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Articles avec #le chemin de fer a auxi tag

La mare devant la gare d'Auxi en 1901 et la politique.

16 Juillet 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #le chemin de fer à auxi

En ces temps de grande pluie, sur les chemins mal drainés, il peut y avoir des flaques bien gênantes pour la circulation.
Au cours de l'hiver 1901, "le Journal de Saint-Pol" "organe républicain de l'arrondissement de Saint-Pol" publie, le 6 janvier 1901, sous le titre "la mare du chemin de fer" un article sur une mare qui s'est formée non loin de la gare d'Auxi et qui suscite, si l'on en croit cet article, des critiques à connotation politique.
"On ne parle ici que de la mare. Voici l'histoire:
Lorsqu'on débarque à la gare et qu'on contemple l'entrée de la route qui conduit en ville, on ne croirait pas que l'on va visiter une cité proprette et remarquable à plus d'un titre. A peine sortons-nous des portes de la gare que la rue s'arrête sur un lac fangeux dont les eaux n'ont fait qu'empiéter, depuis quelques mois de pluie, sur les côtés de la route.
En attendant qu'on y construise de petites cabanes pour la chasse à la hutte, les cochers sont contraints de faire faire à leurs voitures le tour de la place dite du Calvaire et les piétons de se répandre en circuits de toutes sortes. Marches pénibles et lentes pour tout le monde.
Or, ce terrain appartenant à la puissante Compagnie du Nord, celle-ci fut invitée à ne plus laisser s'amasser ainsi les eaux du ciel et à offrir à l'avenue de la gare une perspective un peu moins lacustre. Des observations très polies furent présentées; des papiers lui furent envoyés qui passèrent par la sous-préfecture qui s'en remit à la préfecture qui s'en remit aux Ponts-et-Chaussées etc...Si cette histoire vous amuse nous pouvons la recommencer en refrain.
Les esprits sérieux ne s'attendaient guère à mettre la politique en cette affaire. Mais, nos chers cléricaux, nos pauvres conseillers dégommés ou ceux qui voulaient être quelque chose et qui n'ont pas pu, vont chantant - tels des chanoines au lutrin - que la municipalité républicaine est responsable de cet état de choses, tout en sachant parfaitement qu'elle n'y peut rien puisque monsieur le maire a fait les plus pressantes démarches auprès des pouvoirs publics pour le faire cesser et qu'on lui a opposé une force d'inertie qu'il serait inepte de prolonger plus longtemps.
Nous voulons, en effet, que les abords de la gare soient propres et, si les charrois de betteraves les rendent, pour un temps, boueux et orniéreux, ce n'est pas une raison pour y maintenir une mare, pendant la consommation des siècles.
Un noyau de bons citoyens veillera à ce qu'il n'en soit pas ainsi et réclamera jusqu'à ce qu'il obtienne satisfaction. Et si le noyau s'en mêle...Enfin, c'est le bonheur que je lui souhaite."              
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  • Régis Renoncourt .
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Ennui de chemin de fer en 1896.

7 Juin 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #le chemin de fer à auxi

"L'Abeille de la Ternoise" du 21 mars 1896 nous indique que le dimanche précédent, par suite d'avaries à la machine, le train n° 1765 venant d'Abbeville est resté en détresse à Auxi-le-Château. On a aussitôt demandé une machine au dépôt d'Abbeville. Celle-ci, en arrivant, tamponna le train en détresse.
Trois voyageurs, ajoute l'article, ont reçu des contusions à la tête et aux mains. le médecin de la Compagnie des chemins de fer du Nord les a pansés sommairement et ils ont pu continuer leur voyage.              
 
  •                                                                                        Régis Renoncourt.
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L'inauguration de la gare d'Auxi en 1879.

