièce de terre de 4 mesures (1 ha 67) au Ponchel et 2 mesures de terres au Ponchel.
Pierre Dumont, fils puîné, aura 2 mesures 60 verges (1 ha 10) de terre au Ponchel, 4 mesures de terres en une pièce au Ponchel, 12 mesures (5 ha) de terres en une pièce au Ponchel et 3 quartiers de pré à herbe à Gennes Ivergny.
Isabelle Dumont, sa fille, aura 6 mesures (2 ha 1/2) à Gennes Ivergny en une pièce, 2 mesures de terres au Ponchel, 5 quartiers ( 5 240 m2) de terres au Ponchel, 3 mesures et demie (1 ha 1/2) de terres au Ponchel en une pièce et 5 quartiers de ré à herbe à Gennes Ivergny.
Les autres biens, grains verts et secs, battus et à battre, argent monnayé et à monnayer, dettes actives, bestiaux, harnais et effets mobiliaires iront à ses trois enfants qui paieront obsèques et funérailles et le legs pieux. Il donne son lit garni par préciput à Isabelle avec tout le linge enfermé dans un petit coffre avec draps de lit et autres linges.
Les immeubles ci-dessus proviennent tant du chef du testateur que par les réemplois et acquêts qu'il a faits avec sa défunte épouse Antoinette Bacquet sa première femme et des deniers provenant de leur communauté après son décès. Il en a disposé "selon sa conscience".
Si un de ses enfants voulait contrevenir au testament, le testateur révoquera les donations et legs pour en augmenter la part de ceux qui accepteront le testament.
Il ajoute comme avant-part pour sa fille un pot à feu, un chaudron, une poêle.
Ce testament est fait au domicile du testateur le 8 août 1697 sur les 11 heures du soir par devant vénérable et discrète personne maître Jean Bigorne prêtre curé du Ponchel, en présence de Jean Bacquet père, ménager et Pierre Petit, laboureur au Ponchel, témoins.
Eustache Bacquet, laboureur demeurant à Flers, oncle maternel des enfants, est nommé comme exécuteur testamentaire.
Le 26 juin 1698, Pierre Dumont, lieutenant et laboureur au Ponchel, sain de corps et d'esprit, ratifie le testament et y ajoute un codicille: il veut que le journal de terre légué à l'église aille à sa fille. Il donne à l'église un autre journal qu'il a acquis; en outre, 5 quartiers de sa fille iront à François Dumont. 
Il veut aussi que les toiles enfermées dans le coffre dont Isabelle a la clef soient partagées en trois.  
 
Cet article a été écrit à partir d'un document de la série 4E des archives  départementales du Pas-de-Calais à Dainville.
  •   Régis Renoncourt .
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Un contrat de mariage au Ponchel en avril 1696.

9 Juillet 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Le ponchel

Le 21 avril 1696, est signé le contrat de mariage entre François Lallé, berger, représenté par son père Charles Lallé, berger au Ponchel, relicq de défunte Suzanne Margris, accompagnés de Nicolas Travet, tisserand à Gennes-Ivergny, beau-frère (mari de Marguerite Lallé), Jean Delcourt, tourneur en bois, oncle, du Ponchel et Michel Margris, tisserand, oncle, du Ponchel. 
Et Jeanne Gricourt, fille à marier de défunts Jacques Gricourt et Jeanne Vasseur, du Ponchel, accompagnée de Pierre Soudain, maréchal-ferrant à Vaulx, beau-frère (mari de Antoinette Gricourt), Pierre Delahaye, cabaretier au Ponchel, beau-frère (mari de Françoise Gricourt), Nicolas Gricourt, laboureur à Gennes-Ivergny, oncle, Pierre Lambert, meunier à Gennes-Ivergny, oncle par alliance (mari de Marguerite Gricourt) et Jean Tacheux, ménager au Ponchel, relicq de Jeanne Vasseur en dernières noces, beau-père.
Le marié apporte de son père:
  • 4 mesures (1 ha 67) en 3 pièces au Ponchel
  • un manoir amasé de maison, cour, jardin potager au Ponchel, ceci au jour du mariage (le donateur se réserve la moitié du manoir sa vie durant)
  • la moitié des meubles, bestiaux et autres effets mobiliaires (sauf un coffre, des armoires, un pot à feu, un chaudron, une cheraigne), ceci également au jour du mariage.
  • La moitié réservée se partagera en 3 au jour du décès du père, entre le marié, Marguerrite Lallé et les enfants du défunt Hippolyte Lallé.
  • Le marié paiera la moitié des dettes passées et futures du donateur pendant le temps qu'ils vivront ensemble.
La mariée apporte de ses parents décédés 3 mesures (1 ha 25) de terre à prendre en 12 mesures (à l'encontre de ses 3 soeurs) au Ponchel et à Gennes Ivergny.
Pierre Soudain devra faire la reddition des comptes dans un délai d'un mois (il a donc dû être nommé curateur de la mariée durant sa minorité).            
 
