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Articles avec #bordeux tag

Vieilles familles auxiloises : la généalogie ascendante de Françoise Clotilde Leleu : de Françoise Clotilde Leleu à Antoine Lecouvé, soit 5 générations.

24 Août 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Bordeux

Très vite, au moment de la création de notre blog, nous abordons les questions de généalogie, celle-ci étant pour beaucoup de gens une porte ouverte sur l'Histoire; nous publions donc de nouveau cet article déjà publié le 24 juin 2011.

 

On sait peu de choses sur Antoine Lecouvé. Il loue le 9 février 1699 à Adrien Durant et Antoinette Crampon, son épouse, laboureurs à la Neuville, un manoir amasé de maison (c'est à dire une maison et le terrain sur laquelle elle est bâtie) à la Neuville, rue allant au Planty, pour deux ans, au loyer de 40 livres par an payables par trimestres. Les locataires doivent entretenir les haies et clore le jardin sans pouvoir couper ni arbres ni haies. Si les bailleurs veulent faire construire un four et des dépendances, ils devront charger à leurs dépens les argiles nécessaires (on peut deviner, à cette phrase, qu'il s'agit de bâtiments en torchis).

 

Son arrière- arrière- grand- père: Antoine Lecouvé, marchand cordonnier, décédé en 1725, a épousé Françoise Dufour.

Son arrière- grand- père: François Baillet, bourrelier, décédé en 1710, a épousé Marie Lecouvé en 1691. Celle-ci est décédée en 1746 à 75 ans.

Son grand- père: Nicolas Leleu, marchand épicier, décédé en 1762 à 80 ans, a épousé Marie Françoise Baillet en 1716. Celle- ci est décédée en 1762 à 75 ans; ils meurent à trois semaines d'intervalle.

Son père, Antoine Nicolas Leleu, marchand cirier, né en 1728 et décédé en 1764 à 45 ans, a épousé Isabelle Margry en 1755. Veuf, il s'est remarié en 1762.


Françoise Clotilde Leleu, née en 1759, épouse Louis Bordeux en 1791  

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi et les archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

 

  •            Régis Renoncourt.

 

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vieilles familles auxiloises: la nomination d'un tuteur à Jean-Baptiste Bordeux en 1814.

22 Août 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Bordeux

Cet article a déjà été publié le 25 juin 2011 au cours du premier mois de notre blog; il concerne une vieille famille auxiloise, celle des Bordeux, et aborde un sujet important à une époque où il est fréquent de mourir jeune avec des enfants en bas âge.

 

Louis Bordeux meurt le 19 septembre 1814 (article déjà publié). Le 21 septembre a lieu un "tribunal" (conseil) de famille devant le juge de paix (la justice de paix a existé de 1790 à 1958 : c'est le tribunal local qui siège au chef-lieu de canton) pour donner un tuteur au jeune Jean-Baptiste Bordeux alors âgé de 17 ans.

Sont donc présents le juge de paix et son greffier.

Comparaissent également:

  • André Bailly marchand à Saint-Pol-sur-Ternoise, beau-frère de Jean-Baptiste Bordeux, époux de Clotilde Bordeux.
  • Nicolas Lecul marchand de tourbe à Flixecourt, bel-oncle, époux de Marie-Françoise Bordeux.
  • Charles Bordeux marchand épicier à Flixecourt, oncle de Jean-Baptiste Bordeux.

(Flixecourt et la commune d'origine de Louis Bordeux, voir un des précédents articles).

Tous trois appartiennent à la famille paternelle de Jean-Baptiste Bordeux.

 

Sont là également:

  • Antoine Petit propriétaire à Auxi-le-Château, petit cousin de Jean-Baptiste Bordeux, époux de Marie-Anne Margry (la grand-mère maternelle de Jean-Baptiste Bordeux s'appelle Isabelle Margry).
  • Nicolas Pernes cultivateur à Auxi-le-château (Lannoy)
  • Adrien Philippe Wimart huissier royal à Auxi-le-Château.
  • Ces deux derniers sont des "voisins et amis" pris à défaut de parents du côté maternel.