17 Avril 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #le chemin de fer à auxi

Le 4 février 1879, le nouveau maire, Jules Beaussart, engage les membres du conseil municipal à se préoccuper de l'inauguration de la gare et à réfléchir sur les moyens d'entourer cette inauguration de toute la solennité possible.
Le 9 mai 1879, le conseil municipal est d'avis "qu'une fête doit être organisée pour célébrer l'ouverture si impatiemment attendue depuis si longtemps et qu'à cette occasion il convient d'offrir un banquet aux autorités supérieures et aux personnes qu'il sera jugé convenable d'y inviter". Pour faire face aux frais de cette fête, le conseil municipal vote une somme de 3 000 francs. Cette somme sera couverte par une vente d'arbres.
On nomme une commission pour l'organisation et la direction de la fête.
L'inauguration a lieu le 29 juin 1879.
Le 13 septembre 1879, on fait le compte des dépenses d'inauguration. La souscription a rapporté 405 francs. Le total des dépenses est de 4 472, 20 francs. La commune apporte 4 067,20 francs c'est-à-dire nettement plus que ce qui était prévu au départ.
  • Le sieur Minet a travaillé 48 heures pour aider à la fête du 29 juin.
  • Sombret père et fils ont fourni chacun une demie journée de travail pour monter la tribune de l'évêque.(celui-ci a, entre autres choses, béni la locomotive)
  • Jean-Baptiste Cailly a fait un voyage à Fortel avec un chariot et a été payé 14 francs. Eugène Duval a fait un voyage à Abbeville et a été payé 10 francs.
  • Delporte, maçon, a fourni pour 75 centimes de sable.
  • La "note d'éclairage" présentée par Joseph Petit s'élève à 5 francs.
  • Il a fallu 32 timbres à 15 centimes pour des lettres diverses et 93 timbres à 10 centimes pour des affiches soit un total de 14,10 francs.
  • Cailly-Facquez, voiturier et débitant a fait, le 27 juin, un voyage à Ligny et Fortel pour perches et poteaux du télégraphe soit 14 francs. Il a fait un voyage le 26 juin pour livrer à Fontaine l'Etalon, Quoeux et Vaulx soit 6 francs. Le 25, il a décoré la salle du banquet et a fourni bougies, pétrole, manger et boissons des ouvriers pour 22,60 francs. 
  • Les deux garde-champêtres chargés de l'allumage exceptionnel des réverbères ont reçu 1,25 francs.
  • Ruggieri, de Paris, a fourni un feu d'artifice de 656 francs et un autre de 129 francs.
  • Legry-Bellavoine, voiturier à Abbeville, a fourni deux omnibus (voitures hippomobiles puisque la gare n'est pas encore fonctionnelle) pour conduire les musiciens du 3ème chasseurs à l'inauguration, soit 60 francs.
  • Loir-Machy, d'Auxi, a fourni 100 paquets de bougies pour 108 francs et 11 bouteilles de madère vieux crû pour 30,80 francs. Il a, en outre, donné pour 20 francs de boissons aux artificiers.
  • La veuve Allart-Monchaux a fourni un litre de vernis blanc pour 5 francs, un litre d'essence pour 1,20 francs, deux litres vides pour 40 centimes et un plumeau pour 3,25 francs.
  • Gustave Maugez et Denis Riquier ont reçu chacun 3,50 francs pour travaux dans la nuit du samedi au dimanche.
  • Du 12 juin au 24 juin 1879, 15 dépêches, de prix variables, ont été adressées.
  • Le 4 juin 1879, un voyage à Boulogne a coûté 27,65 francs. Le 16 juin, un deuxième voyage à Boulogne a coûté 25,60 francs. Le 12 juin, un voyage à Abbeville, Amiens, Arras et Saint-Pol a coûté 47,90 francs.
  • Le menuisier Toursel a fourni matériaux et main-d'oeuvre pour 7,95 francs.
  • La fourniture de trois becs à gaz et le nettoyage des autres becs ont coûté 6,50 francs.