  • Régis Renoncourt. 
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Un contrat de mariage au Ponchel en 1696.

17 Juin 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #Le ponchel

Le 20 avril 1696, est signé le contrat de mariage entre François Vasseur représenté par ses parents Louis Vasseur, laboureur au Ponchel et Louise Toulouse, accompagnés de Jean Toulouse, oncle, tisserand à Hiermont, Jacques Toulouse, oncle, laboureur au Ponchel, Nicolas Gricourt, oncle par alliance (mari de Anne Vasseur), laboureur à Gennes-Ivergny et Charles Lallé, berger, oncle, du Ponchel.

Et Françoise Petit représentée par Sébastien Petit, laboureur au Ponchel et Françoise Mercher, accompagnés de Pierre et François Petit, frères, du Ponchel.

Le marié apporte de ses parents 3 mesures (1 ha 25) prises dans 9 mesures au Ponchel et Gennes-Ivergny, en plusieurs pièces. Les mariés pourront vivre avec les parents en ne faisant qu'une communauté. S'ils ne "s'accommodent point", ils sortiront de la maison des donateurs en prenant la moitié des meubles et effets mobiliaires de la communauté et en payant la moitié des dettes. A la mort des donateurs, le marié héritera de leur maison.

La mariée apporte de ses parents 5 quartiers (5 280 m2) de terre, dans une pièce de 7 quartiers, chargés de blé vert, au Ponchel et 2 journaux de terre au Ponchel.

Pierre Petit, son frère, lui donne 120 livres à la place du journal de terre qui devait lui revenir.

De ses parents, elle apporte aussi:

  •  une vache, une génisse d'un an, un veau, un poulain laitron, à choisir parmi ceux des donateurs, ceci à la Toussaint. Si le poulain vient à mourir d'ici la Toussaint, ils le remplaceront par une cavale au poil bai qu'ils ont achetée de Nicolas Champion
  •  deux cochons de lait
  •  un lit garni et 5 paires de draps
  •  un pot à feu, un chaudron d'airain, 6 plats d'étain, pesant 2 livres la pièce, 6 assiettes pesant une livre chacune, 6 cuillers, une crémaillère
  •  2 setiers de blé sec mesure d'Auxi, 4 boisseaux de vesces, ceci au jour du mariage.
  • 

Elle sera habillée comme à son état appartient et recevra en particulier un cotillon d'estame rouge.

Le 11 août 1698, le couple reconnaît avoir reçu le partement de la mariée de Françoise Mercher, alors veuve de Sébastien Petit.               

 

  •                                                                                                                                      Régis Renoncourt 
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Un bail de moulin à papier au Ponchel en 1695.

13 Mai 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Le ponchel

Le 14 mai 1695, le sieur Jean Daboval, bailli de l'abbaye de Willencourt, demeurant au Ponchel, loue à Pierre Binet, papetier au Ponchel et sa femme Marguerite Lambert

Un moulin à faire papier sis au Ponchel sur un bras de rivière provenant de la "grande rivière d'Authie" avec maison et bâtiments en dépendant, jardin potager, morceau de terre à trois coins sur le marais.

Il s'agit d'un renouvellement de bail.

Le bailleur se réserve la moitié des fruits des arbres qui poussent sur la pointe de terre et le jardin au bord des étangs.

Le bail est passé pour 6 ou 9 ans, résiliable par l'un ou l'autre des contractants avec un préavis de 6 mois, une fois les 6 ans expirés. L'entrée en jouissance se fera au 8 juin.

Le loyer annuel est de 300 livres payables de 4 mois en 4 mois.Les preneurs sont tenus aux menues réparations: plaquure, solivure, selle et verge, couverture et paillature.

Les aubes, coyaux, queue à maillet, ferrures des maillets, cordages sont livrés par le bailleur et "remboursés" par le preneur au sortir du bail.               

 

  • Régis Renoncourt. 
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Le testament d'une veuve du Ponchel en 1698.

17 Mars 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #Le ponchel

Le 31 juillet 1698, Françoise Mercher, veuve de Sébastien Petit, du Ponchel, malade, recommande son âme à Dieu et demande des obsèques comme à son état appartient, six messes basses dans l'église du Ponchel et cinq sols pour chaque quête, à régler par ses légataires.

Quant à ses biens, elle ratifie le testament de son défunt mari en ce qui lui touche.

  • A Guislaine Petit, sa fille, elle donne une mesure de terre et une autre mesure de terre au Ponchel, les deux mesures acquises avec son mari; elle donne aussi deux journaux de terre au Ponchel à prendre dans 4 journaux (une mesure= un journal).
  • A François Petit, son fils, elle donne le surplus de la pièce précédente et sa part dans les chariots, charrettes, binot, charrue, herche, ferrures.
  • François et Guislaine se partageront les meubles, marchandises, grains secs et verts, bestiaux, argent monnayé, dettes actives qu'elle délaissera à son décès. Ils acquitteront dettes, obsèques et funérailles.
  • Guislaine prendra par préciput six vingt aulnes de toile.
  • Elle donne aussi à Isabelle Petit, sa petite-fille, de la toile pour faire trois paires de draps de lit.
  • Les autres enfants ont été dûment partagés par leur traité (contrat) de mariage.
  • On distribuera au décès 4 boisseaux de blé en pain aux pauvres du Ponchel.

