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Articles avec #bernatre tag

Un marché de brebis à Bernâtre en 1694.

29 Décembre 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Bernâtre

Le 8 juin 1694, Jacqueline Dufétel, veuve de Jean Legris, demeurant à Bernâtre,

baille et accorde à prix d'argent

deux brebis à Louis Bullot, tailleur d'habits;

il profitera des "deux bêtes à laine comme à soy appartenant" pendant 12 ans. Elles seront nourries, entretenues et logées "comme si elles étaient siennes".

au prix de 40 sols par an (soit 2 livres) avec premier paiement le 8 juin 1695.

A la fin des 12 ans, Bullot devra fournir deux autres brebis à la bailleresse au prix de 6 livres les deux brebis.

Si les brebis meurent par mort naturelle ou négligence des preneurs, Bullot devra donner 6 livres à la veuve. 

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.
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Une rente à Bernâtre en 1694.

11 Février 2012 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Bernâtre

Dans la société d'Ancien Régime, en l'absence de crédit organisé, quand on a besoin d'argent on crée une rente. Les rentes sont perpétuelles, transmissibles, "héritières" aussi bien du côté du crédit-rentier (celui qui a prêté) que du débit-rentier (celui qui a emprunté).

Le 3 juin 1694, Louis Bullot, tailleur d'habits à Bernâtre et sa femme Jacqueline Crestel ont reçu 200 livres de Jacqueline Dufestel, veuve de Jean Legris, demeurant à Bernâtre. Ils créent une rente au cours de 10 livres payables chaque année le 8 juin.

Le 15 juin 1723 (29 ans plus tard!), comparaît Jean Bullot, de Bernâtre, en son nom et en celui de sa soeur Marie demeurant avec lui qui, après lecture du contrat, reconnaît exécutoire sur lui et ses biens les clauses de ce contrat (ils sont héritiers de leurs parents Louis Bullot et Jacqueline Crestel) au profit de François Legris, laboureur à Hiermont, héritier de Jacqueline Dufestel.  

Comme il n'y a pas d'arrérages, cela signifie que les annuités ont été régulièrement payées mais le "principal" de 200 livres ne l'a pas été. Comme le couple Bullot-Crestel avaient donné une garantie sur leurs biens, cette garantie court toujours à la génération suivante.         

 

  • Régis Renoncourt . 
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