  • Le 28 juin, Courtois, chaudronnier à Auxi, a fourni 10 litres de pétrole à 70 centimes le litre, soit 7 francs.
  • le sieur Pruvost, d'Auxi, a fourni 40 kg de plâtre pour 2,50 francs.
  • Clercq, aubergiste, a fourni 28 dîners et soupers aux musiciens à 7 francs l'un soit 196 francs. Il a également fourni deux soupers pour les gendarmes et une bouteille de vin soit 4 francs ainsi que 38 chopes de bière pour 3,80 francs, soit un total de 203,80 francs.
  • Les ouvriers de Vandôme, entrepreneur à Auxi, ont fourni en tout 63 journées de travail à 3 francs soit 189,00 francs. Vandôme a aussi fourni un paquet de pointes pour 2,50 francs.
  • Tillier-Robart, marchand cordonnier à Auxi, a fourni 3 livres et demie de ficelle pour 3,50 francs et une corde en location pour 3 francs.
  • J. Lefebvre, peintre à Auxi, a fourni de la colle pour 1,05 francs, du "bleu" pour 40 centimes, du "rouge" pour 20 centimes, du "noir" pour 30 centimes, du "vert" pour 40 centimes, du "marron" pour 15 centimes.
  • Emile Loir, magasin de nouveautés à Auxi, a confectionné un drapeau avec franges pour 6,75 francs; il a fourni d'autres marchandises pour 10,30 francs.
  • Beaussart-Cardon, quincaillier à Auxi, a fourni pour 69,90 francs de matériel divers consistant surtout en clouterie. 
  • Le boucher Degryse, d'Auxi, a fourni des "parts" de boeuf pour un total de 53,980 kg à 1,60 le kg soit 86,36 francs.
  • La veuve Bordeux a fourni deux chopes à chacun des pompiers pour le feu d'artifice soit 3,60 francs, plus de la bière après la retraite pour 2,20 francs et 32 cafés à 25 centimes soit 8 francs, le total étant de 13,80 francs.
  •  On a aussi distribué gratuitement 175 cigares à 5 centimes et 75 cigares à 10 centimes.
  • L'acheminement du feu d'artifice de Paris à Abbeville par la Compagnie des chemins de fer du Nord a coûté 14,20 francs.
  • Calmont, qui est allé chercher ce feu d'artifice à Abbeville réclame 30,10 francs.
  • La veuve Grenu, débitante à Auxi, a aussi fourni des chopes et des "glorias" pour un total de 16,50 francs.
  • On a fourni 138 kg de pain à 0,285 francs le kg soit 39,33 francs.
  • Le peintre Dingeon, d'Auxi, a fourni divers papiers de décoration et de la colle pour 25,15 francs.
  • La maison Belloir, de Paris, a fourni 200 drapeaux tricolores en voile étamine montés sur hampes avec lances dorées pour 150,30 francs.
  • Elle a aussi fourni 60 porte-trophées à 3 drapeaux pour 45 francs et 4 porte-trophées à 5 drapeaux pour 4 francs.
  • Elle a aussi fourni 22 bannières tricolores montées sur hampes avec boules de 4 mètres à 4,50 mètres pour 110 francs; 18 colis ont ainsi été acheminés jusque Abbeville par la Compagnie du Nord. 
Les "puristes" qui s'amuseraient à faire le calcul ne retrouveraient certainement pas le total des dépenses indiqué en début d'article parce qu'il y a sans doute des dépenses qui n'ont pas été répertoriées. Là n'est pas l'essentiel, toutefois, qui est de donner une idée, à travers ces dépenses, de ce que pouvait être l'arrivée du chemin de fer (même s'il s'agit, selon la terminologie de l'époque, d'une ligne "d'intérêt secondaire") dans une bourgade comme Auxi-le-Château, les mêmes frais ayant sans doute été engagés à Frévent, Hesdin ou Saint-Pol, d'ailleurs.                 
  • Régis Renoncourt 
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Le chemin de fer à Auxi: avancement des travaux et emplacement de la gare: 1875-1878.

