Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #courtois tag

Le testament de Françoise Courtois en 1755.

21 Septembre 2014 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Courtois

Le 19 décembre 1755, à l'âge de 62 ans, décède Françoise Courtois, célibataire, fille d'Antoine Courtois et Anne Petit. Elle était de son vivant chargée du soin des malades et de l'administration intérieure de l'hôpital Saint Nicolas (celui-ci était situé à l'emplacement de l'actuelle salle des fêtes).

Quelques semaines auparavant, le 28 novembre 1755, Françoise Courtois, malade, avait fait son testament dans "la chambre haute de la maison de la veuve Trémolet" où elle vivait.

Comme bonne chétienne, elle recommande son âme à Dieu le père tout puissant, son âme le suppliant de la recevoir au nombre de ses élus sitôt qu'elle sera séparée de son corps.

Elle veut et entend que ce corps soit inhumé dans le cimetière de cette paroisse d'Auxi-le-Château en la sépulture de ses parents et qu'il soit dit, célébré et chanté pour le repos de son âme les messes d'enterrement, services ordinaires et du bout de l'an "comme à son état appartient".

Elle veut et entend aussi qu'il soit dit le plus tôt que faire se pourra après son décès 50 messes basses pour le repos de son âme.

Quant à ses biens temporels qu'il a plu à la Providence Divine de lui prêter en ce monde mortel, elle en a disposé et dispose comme il suit:

  • Son frère Pierre Courtois, époux de Françoise Lucas, employé dans les fermes du roi, à la barrière de ce bourg, lui doit 1 500 livres. Elle entend que cette somme soit partagée en 4 parties égales entre d'une part les trois enfants de sa soeur Marie Jeanne Courtois et de François Baillet, tous deux décédés, d'autre part Françoise Courtois, fille de son frère Charles Courtois.
  • Elle a prêté 100 livres à Geneviève Alexandre, d'Auxi Ponthieu et elle a donc constitué une rente avec intérêts. C'est cette rente, avec les arrérages d'intérêts qu'elle transmet à sa nièce Geneviève Baillet, épouse de Philippe Effroy (celui-ci a été nommé curateur dans un acte de tutelle datant de cette même année 1755).
  • Les deux filles mineures concernées par l'acte de tutelle précédent, fllles de Pierre Vasseur et de la défunte Marie Jeanne Courtois, nièce de la testatrice Françoise Courtois, auront 100 livres à se partager à l'âge de la "puberté". En attendant, cet argent est détenu par l'exécuteur testamentaire.
  • Une autre soeur de la testatrice, Marie Courtois, femme de François Toulouse, de Hiermont, et leur fille Françoise Toulouse, auront 200 livres à se partager, à prélever sur l'argent comptant.
  • Ses deux nièces Geneviève et Françoise Baillet, déjà citées, auront à se partager le reste de l'argent comptant ainsi que ses biens mobiliaires sans en rien excepter: meubles, effets, habits, lit, linges servant à son corps. Elles paieront équitablement dettes, obsèques et funérailles et feront dire à leurs frais les 50 messes basses. Elles auront également à se partager équitablement trois mesures de terres (soit 1ha 25a) qu'elle a acquises à Auxi Artois et La Neuville. Elles paieront en revanche une rente viagère de 20 livres par an à leur soeur Rose Baillet, religieuse à Rue.
Pierre Courtois, frère de la testatrice, aura un manoir amasé (bâti) de maison et grange, rue de Wavans (actuelle rue du général de Gaulle), sans aucune charge de "cateux, bois blancs et maréchaussée" selon la formule consacrée (il s'agit de diverses sortes de taxes de succession).
 
Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pa-de-Calais à Dainville.
 
Régis Renoncourt.
Lire la suite

Antoine Courtois, "un ancêtre auxilois" (vers 1650-1724).

16 Juillet 2014 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Courtois

Antoine Courtois est originaire de Hiermont où il était probablement "laboureur" ainsi qu'il est défini lors de son premier mariage à Auxi avec Anne Petit en 1675.

Si on retient un âge moyen de 25 ans au mariage à cette époque, il serait donc né vers 1650 et c'est cette date que nous retiendrons.

Veuf, il se remarie avec Jeanne Leroy ou Deray (l'imprécision est due tant aux erreurs qui ont pu être faites sur les actes qu'à notre difficulté de pouvoir toujours bien déchiffrer l'écriture de ces actes) en 1686 et il devient "marchand cordonnier" tout en continuant, on le verra, à se livrer largement aux activités agricoles.