Tous sont majeurs et "usant de leurs droits". Ils sont là pour nommer un tuteur qui gérera et administrera les biens de Jean-Baptiste Bordeux "en toutes circonstances généralement quelconques"   et aussi un subrogé tuteur pour défendre ses intérêts toutes les fois qu'ils pourront se trouver en opposition avec ceux de son tuteur.

Ils prêtent serment de "bien et fidèlement procéder à ces deux élections".

Après avoir "mûrement délibéré", ils nomment "unanimement" le frère aîné de Jean-Baptiste Bordeux, Louis Bordeux, marchand à Auxi-le-Château, comme tuteur et Jean-Baptiste Becquet marchand épicier à Auxi-le-Château comme subrogé tuteur (il est cousin maternel de Jean-Baptiste Bordeux au 5ème degré).

Louis Bordeux et Jean-Baptiste Becquet déclarent alors avoir "pour agréable le choix fait de leurs personnes" et acceptent la tutelle à eux déférée par les délibérants. Ils prêtent le serment de "bien et fidèlement remplir les devoirs attachés" à ces fonctions à la charge de faire faire un inventaire fidèle et exact des biens composant la succession mobiliaire du défunt Louis Bordeux, en un mot de se conformer à tout ce que prescrivent les lois en pareil cas (en septembre 1814, nous sommes à quelques mois du retour des Rois Bourbons sur le trône, ce qu'on appelle la Première Restauration et l'un des acquis de la Révolution c'est que l'on parle désormais de "loi" et non plus de "coutume" comme sous l'Ancien Régime). Ils s'engagent aussi à "rendre un compte sincère et fidèle de leur gestion et administration à l'expiration de leurs fonctions".

Le tout fait dans la maison mortuaire de Louis Bordeux sur la place du marché.

Un semblable "conseil de famille" est très courant à une époque où on meurt encore relativement jeune avec des enfants mineurs.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.                                                                             

 

  •      Régis Renoncourt. 
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Vieilles familles auxiloises : le mariage de Louis Bordeux et Françoise Leleu en 1791, il y a 220 ans.

20 Août 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Bordeux

Cet article a été publié le 12 juin 2011 au cours du premier mois de notre blog; c'était l'année de notre exposition sur les vieilles familles auxiloises et, parmi elles la famille Bordeux qui fait l'objet de l'article; nous le publions de nouveau avec plaisir. 
 
"On commence à le savoir dans Auxi, notre exposition, qui se tiendra du vendredi 9 septembre au dimanche 18 septembre 2011 dans deux salles du premier étage de la mairie, aura pour thème la généalogie. Une partie de cette exposition sera consacrée aux vieilles familles auxiloises ayant au moins un ancêtre qui a vécu à Auxi à l'époque de Louis XIV.
 
Un exemple : Louis Bordeux, marchand épicier âgé de 30 ans, originaire de Flixecourt, épouse en 1791 une auxiloise Françoise Clotilde Leleu. L'arrière- grand- père de la mariée est Antoine Lecouvé, qui a épousé Françoise Dufour en 1699. Une vieille famille auxiloise donc.
 
Louis Bordeux s'installe sur la place et il figure bientôt parmi les plus hauts cotisés (imposés) qui assistent d'office aux séances du conseil municipal, quand celui- ci prend des mesures d'ordre budgétaire. Nous pouvons, grâce aux archives notariées, suivre les aléas de la vie du couple.
 
Françoise Clotilde Leleu décède, à l'âge de 45 ans, le 1er vendémiaire an XI (automne 1803), avec trois enfants encore mineurs.
 
Louis Bordeux représente ceux- ci, à l'automne 1804, lors de l'inventaire et de la vente des meubles suite au décès d'une tante, Rosalie Leleu, veuve d'Augustin Duriez.
 