27 Mars 2012 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #le chemin de fer à auxi

Si la question de l'emplacement de la gare semble réglée, il n'en est pas de même de l'avancement des travaux de la ligne.
Le 18 août 1875, le maire d'Auxi, Cantrel, écrit au conseiller général du canton, le baron de Fourment, maire de Frévent:
"Je prends la confiance de vous adresser nos condoléances (sans doute pour "doléances") au sujet de la situation qui paraît nous être faite dans la question si intéressante du chemin de fer.
L'exposé de monsieur le Préfet ainsi que toutes les observations échangées dans la séance de lundi, relativement au chemin de fer de Béthune à Abbeville ont laissé entièrement dans l'ombre toute la partie départementale après Frévent.
Permettez-moi, monsieur le Baron, d'appeler toute votre attention sur ce silence qui pourrait paraître un oubli de nos intérêts et de vous faire remarquer aussi de quelle manière fâcheuse il pourrait être interprété envers nous.
Nous appartenons au Pas-de-Calais, nous y formons un canton important et populeux, nous avons parmi les premiers agi activement afin d'obtenir la ligne concédée; à l'appui de notre parole, nous avons joint une subvention de 50 000 francs réduite, il est vrai, mais dans la proportion fixée pour les autres villes, à 21 750 francs.
Et cependant, nous paraissons oubliés dans chacune des sessions du Conseil général quand nous voyons au contraire tous les autres intérêts reçus de la plus bienveillante et, je le reconnais, de la plus haute sollicitude.
J'ose espérer, monsieur le Baron, qu'il n'est pas trop tard et, comme maire de chef-lieu de canton, je viens vous prier de bien vouloir exposer tous nos voeux aux membres du Conseil Général".
Le 8 janvier 1877, en séance du conseil municipal, le maire émet le projet du prolongement du chemin de Lannoy (aujourd'hui rue de Lannoy) jusqu'à la gare, en traversant les prés dits "Les Blanchisseries" et il expose que ce chemin faciliterait l'accès de la gare aux voitures venant de Lannoy et de la route d'Abbeville et qu'il empêcherait ainsi l'encombrement des voies intérieures. Il ajoute que le chemin projeté donnerait bientôt lieu à la construction d'une rue par suite de la venue probable de nouvelles industries qui s'établissent de préférence dans le voisinage de la gare. La dépense, estime-t-il, s'élèverait à 6 000 francs environ.
Plusieurs membres du conseil municipal combattent ce projet et disent qu'au contraire la construction d'un chemin qui éloignerait la circulation de l'intérieur du pays (de la ville) lui serait plus préjudiciable qu'utile, que, du reste, la route d'Amiens (rue du général Leclerc) qui passe près de la gare est un accès bien suffisant pour le moment. Ils pensent aussi que si, plus tard, il y a lieu d'augmenter les voies d'accès à la gare, ces voies devront plutôt desservir l'intérieur du pays (de la ville) que l'extérieur. Ils croient aussi que la somme de 6 000 francs serait bien insuffisante pour construire le chemin projeté.
On procède donc à l'ajournement de la question.
Au cours de la séance du 4 avril 1878, on projette le raccordement de la route d'Amiens au chemin du marais qui doit donner accès à la gare. Le tracé de ce raccordement est établi sur la place dite du Calvaire.                                                   
 
  •      Régis Renoncourt. 
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Sur l'emplacement de la gare d'Auxi: 1871-1872.

22 Mars 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #le chemin de fer à auxi

Quelques années ont passé depuis la décision de créer une ligne de chemin de fer passant par Auxi. La décision va alors se focaliser sur l'emplacement de la gare.

Le 31 octobre 1871, le conseil municipal estime que les emplacements choisis pour la gare paraissent trop éloignés du centre et donc "très peu commodes pour la plus grande partie des habitants. On demande l'avis du conducteur des Ponts et Chaussées.