De son premier mariage, il a trois filles survivantes. Il a aussi de nombreux enfants de son second mariage, dont au moins cinq survivants qui laisseront une trace dans l'histoire d'Auxi tant par leur activité propre que par leur descendance.

Les archives des études des notaires auxilois débutent en mai 1694 et nous n'avons donc des renseignements pratiques sur la vie des gens qu'à partir de cette date.                    

 

  •      Régis Renoncourt.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les registres de catholicité aux archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Lire la suite

Antoine Courtois (vers 1650-1724) présente un compte de tutelle en 1695.

14 Juillet 2014 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Courtois

Antoine Courtois (vers 1650-1724) apparaît  pour la première fois dans les archives des notaires auxilois le 13 mai 1695 lorsqu'il présente un compte de tutelle aux héritiers donataires de Nicolas Crestel dit "l'aîné", en qualité d'exécuteur testamentaire de celui-ci. Nicolas Crestel est décédé le 2 mars 1694 à environ 80 ans, ce qui atteste la relative imprécision des actes de registres de catholicité à l'époque. Le testament qu'il a laissé ne nous est pas connu puisqu'il est antérieur à mai 1694.

Ce document ne nous apprend pratiquement rien sur Antoine Courtois mais beaucoup de choses sur les Auxilois de cette époque.

Antoine Courtois a reçu de Nicolas Crestel, avant son décès, 123 livres (la monnaie de l'époque) qui proviennent de Melchior François Duparc, maître du four banal à l'entrée de l'actuelle ruelle du Four. Duparc avait passé une "obligation" (emprunt) à Crestel pour 600 livres. Cette obligation est probablement assez ancienne puisqu'il y a un arrérage d'intérêts de 77 livres. En l'absence de crédit organisé, les emprunts se font, le plus souvent, de particulier à particulier. Les "annuités" correspondent aux intérêts de la dette, le capital restant dû jusqu'à son complet remboursement.

Courtois a acheté à Crestel deux tines (récipients) remplies de beurre pour un poids de 94 livres moins 1/4 (il s'agit ici de la livre "poids" et non de la livre "monnaie", on l'aura compris) comme on le voit, précise le document, par le billet du peseur. Cent livres de beurre coûtant 38 livres (monnaie) cela fait 35 livres 13 sols (une livre=20 sols). Cet achat, précise-t-on, est mentionné au testament de Nicolas Crestel. Les 35 livres 13 sols sont donc comptabilisées comme recettes.

Antoine Courtois a aussi reçu de François Darsin, de Hiermont, 18 livres qu'il devait à Nicolas Crestel.

Quarante (40) boisseaux de blé, mesure d'Abbeville (sous l'Ancien Régime, le système métrique n'existe pas encore, chaque contrée possède son système différent de poids et mesures, ce qui, bien sûr, complique les échanges et donne lieu à maintes contestations) ont été vendus par adjudication à Hiermont pour 32 livres 10 sols. Nicolas Crestel était probablement laboureur ou tout au moins possédait des terres (pour produire du blé) et des vaches (pour produire du beurre) à moins qu'il n'ait été un intermédiaire.

Au cours de la vente qui a suivi l'inventaire après décès (qui s'est déroulée entre le 2 mars 1694 et début mai 1694 puisqu'elle n'apparaît pas dans nos archives) et qui a rapporté 86 livres 10 sols, deux autres tines de beurre ont été adjugées à Antoine Courtois, l'une pesant 82 livres, l'autre 48 livres.

Comme il est peu probable qu'Antoine Courtois ait besoin de tout ce beurre pour sa consommation personnelle et celle de sa famille, il doit sans doute en revendre la majeure partie bien qu'il soit officiellement "marchand cordonnier".

Voilà pour les recettes; quant aux dépenses, elles sont évidemment également mentionnées mais peuvent faire l'objet d'un autre article.   

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.                                                

 

  •      Régis Renoncourt.
Lire la suite

Un bail dans la famille Courtois en 1743.

