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Articles récents

Généalogie de Louis Boitez au couple Robert Pruvost x Constantine Bacquet mariés en 1913.

16 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #généalogie - familles - couples

Louis Boitez    x    Marie Leroy

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Claude Boitez    x    Geneviève Varlet   1729

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Louis Boitez    x    Marie Françoise Robart    1758

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Louis Joseph Boitez    x    Marie Angélique Dercourt   1788

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François Eloy Boitez    x    Constance Foubet   1823

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Jean Baptiste Marcotte    x    Charlotte Boitez   1844

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Jules Marcotte    x    Constance Pranger   1866

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Camille Pruvost    x    Julie Marcotte   1890  

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Robert Pruvost    x    Constantine Bacquet   1913.  

Régis Renoncourt

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Un contrat de mariage à la fin du XVIIème siècle: celui de Nicolas Wimart et Isabeau de Willencourt en 1698.

15 Décembre 2016 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #Wimart

    Le mariage est un acte important de la vie, au point de vue religieux, bien sûr (c'est un sacrement au même titre que le baptême et l'extrême onction), mais aussi au point de vue social. Dans une société où l'individu compte moins que le groupe, on se marie généralement "selon son état", le mariage étant préparé par les parents ou d'autres membres de la famille. A travers lui, on assure la pérennité de la famille et la transmission d'un patrimoine.

Nombreux sont les contrats, même dans les familles où les biens ne sont pas considérables.

     

On sait qu'un contrat a été fait pour le second mariage de Nicolas Wimart avec Isabelle Darras mais il a probablement disparu. On a, par contre, celui du premier mariage avec Isabeau de Willencourt, passé le 4 octobre 1698, en l'étude de maître Lemercier, notaire à Auxi-Artois (c'est la partie d'Auxi qui se situe sur la rive droite de l'Authie, du côté de la place et de l'église).

 

Nicolas apporte la maison héritée de ses parents, rue de Wavans (qui deviendra rue d'Arras puis rue du général de Gaulle), avec la boutique et les outils nécessaires au métier de menuisier-sculpteur qu'il a appris de son père. Il lui faudra d'ailleurs un accord ultérieur avec ses deux demi-soeurs, Antoinette et Jeanne, afin d'apurer les comptes, son père ayant utilisé, à des fins personnelles, une partie de l'apport  de mariage de sa première femme, Claire Demont (un contrat de mariage a donc aussi été fait à cette époque). Chaque soeur reçoit de Nicolas 25 livres (soit environ deux mois de travail d'un ouvrier). Les deux soeurs ne savent pas signer: les hommes sont en général plus alphabétisés que les femmes. Il faut aussi deux actes séparés en décembre 1698 et décembre 1699 car la première fois Jeanne n'habite pas Auxi mais Lille (la ville est devenue française en 1668 c'est à dire une dizaine d'années après Auxi-Artois) où elle est probablement "placée" c'est à dire servante ou domestique dans une famille bourgeoise de la ville. Antoinette est déjà mariée avec un boucher auxilois. Jeanne reviendra se marier et se fixer à Auxi.

 

Le marié et la mariée sont vêtus, selon la formule consacrée, "comme à leur état appartient", la tenue vestimentaire étant, à l'époque, un signe de leur situation sociale, signe qui doit être compris de tous.

 

La mariée a une jupe noire, deux jupes rouges (ce sont les couleurs que l'on retrouve le plus souvent), une jupe brune, une jupe blanche ce qui semble traduire, par la diversité des couleurs, une certaine élégance.

Les linges et les habits servant "à ses corps et chef (tête)" lui resteraient en cas de veuvage: elle apporte trois chemisettes, 18 coiffes et autres linges non précisés; on se lave très peu mais le linge, souvent changé et souvent lavé, apporte une propreté extérieure qui traduit d'une certaine façon la pureté de l'âme. Victor Hugo dit de l'un de ses personnages qu'il est vêtu de probité candide et de lin blanc.  

Son "lit garni" lui resterait aussi en cas de veuvage et ne ferait pas partie de la communauté des biens qu'elle pourrait avoir avec ses enfants ou avec les membres de la famille de son mari. Son lit garni apparaît de qualité mais sans bois de lit: matelas, traversin et oreiller de plume (et non de paille), trois paires de draps, trois paires de tayettes, une couverture verte (la couleur verte est symbole de prospérité et de fécondité). Le lit garni, surtout avec ses bois, est toujours un investissement coûteux pour un jeune couple qui entre en ménage.

La mariée apporte aussi les ustensiles de base pour tenir un ménage: une paire de chenêts (mais pas de pinces ni de crémaillères), deux poêles à feu, deux chaudrons, une écumette, un bassin, un chandelier d'airain, une salière ainsi que de la vaisselle d'étain, matière plus "rustique", moins "moderne" que la faïence que l'on trouve alors cependant de plus en plus. Il y a aussi 8 plats, 8 assiettes, deux écuelles, une jatte, six cuillers. On le voit, ni couteau (très rare en cuisine à l'époque), ni fourchette (introduite à la Cour de France par Henri II au milieu du siècle précédent), ni de verre ou gobelet (on continue probablement à boire "à l'ancienne", à la bouteille ou au pichet). Il se peut cependant que cet ameublement de cuisine soit complété ultérieurement comme c'est le cas aujourd'hui quand les cadeaux de mariage ne couvrent pas tous les besoins.