Au cours de l'hiver 1804- 1805 (pluviôse an XII) a lieu l'inventaire dans la maison de Louis Bordeux, afin de sauvegarder les droits de ses trois enfants mineurs (ceux- ci ont la part de leur mère). Les mineurs ont un subrogé tuteur pris dans la famille maternelle.
 
Au printemps suivant (floréal an XII) a lieu le partage immobilier, et ce n'est qu'en 1813 qu'a lieu la liquidation.
 
Le 18 septembre 1814, Louis Bordeux, malade, rédige son testament. Il décède deux jours plus tard, à l'âge de 53 ans, et l'inventaire après décès a lieu dans les jours qui suivent.
 
Le 7 octobre 1814, Clotilde Bordeux cède, moyennant une compensation financière, ses droits à son frère aîné Louis et le même jour a lieu le partage.
 
Le 10 octobre 1814, a lieu la vente des meubles de Louis Bordeux et le 15 novembre est passé le bail de sa maison sur la place.
 
Le 14 avril 1817 a lieu un accord entre les deux frères et le 31 mai 1817 a lieu la reddition des comptes de l'aîné à la majorité de ses deux cadets.
 
Le 24 mars 1825 a lieu le mariage du cadet, Jean- Baptiste Bordeux avec Jeanne Tellier.
 
Voilà donc 14 documents qui, convenablement exploités, permettent d'éclairer la vie d'un bourgeois auxilois sous le Premier Empire.
Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi ainsi que la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.     
 
  •      Régis Renoncourt .  
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Vieilles familles auxiloises: l'émancipation de Jean Baptiste Bordeux en 1816

10 Août 2011 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Bordeux

abeille 

Le 8 novembre 1816, Louis Bordeux, marchand à Auxi-le-Château, tuteur légal de son frère cadet Jean-Baptiste Bordeux (d'après l'acte du 21 septembre 1814, qui a fait l'objet d'un précédent article sur notre blog) et Jean Baptiste Becquet subrogé tuteur du même Jean Baptiste Bordeux comparaisent devant le Juge de paix d'Auxi, pour un conseil de famille.

  Ils disent et déclarent que Jean Baptiste Bordeux, encore mineur, s'était toujours bien comporté depuis, qu'il avait l'âge de raison et qu'il était capable de jouir du revenu de ses biens et de les administrer d'autant plus qu'il avait 18 ans accomplis. Ils sollicitent pour lui le bénéfice de l'émancipation devant le conseil de famille.

     Sont donc présents:

    André Bailly, beau-frère de Jean-Baptiste Bordeux.

Nicolas Lecul, bel oncle de Jean-Baptiste Bordeux.

Charles Bordeux, oncle de Jean-Baptiste Bordeux, tous déjà présents deux ans auparavant lors de la nomination du tuteur et du subrogé tuteur.

    Sont également présents:

    Antoine Ducellier, instituteur.

Dephin Voisin, marchand de bois.

Claude Vasseur, propriétaire, voisins et amis de Jean Baptiste Bordeux.

     Tous sont majeurs et "usant de leurs droits" selon la formule consacrée. Ils ont été  "instruits" de l'objet de la convocation.

    Le témoignage rendu par tuteur et subrogé tuteur correspondant à l'opinion des membres du conseil de famille, le juge de paix prononce l'émancipation de Jean Baptiste Bordeux avec les droits accordés par le Code Civil aux mineurs émancipés (nous sommes en 1816 sous la Restauration, un an et demi après Waterloo et l'abdication définitive de Napoléon 1er mais le Code Civil napoléonien a bien résisté).

    Toutefois, Jean Baptiste Bordeux ne pourra ni aliéner (vendre), ni hypothéquer, ni même faire aucun acte autre que ceux de pure administration sans observer les formalités prescrites aux mineurs non émancipés et sans l'autorisation préalable en pareil cas requise.

Jean Baptiste Bordeux déclare "avoir pour agréable la dite émancipation et en témoigner reconnaissance tant à son tuteur qu'à son subrogé tuteur et au conseil de famille".

    Il faut maintenant nommer un curateur qui assistera Jean Baptiste Bordeux dans les inventaires, comptes, partage, liquidation de succession et dans tous les actes qui excèdent ceux de pure administration.