16 Mai 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Courtois

Le 9 avril 1743, Marie-Jeanne Courtois, veuve de François Baillet, marchand tanneur à Auxi Artois, "pour son plus grand profit" sous-ferme à titre de bail à

Antoine Poiré, marchand boucher, et Gabrielle Mouret, sa femme "de luy par l'effet des présntes bien et dûment autorisée, sans contrainte, ainsi qu'elle a déclaré".

toute une maison, cour, cave, jardins et autres édifices à Auxi Artois (cette maison donne sur l'Authie et sur le flégard du marché).

La bailleresse tient cette maison "à ferme" (en location) de Louis Devis, son épouse, décédée, et Jean-Charles Lagache.

Le sous-bail est de 6 ans à compter de mi-mars et le loyer de 70 livres.

Les grosses réparations seront payées pr moitié par Louis Devis et par moitié par Marie-Jeanne Courtois qui endosse ainsi la part de Jean-Charles Lagache.

Comme Marie-Jeanne Courtois a des écorces dans le grenier, elle pourra les laisser jusque la fin de septembre (les écorces, broyées, servent à fabriquer le tan qui entre dans la préparation des peaux et cuirs).

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

Un bail dans la famille Courtois en 1743.
Lire la suite

Une vente de chanvre en 1714.

16 Mai 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Courtois

Le 30 juillet 1714, Antoine Courtois, marchand et laboureur à Auxi Artois vend

à Adrien Blaisel, compagnon cordonnier à Auxi Ponthieu

le chanvre croissant en vert sur une demi-mesure, terre qu'il tient à ferme de l'hôpital Saint-Nicolas d'Auxi (celui-ci était situé à l'emplacement de l'actuelle salle des fêtes).

Cette terre est située à Auxi Ponthieu dans un enclos de 7 quartiers vis-à-vis de l'ancienne chapelle Saint-Laurent (donc à l'emplacement es anciens établissements UCACO, route d'Abbeville).

Blaisel en fera la dépouille moyennant 35 livres qu'il paiera à la Saint-Simon. Il ne paiera aucune imposition.

Le 7 décembre 1714, Courtois reconnaît avoir reçu de Blaisel les 35 livres.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

Une vente de chanvre en 1714.
Lire la suite

Un arrangement dans la famile Courtois en 1828.

11 Mars 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Courtois

abeille

 

Claude Antoine Courtois et Catherine Euphrasine Thorillon ont quatre enfants :

  • Claude François Amand Courtois, chapelier, a épousé Marie-Jeanne Augustine Perdu.
  • Marie-Catherine Aimable Alexandrine Courtois a épousé Pierre François Fardel.
  • Marie-Françoise Félicité Courtois a épousé Jean-Baptiste Ouziaux, maître maçon.
  • Marie Félix Auguste Courtois.

Le bien dont il est question est une maison à étage avec cour et bâtiments occupée par les parents, située entre la place et la rue des Courtieux, actuelle rue Wallart, estimée à 5 000 fr au loyer annuel de 250 fr, charges comprises.

D'après son contrat de mariage du 4 mars 1813, le couple Courtois-Perdu a reçu cette maison par donation d'entre vifs, les parents se réservant l'usufruit.

En outre, le couple devra verser, 18 mois après le décès du survivant des donateurs, 1 250 fr à chacun de ses frère et soeurs.

Pour des raisons qui ne sont pas indiquées, le couple Courtois-Perdu décide de vendre cette maison au couple Ouziaux-Courtois pour le prix de 5 750 fr, les parents gardant l'usufruit.

C'est donc le couple Ouziaux-Courtois qui donnera 1 250 fr à Marie Félix Auguste Courtois et au couple Fardel-Courtois, 18 mois après la mort du parent survivant.

Le couple Ouziaux-Courtois paiera au couple Courtois-Perdu 2 000 fr, 18 mois après le décès du parent survivant et, d'ici là, l'intérêt de cette somme à 5% l'an.

On voit que, dans l'affaire, le couple Courtois-Perdu réalise apparemment une bonne affaire puisqu'il obtiendra 2 000 fr au lieu de 1 250 fr; mais sans doute le couple Ouziaux-Courtois y trouve-t-il son compte?

Il faut noter que seuls les couples Courtois-Perdu et Ouziaux-Courtois assistent à cet arrangement, les deux autres enfants ayant simplement fait part de leur acceptation.

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

abeille 

 

Lire la suite

Accord pour l'entretien d'une orpheline en 1727.