Le 4 novembre 1871 a lieu une réunion de conseil municipal en présence de l'ingénieur Bellavoine. On détermine les emmplacemebts possibles:

  • le Cul Loisel
  • derrière le Calvaire
  • de l'autre côté de l'Authie

L'ingénieur indique qu'un changement de projet entraînerait des frais considérables. Le conseil municipal se prononce pour un accès direct par la rue d'Amiens. Il prendra à sa charge l'expropriation des maisons deerrière le Calvaire.

Quatre jours plus tard, le 8 novembre 1871, on lit au conseil municipal une lettre de l'ingénieur qui indique que la Compagnie du Nord, concessionnaire de la ligne, est seule habilitée pour déterminer l'emplacement des gares, que l'Etat étant chargé seulement des terrasssements et des maisons de garde(-barrière), il n'y a pas lieu pour l'administration des Ponts et Chaussées de traiter cette question avec la comune d'Auxi-le-Château.

Le conseil municipal qui espérait rencontrer "dans les agents chargés de l'étude du chemin de fer  une bienveillance plus grande" maintient sa position.

Le 17 décembre 1871, le maire, Renard, envoie un courrier au sous-préfet.

Le 30 décembre 1871, "le conseil municipal regrettant amèrement les difficultés survenues à l'occasion de l'emplacement de la gare prend, sur la proposition de monsieur le maire, connaissance des pièces composant le dossier qui lui a été adressé par le Président de la Commission du chemin de fer de Béthune à Abbeville; il écoute les observations faites par monsieur le maire retraçant la physionomie de la séance de la Commision lorsqu'elle fut appelée à donner son avis sur la demande formulée par la ville d'Auxi-le-Château".

L'assemblée "voit avec peine que monsieur l'ingénieur ordinaire ait cru devoir rédiger un réquisitoire sous une forme si peu bienveillante pour les intérêts de la ville d'Auxi-le-Château et manifesté une hostilité de parti-pris dans une question où les besoins des populations doivent toujours être sauvegardés."   

Le conseil municipal "regrette également que monsieur le sous-préfet, désirant avant tout ne pas retarder la marche des travaux de la ligne, ait cru devoir sacrifier Auxi-le-Château en départageant le vote intervenu dans le sein de la Commission contre une ville dont il devait se monter le meilleur soutien dans une telle circonstance et des aspirations de laquelle, avant de prendre un parti si grave, il devait se rendre compte sur place".

Le conseil municiplal décide de porter la question devant le Ministre et le 8 janvier 1872, Renard écrit au sous-préfet:

"Nous continuons à protester contre la validité de la décision prise. Je regrette d'avoir à insister sur un objet d'une si grande importance pour la ville d'Auxi-le-Château et nous voyons avec une grande peine l'administration ne pas nous aider dans une question aussi vitale.

Nous prenons la détermination de porter l'affaire par devant monsieur le Ministre des Travaux Publics et quoique les décisions prises soient jusqu'ici contre nous, il nous restera au moins la satisfaction de donner des explications capables d'éclairer la question et de démontrer combien les intérêts d'Auxi-le-château sont lésés dans cette circonstance.

Le 21 février 1872, Renard expose au conseil municipal le résultat de son voyage à Paris. Il a obtenu le rapprochement de la gare de 100 mètres et aussi l'espoir d'obtenir 100 autres mètres et il indique qu'il serait utile qu'on s'occupe tout aussitôt des plantations utiles à faire sur le côté du chemin du marais.

Cependant, une semaine plus tard, suite à la démission de Renard, Cantrel est élu maire.                                                                                                 

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Où l'on commence à parler des chemins de fer à Auxi

20 Mars 2012 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #le chemin de fer à auxi

Le 20 août 1855, le conseil municipal d'Auxi délibère sur le projet qui lui a été soumis d'embranchement d'un chemin de fer du Hâvre à Lille par Rouen, Dieppe, Abbeville, Saint-Pol et Béthune.

D'abord, les considérations générales:

"Dans un moment où la question des chemins de fer préoccupe vivement l'attention publique, la commune d'Auxi-le-Château ne peut rester indifférente au projet.

