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Accord entre Nicolas Wimart et un marchand de Doullens au sujet d'une cuve: 1747.

Nicolas Wimart dit "le jeune", fils de Nicolas Wimart et Isabelle Darras, mari de Dorothée Degrez est marchand menuisier et demeure à Auxi-Artois.

Par acte passé devant notaires, le 24 septembre 1747, il promet et s'oblige de faire fournir et livrer à Antoine Lejeune, marchand tanneur à Doullens "une cuve à usage de tanner de bon bois de chêne loyal et marchand bien joint et conditionné de la grandeur de huit pieds au pied de 12 pouces (il faut bien préciser car les mesures varient d'un endroit à l'autre , ce qui peut donner lieu à des contestations ultérieures) de dedans en dedans entre les douves, contre le fond, c'est-à-dire par le bas, et par la hauteur de sept pieds, tout compris c'est-à-dire la douve en entier; les douves seront de l'épaisseur d'un pouce et demi comme ordinaire, tous à pleines hérottes (?), le fond de la même épaisseur, les solives du fond d'épaisseur et largeur convenables et le tout de bons bois sans ventelères (?), chaplures (?) ou mauvais noeuds, laquelle cuve sera faite et parfaite même cerclée par et aux dépens du dit Wimart dans le susdit temps, livrée en ce lieu au sieur second comparant qui la fera conduire à Doullens comme il avisera bon et à ses dépens et néanmoins le dit Wimart sera obligé de se transporter en la dite ville de Doullens avec la voiture qui conduira la dite cuve pour la monter et ajuster et la mettre en place; consent même que la même cuve soit sujette à visitation aux dépens de qui il appartiendra (c'est ce qu'on appelle le service après vente).

Au moyen de quoi, le sieur Lejeune a promis et par les présentes s'oblige de rendre et payer audit Wimart acceptant la somme de cent dix livres une fois payable au jour de la réception de la dite cuve.

A l'accomplissement et entière exécution des présentes, les comparants respectivement ont obligé et obligent leurs biens présents et futurs sur lesquels ils accordent main assise, mise de fait et toutes autres sûretés de droit, consentant d'y être respectivement condamnés de l'office de messieurs du Conseil d'Artois, de la prévôté de Doullens et autres qu'il appartiendra accepter".                                                          

  • Régis Renoncourt

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