13 Avril 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Courtois

abeille

Charles Courtois est marchand boucher. Il a épousé Marie Leroy le 15 avril 1723. Le 12 mars 1724 naît Marie-Jeanne. Marie Leroy décède le 3 août 1726.

Charles Courtois ne peut probablement pas s'occuper de la fillette. Le 10 mars 1727, il passe donc un accord avec Antoine Roy, marchand brasseur et cabaretier.

Roy nourrira et alimentera Marie-Jeanne pendant 9 ans "bien et dûment ni du pire ni du meilleur qu'eux".

De son côté, Charles Courtois entretiendra à ses frais sa fille en habillement, linges, bas, souliers "comme est tenu de faire un père son enfant".

En paiement, Courtois:

  • quitte et abandonne au profit de Roy la jouissance de deux demeures et ce qui en dépend, rue des Courtieux (aujourd'hui rue Wallart), qui appartiennent à la petite Marie-Jeanne, et ce pendant 9 ans. Roy entretiendra ces demeures des menues réparations locatives.  Si Roy doit remplacer la couverture, Courtois livrera un demi cent de feurre (paille, la couverture est donc en chaume) même si Roy en emploie davantage.
  • 27 livres 10 sols, montant qu'il touchera à mi-mars des deux locataires des maisons. Avec cette somme, Roy fera construire dans l'entre-deux du jardin, "le plus tôt que faire se peut", un puits à ses dépens, Courtois apportant les matériaux nécessaires.
  • Roy acquittera désormais les impôts.

Pour écrire cet article, nous avons consulté les archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.

abeille

Lire la suite

Le testament de Jacques Antoine Lucas en 1776.

18 Mars 2013 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Courtois

abeille

Jacques Antoine Lucas est l'oncle par alliance de Pierre Courtois qui a épousé Françoise Lucas, sa nièce. Il a été procureur fiscal et employé dans les fermes du roy.

Le 3 mai 1776, il rédige son testament chez le notaire Jacques César Dumas. Les témoins sont Philippe Lefebvre, greffier et tanneur et Jean Antoine Dusevel, sieur du Maisnil et marchand houpier. 

Il est en bonne santé, "allant et venant à ses affaires", sain de corps et d'esprit.

D'abord les formules consacrées: il recommande son âme à Dieu et veut que son corps soit inhumé dans le cimetière d'Auxi avec ceux de ses parents. Il veut qu'il soit chanté pour le repos de son âme un service solennel le jour de son décès et dit par les Pères Brigittins, si faire se peut. Qu'il soit dit, au plus tôt, 50 messes basses.

Quant à ses biens, il lègue à Pierre Courtois ses habits, linges, effets à son corps et usage.

Il lui lègue l'universalité de tous ses autres biens meubles sans en rien retenir ni réserver, l'instituant son légataire universel s'il survit à son épouse. Si c'est elle qui lui survit, il entend que les avantages réciproques qu'ils se sont faits par leur contrat de mariage aient leur entière exécution.

Aux enfants cadets de Pierre Courtois, ses petits-neveux, il lègue tous ses biens immeubles de libre disposition où qu'ils soient, à partager entre eux également à l'exclusion d'Alexandre Courtois, leur aîné. Si l'un n'est pas disponible ou s'il est décédé, sa part sera partagée également entre les autres, sauf Alexandre Courtois.

Leur père, Pierre Courtois, aura cependant l'usufruit sa vie durant. Celui-ci devra cependant indemniser Jeanne Courtois, sa soeur, ou plutôt le fermier de son pré de Lille (il s'agit d'un lieu-dit). Cette dernière phrase est peu compréhensible faute de documents, qui existent sans doute mais que nous n'avons pas trouvés.

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt. 
Lire la suite

Suite de l'inventaire de 1825 chez Alexandre Courtois fermier de la ferme du château.

31 Décembre 2011 , Rédigé par Cercle Historique d'Auxi le château Publié dans #Courtois

abeille

Dans la cave, on trouve:

  • 6 tonneaux cerclés en fer, remplis de cidre
  • 2 chantiers, une douzaine de jattes à couler, un couloir, deux cherennes à beurre
  • 9 baquets à bestiaux, 3 cuviers à lessive, 3 plats, un seau, une petite cuvelle
  • un panier avec deux douzaines de cuillers en étain, deux douzaines de fourchettes, deux douzaines d'assiettes à soupe
  • un lot d'outils en fer, marteaux, hache, serpe, vieux fers, scie.