S'il est une question palpitante d'intérêt pour Auxi-le-Château, c'est bien celle d'un projet de chemin de fer qui viendrait traverser son riche bassin, donner un écoulement à tous ses produits et lui amener toutes les denrées et choses nécessaires à sa consommation et à son commerce, surtout le charbon de terre surnommé à juste titre le pain de l'industrie.

Saint Etienne a pu créer pour le transport seul de ses houilles le premier chemin de fer de France ( cette ligne date de 1823).

Puis on en vient au projet propprement dit:

"Le chemin de fer en projet traversera toutes les contrées houillères du Pas-de-Calais: les fossses de Lens, Grenay, Bully, Noeux, Bruay, Ferfay (on vient de découvrir, quelques années auparavant, que le bassin houiller du Nord, exploité depuis plusieurs dizaines d'années, se prolongeait dans le Pas-de-Clais. L'exploitation est confiée à des Compagnies privées).

Les mêmes causes ne pourraient-elles pas produire les mêmes effets lorsqu'à cet élément de prospérité viennent se joindre et se grouper les produits agricoles et manufacturiers des contrées traversées par cette voie ferrée.

Sans entrer dans toutes les considérations qui militent en faveur de cette ligne, exposons quelques-uns des avantages qu'elle trouvera autour de nous.

Béthune lui offrira d'abord ses céréales, ses grains oléagineux, ses huiles, son sucre de betterave, le produit de ses distilleries.

Saint-Pol, le produit de sa fabrique de tabac et ses produits agricoles.

Cercamps, Rollepot, Frévent, Bonnières et Boubers les produits de leurs usines et de leurs manufactures dont le transport par année s'élève à 15 millions de kg.

Auxi-le-Château le produit de ses tourbières, de ses farines, de ses tanneries, de son commerce de lin et de chanvre, de sa forêt dont le transport par année peut s'élever à 9 millions de kg.

Mondicourt, Saint-Sulpice, Rouval, les produits de leurs fabriques"

Enfin, "les considérations générales en faveur du projet qui nous est soumis ne sont pas moins importantes que les considérations particulières. La ligne projetée tend à unir deux grands centres d'affaires, Lille et Le Hâvre,, qui ont tant d'affinités et qui ne peuvent communiquer entre eux directement (Paris-Lille via Arras est construite en 1846; Lille-Calais en 1848; Paris-Boulogne en 1848).

Elles s'appuieraient pour nous sur Abbeville et Saint-Valéry avec lesquels nous avons tant de rapports.

Elle nous mettrait à quelques heures de Paris et de toutes les grandes villes qui nous entourent.

Pour toutes ces considérations, le conseil municipal donne son entière adhésion au projet de chemin de fer qui lui est soumis et dont l'initiation est dûe à des hommes éminents de notre canton. Et il déclare l'appuyer de toutes ses sympathies auprès du gouvernement."   

Le 15 décembre 1862, le conseil municipal d'Auxi propose une subvention de 2 000 francs, soit autant qu'Abbeville, pour les études de chemin de fer.

Au cours de la réunion du 8 mars 1864, on indique que le projet de ligne Béthune-Dieppe prend forme dans la Somme. Le conseil municipal d'Auxi demande que les études soient entreprises dans le Pas-de-Calais et renouvelle son offre de 2 000 francs. Nouvelle demande le 23 mars 1864.

Le 11 mai 1867, le conseil municipal décide d'appuyer un projet de chemin de fer d'intérêt local de Frévent à Gamaches et vote 50 000 francs (les lignes dites d'intérêt local, financées par les conseils généraux sont appelées à resserrer le maillage des chemins de fer qui sont alors les voies les plus rapides).

En ce qui concerne la ligne d'Arras à Etaples, le conseil municipal estime que la Compagnie concessionnaire (les chemins de fer sont à l'époque l'affaire de Compagnies privées) doit être mise définitivement en demeure d'exécuter les travaux ou d'abandonner sa concession (cette ligne ne passera d'ailleurs pas par Auxi mais plus au nord par la vallée de la Canche).            

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