Les témoins sont Pierre Dumont, lieutenant du Ponchel et François David, marchand à Auxi.                            

 

Cet article a été écrit par Régis Renoncourt fête des mères 2011 11 pour le cercle historique d'Auxi.

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Un contrat de mariage au Ponchel en 1695.

13 Février 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Le ponchel

Le 21 décembre 1695, est passé le contrat de mariage entre François Bacqueet, tisserand, fils mineur de Jean Bacquet, veuf, manouvrier au Ponchel

et Anne Riquier, fille mineur de Antoine Riquier, laboureur au Ponchel et Martine Letoille.

Le marié est accompagné de son frère aîné et de son frère cadet, tous deux tisserands au Ponchel. La mariée est accompagnée de ses frères et soeurs.

Le marié reçoit:

  •  de son père un demi manoir amasé de maison sur trois quartiers (3 218 m2) au Ponchel, à l'encontre de son frère cadet (clause déjà stipulée au contrat de mariage de ce dernier, recevable au décès du père).
  • un demi manoir (terrain) à labour de une demi-mesure (2 145 m2) au Ponchel à l'encontre de son frère cadet. Celui-ci consent que François jouisse de sa moitié de maison dès à présent, à condition qu'il paie les impôts. En échange, le marié lui abandonne sa moitié de manoir à labour et lui donne 80 livres en deux paiements (Toussaint et Pâques) avec les cinq arbres (deux bois blancs, deux frênes, un orme) qui croissent sur le manoir amasé.
  • une mesure (4 291 m2) de terre au Ponchel, prise dans une pièce de deux mesures, à l'encontre de son frère cadet
  • une demi-mesure de terre au Mont de Fillièvres, prise dans une pièce de une mesure, à l'encontre de son frère cadet
  • deux génisses à poil noir
  • un métier et des outils de tisserand
  • 5 setiers de blé, mesure d'Auxi et 3 setiers d'avoine, mesure d'Auxi
  • la moitié des meubles et effets laissées au décès de la mère (il aura l'autre moitié au décès du père)
  • Il nourrira, entretiendra, alimentera son père, paiera ses dettes, obsèques et funérailles.
  • Si le marié a des économies, il pourra les garder sans être "inquiété" par ses frères.
  • Il aura également les avesties (ce qui est semé) sur deux mesures de blé vert qu'il tient à ferme (qu'il loue) au Ponchel, la moitié des avesties en blé vert sur deux quartiers à Gennes-Ivergny qu'il tient aussi à ferme (il en paiera le loyer) et la jouissance des terres qu'il tient à ferme.
  • Le marié donnera à son frère cadet, pendant trois ans, les fruits d'un pommier poussant sur le manoir dont il a la jouissance.

La mariée reçoit de ses parents

  • une mesure de terre moins 5 verges (4 077 m2) au Ponchel, à partager avec celui ou celle de ses frères et soeurs à qui les parents feront don de l'autre moitié
  • la moitié de deux mesures et demie (10 727 m2) de terre au Ponchel. Ces terres sont prêtes à être semées en mars. Les donateurs s'engagent à les labourer et à les préparer.
  • La mariée reçoit aussi les avesties d'une mesure de blé au Ponchel à "dépouiller" (moissonner) à la gerbe en août
  • les avesties d'une demi-mesure au Ponchel, à dépouiller aussi en août
  • deux setiers de blé, mesure d'Auxi
  • un coffre, 4 paires de draps de lit, deux de lin et deux d'étoupe, une couverte, un lit garni de paillasse et traversin, 4 serviettes.
  • Les parents de la mariée "s'obligent" (s'engagent) à faire les labours à toutes royes sur toutes les terres appartenant aux mariants tant en propriété qu'à ferme, pendant trois ans. En contrepartie, les mariés devront fournir aux parents la dépouille d'une mesure de pré à herbe pendant trois ans et un setier d'avoine, mesure d'Auxi.

On constate qu'il n'est guère question d'argent. Les "richesses" sont ailleurs: dans les terres et dans les récoltes (même pour ceux qui exercent un autre métier, tisserand, par exemple), dans les objets du ménage, dans le cheptel. Il y  souvent une clause "d'entretien" du parent qui se retrouve seul, mais, contrairement à une idée reçue, cette obligation n'est pas totalement désintéressée. A chaque génération, les terres sont un peu plus morcelées même si l'on tente souvent, par des accords, d'atténuer ce morcellement.              

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