Dans le grenier, on trouve:

  • deux calendriers
  • un mont de blé
  • un tas d'avoine
  • quatre hectolitres de fèves
  • un vieux coffre, une balle de houblon
  • 15 kg de laine
  • des cordes

Dans le cabinet du garçon d'écurie, on trouve:

  • deux lits d'écurie garnis
  • un coffre, deux selles dont une vieille, deux torques (ou torches) des brides, deux manteaux, un drap bleu.

Le cheptel: les chevaux

  • une jument hors d'âge à poil noir 
  • une jument hors d'âge à poil rouge
  • une jument de 10 ans à poil rouge
  • un cheval entier bai
  • un cheval entier bai
  • un cheval hongre de 4 ans
  • un cheval entier hors d'âge
  •  une jument de 9 ans
  • une jument de 4 ans
  • un bidet hors d'âge
  •  une jument blonde de 4 ans
  • un poulain mâle de 30 mois
  • une pouliche noire de 10 mois
  •  une pouliche grise 
  • un laitron mâle
  • une pouliche noire
  • une pouliche baie
  • une pouliche baie
  • un poulain gris mâle.

Le cheptel: les vaches:

  • une vache rouge de 10 ans
  • une vache de 8 ans, pleine
  • une vache rouge de 4 ans, pleine
  • une vache gris blanche de 4 ans
  • une vache rousse
  • un taureau
  •  un jeune taureau
  • une génisse pleine
  • un boeuf
  • une génisse non pleine
  • une génisse pleine
  • une génisse pleine
  • 5 veaux de lait

Dans une autre étable

  • une vache à lait rousse à tête blanche
  • une vache brune de 6 ans
  • une vache pleine rousse sortie d'âge
  • une vache pleine à tête blanche

Dans la bergerie  

  • 30 antenois
  • 40 agneaux gris
  • 100 brebis vieilles pleines

Les porcs et le petit cheptel

  • trois truies et une pleine
  • quatre coureurs
  • quatre coureurs
  • sept cochons de lait
  • deux porcs en graisse
  • 50 poules
  • 10 paires de pigeons

Les récoltes

  • une meule de blé composée d'un mille de gerbes
  • une meule de blé composée de deux milles de gerbes
  • 3 000 gerbes de blé
  • 600 bottes d'ivernaches
  • un mille de fèves à bisaille
  • deux mille de trèfle, sainfoin, minette

Divers

  • le fumier de la cour
  • 12 stères de bois à brûler, 400 fagots de saule, un tas de tourbe

Le matériel

  • 4 chariots tout montés
  • un tombereau
  • une petite charrette
  • deux charrues montées
  • 4 binots
  • 3 herses de bois, deux à buser, un rouloir, un poutroir (?)
  • les claies du parc et la charette du berger 

Les récoltes à venir

  • 18 ha 89a ( 44 mesures) de terres ensemencées en blé
  • 1 ha 72 a (4 mesures) de terres ensemencées en seigle
  • 2 ha 15 a (5 mesures) de terres ensemencées d'ivernaches
  • 12 ha 88 a (30 mesures) de terres labourées pour semer en mars
  • 5 ha 15 a (12 mesures) de terres préparées pour jachères
  • 5 ha 15 a (5 mesures) de terres préparées pour mars
  • 2 ha 5 a (5 mesures) de terres fumées

Les dettes actives

  • Jean Baptiste Montier manouvrier au Ponchel doit      200,00 fr
  •  Jean Baptiste Ducros ménager à Auxi doit     170,00 fr
  • Léon Froideval cabaretier doit           880,00 fr
  • François Ducros tisserand à Auxi doit      80,00 fr

Les dettes passives

  • contributions       100,00 fr
  • salaires des garçons de ferme    200,00 fr
  • fermages et rendages des terres de l'exploitation de la ferme      1 200,00 fr

Papiers

  • contrat de mariage Courtois-Joly du 27 vendémiaire an 4 passé chez le notaire Dupré à Crécy; il n' y a pas de déclaration d'apport.
  • 12 pièces d'acquisitions d'immeubles à La Neuville, Auxi, Wavans, Beauvoir-Rivière.

 

.Cet article et le précédent donnent une idée de ce que pouvait être une ferme relativement importante au début du XIXème siècle.

Lire la suite

L'inventaire de 1825 chez Alexandre Courtois, fermier de la ferme du château.