     A l'unanimité, le choix du conseil de famille se porte sur Jean Baptiste Becquet, le subrogé tuteur, qui accepte ces fonctions et prête serment.                             

 

  •      Régis Renoncourt.
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Vieilles familles auxiloises: une reddition de comptes de tutelle en 1817.

14 Juillet 2011 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Bordeux

 

Après la mort de Louis Bordeux le 19 septembre 1814, le frère aîné Louis Bordeux a été nommé, le 21 septembre, par conseil de famille, tuteur de son frère cadet Jean-Baptiste Placide, alors âgé de 17 ans. Celui-ci a été "émancipé", toujours par conseil de famille le 8 novembre 1816 et on a alors nommé un curateur, Ambroise Becquet, marchand à Auxi.

Le 31 mai 1817 a lieu la "reddition des comptes" par le curateur.

Dorénavant, Jean-Baptiste Placide Bordeux volera de ses propres ailes.

 

En recettes, il y a trois postes:

  • l'actif au moment de l'inventaire fait les 22 et 23 septembre 1814 à la mort de Louis Bordeux.                                                                   480,31 francs.
  • les rendages (loyers) de 1814                                   633,00 francs.
  • les rendages de 1815                                                 633,00 francs.
  • Soit un total de 1 746,31 francs.

En dépenses, il y a dix postes:

  • les frais d'actes et d'enregistrement                           125,47 francs.
  • les droits de mutation                                                   80,45 francs.
  • les frais d'experts et arpenteurs  ayant procédé à l'estimation des biens  22,00 francs.
  •  l'acquisition faite par Louis Bordeux au nom de son frère d'une terre à Lannoy le 12 décembre 1816   534,00 francs
  • les frais d'école                            24,00 francs
  • les impositions de 1814, 1815, 1816          221,39 francs
  • la pension des trois années                         600,00 francs.
  • les frais d'entretien                   205 francs
  • la réparation de maison                99,55 francs
  • les remboursement d'une rente à César Lecouvé      334,45 francs
  • Soit un total de 2 246,31 francs.      

 

Soit une différence de 500 francs.

Jean-Baptiste Bordeux paiera à son frère 200 francs le 1er décembre 1817, 200 francs le 1er décembre 1818 et 100 francs le 1er décembre 1819.

 

 On peut noter plusieurs choses:

  • Il a encore des frais d'école (il a 17 ans en 1814) ce qui signifie sans doute un certain degré d'instruction pour l'époque.
  • Le capital a été augmenté par l'achat d'une terre.
  • Une rente est, en l'absence de crédit organisé, un emprunt qui donne lieu à des versements d'intérêts de la part du débiteur. Le remboursement d'une rente est donc aussi, indirectement, une augmentation de capital.
  • En 1817, nous sommes sous la Restauration (règne de Louis XVIII).              

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.
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A partir du mariage de Louis Bordeux et Clotilde Tellier, généalogie descendante (deux branches auxiloises)

27 Juin 2011 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #Bordeux

2ème génération: Jean-Baptiste Bordeux, fils cadet, épouse Jeanne Tellier en 1825.
3ème génération: - Placide Charlemagne Bordeux épouse Louise Tellier en 1856.
- Marie-Françoise Bordeux épouse Auguste Courtois en 1852.
4ème génération: - Charles Ernest Bordeux épouse à Beauvoir-Rivière (en 1890?) Clarisse Soudain.
- Emile Courtois épouse à Bours, en 1903, Emilie Venant.
5ème génération: - Georgette Bordeux épouse Jules Schnell en 1921.
- Marcel Courtois épouse Eugénie Becquart en 1931.  
 
Nous ne pouvons indiquer la 6ème, la 7ème, la 8ème et la 9ème génération car, officiellement, la consultation des registres d'état-civil ne peut se faire après 1936. Mais les intéressés peuvent ajouter des commentaires s'ils le désirent.                              
 
  •      Régis Renoncourt.
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