18 Décembre 2011 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Courtois

abeille

Alexandre Courtois est l'arrière-arrière-petit-fils de Antoine Courtois. Il est, à son décès, le 16 septembre 1824, à l'âge de 60 ans, fermier de la ferme du château, probablement en temps qu'occupeur.

 

Un conseil de famille a lieu à la Justice de Paix d'Auxi en janvier 1825.

Le 21 janvier 1825 a lieu l'inventaire à la requête de la veuve Marie Jeanne Antoinette Joly âgée de 54 ans.

Elle agit comme mère et tutrice de ses deux enfants mineurs Geneviève, Gabrielle, Eugénie âgée de 18 ans et Pierre Marie Eugène âgé de 10 ans.

L'aîné, Marie Alexandre, âgé de 26 ans est subrogé tuteur de ses deux cadets mineurs.

Antoine Désiré, 24 ans et François Marie 22 ans sont majeurs et cultivateurs.

Sont également présents, outre le notaire, les deux experts, Louis Grégoire Leflon, fermier à La Neuville et Pierre Honoré Margry, aussi cultivateur à Auxi.   

 

Nous entrons dans la première pièce où se situe le foyer. On y trouve:

  • une crémaillère, une paire de chenêts, une pelle à feu, deux paires de pincettes, deux chaudrons de fer et fonte
  • une cuisinière en fer blanc, une cafetière, une écumette, une louche à la soupe, une louche d'étain
  • une horloge
  • un banc à ménage avec deux seilles cerclées, quatre jattes, 10 assiettes, deux tourtières, quatre soupières en faïence, deux cruches, deux couvercles en faïence, deux pintes
  •  18 verres, une salière, une poivrière, un moutardier
  • trois vieilles tables
  • un lit en bois, une paillasse, deux matelas, un traversin, un oreiller, une couverte, une paire de rideaux en serge avec un ciel de lit
  • une paire de balances en bois, une lanterne, un tamis, deux petites cruches, un chaudron en fonte.

Dans une petite chambre à coucher on trouve:

  • un lit en bois blanc avec une paillasse, un matelas, un traversin, une vieille courtepointe, une paire de rideaux
  • une petite garde robe
  • une autre lit avec une paillasse, un matelas, une couverture, un traversin, deux rideaux en toile peinte, une petite table.

Dans le fournil, on trouve:

  • une bassinoire en cuivre, une crémaillère, un socle à frire, une pelle à four en bois, une rôtissoire en fer, une gaufrière, un vieux comperoide (?), deux râtissoirs de jardin, un vieux banc à ménage, un verrin en fer
  • deux vieilles maies, un vieux bois de lit, un coffre en bois, une table, deux rouets, une grande table, un ciel de lit avec des rideaux de serge
  • 12 mannes au pain et trois tamis.

Dans la salle à manger à droite, en entrant dans la maison, on trouve:

  • une paire de chenêts, deux chandeliers en cuivre, une paire de mouchettes en cuivre, une glace, 4 tableaux représentant des portraits et reliques, deux grils, un soufflet, deux chandeliers en cuivre
  • dans un buffet attenant à la maison, 6 plats, 12 assiettes en faïence, un saladier, une carafe, un pot, deux bouteilles
  • trois armoires ou garde robes en chêne
  • une commode secrétaire, un ornement de cuivre, une table
  • trois douzaines de chaises

Dans une petite chambre à coucher donnant sur la rue, on trouve:

  • deux bois de lit, trois matelas, deux couvertures, deux traversins, un oreiller, une paire de rideaux jaunes
  • une armoire, un miroir, une petite table, une table de nuit
  • 36 paires de draps, 18 chemises, 12 bonnets de coton, 7 douzaines de serviettes, 18 essuie-mains, 20 sacs, 6 nappes de table, 12 tabliers de cuisine.

Dans la garde robe du défunt, on trouve:

  • un habit, deux vestes, trois pantalons, deux culottes, six paires de bas, six paires de chaussettes, deux chapeaux, deux paires de bottines, deux douzaines de mouchoirs, une douzaine de cravates
  • quatre paniers dont un à salade. 

Dans un article ultérieur, nous descendrons à la cave, nous monterons au grenier, nous sortirons dans la cour et nous parlerons, bien entendu, du cheptel et des récoltes. 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.     
Lire la suite
1 2 3 > >>