La mariée apporte en outre 300 livres de dot (soit l'équivalent de deux années de travail d'un ouvrier ou d'une maison correcte ou de trois chevaux) dont 150 qui tiennent "nature de fonds et de propres", c'est à dire qu'en cas de décès sans enfants nés ou à naître, ces 150 livres, qu'ils soient ou non convertis en immeubles, retournent à la famille de Willencourt.  

 

Tout le monde appose sa signature au bas de l'acte sauf la mariée qui fait une marque. François Wimart, l'oncle du marié, est témoin. Le père de la mariée signe bien, sa mère très difficilement. François, frère de la mariée signe bien mieux que Françoise, soeur de la mariée. 

Le 30 mai 1699, six mois après le mariage, les jeunes mariés reconnaissent avoir reçu des parents de la mariée, la dot ("le partement") de celle-ci, argent et meubles.

Si nous avions pu retrouver le contrat de mariage de Nicolas avec sa seconde épouse, Isabelle Darras, nous aurions pu faire des comparaisons  fort intéressantes. On sait, par un autre document, qu'Isabelle Darras apporte une maison rue de Wavans de la valeur de 200 livres environ. 

 

Pour en revenir à ce contrat de 1698, on peut dire que, si les apports ne sont pas considérables, ils sont assez corrects et doivent permettre un bon démarrage dans la vie. 

 

  • Régis Renoncourt.
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La mère du général Déplanque.

14 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #armée - guerre - commémorations

La mère du général Déplanque meurt le 18 avril 1880, alors que lui-même, mis à la retraite, est revenu à Auxi où il a d'ailleurs un fils naturel, Guislain Delporte, fils de Joséphine Delporte.

Le général a toujours entretenu une correspondance avec sa mère; voici deux "morceaux choisis":

En 1859, il écrit à sa mère, au sujet d'une tante Dercourt, qu'elle est une femme bien respectable, d'un caractère rare, bien rare pour avoir passé sa vie à Auxi.

En 1864, il écrit: "Autrefois, on avait un café (le café "Victor" Wimart, près de l'hôtel de ville). Aujourd'hui, il n'y a plus que des cabarets dans lesquels on est souvent insulté. Auxi n'est qu'un village, malgré son luxe d'hôtel de ville (celui-ci, en 1864, est tout juste achevé; son prix et des défauts de construction alimentent probablement les conversations...et les critiques) et ses pittoresques trottoirs. C'est inhabitable".

A noter que, 11 ans plus tard, le général viendra quand même y habiter.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série B des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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Généalogie de Nicolas Wimart au couple Joseph Lucas x Hélène Schrieke mariés en 1903.

13 Décembre 2016 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #généalogie - familles - couples

 

Nicolas Wimart    x      Catherine Lenglet 

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Nicolas Wimart    x    Elisabeth Darras    1711

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Nicolas Wimart   x    Marie Dorothée Degrez    1734

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Nicolas Dominique Wimart   x    Marie Anne Treuet    1765

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Pierre Antoine Lebrun    x    Marie Anne Wimart     1790

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Jules Lebrun    x    Alexandrine Douvry      1819

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Joseph Lebrun   x    Ursule Daveluy    1844

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Dominique Lucas    x   Hermanse Lebrun     1871

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Joseph Lucas   x   Hélène Schrieke    1903.

 

Régis Renoncourt

 

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Général Déplanque, 1875.

12 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #armée - guerre - commémorations

Le 14 mai 1875, le général Déplanque prend, à Périgueux, le commandant de la 47ème brigade d'infanterie de la 24ème division du 12ème Corps d'armée.

Mis en disponibilité le 31 décembre 11875, il revient à Auxi. Il a alors 55 ans.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série B des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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Une vente par adjudication en 1844.

11 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #la vie quotidienne autrefois

C'est Marie-Françoise Barthélémy, veuve de Pierre Charles Labbé puis de Louis Tellier, ancien notaire et tutrice de ses deux enfants mineurs, Sophie et Auguste Tellier, qui met en vente cette maison.

Celle-ci consiste en un principal logis construit en pierres et briques et couvert en ardoises, divisé au rez-de-chausée en trois places (pièces): cuisine, salle avec trois glaces et cheminée en marbre, salon.

Au 1er étage, il y a trois chambres dont deux avec cheminées, ainsi qu'un corridor qui donne sur la cour.

Au 2ème étage, il y a deux chambres et, au-dessus, un vaste grenier.

A côté du principal corps de logis, se dresse un grand bâtiment à usage de peignerie de laine avec, au-dessus, un grenier couvert en pannes.

De l'autre côté, un petit bâtiment à usage de bûcher sous lequel se trouve une petite cave.

La grande cour a deux entrées sur la rue des Varennes (actuelle rue Joseph Pierrin) et du Fort, l'une par une grand'porte et l'autre par une porte dite porjet.

Derrière la cour se trouve un jardin potager. Au-delà du fossé des armures, la propriété comprend un enclos à labour et une pâture plantés d'arbres à fruits et d'arbres montants.

Cette propriété de 1ha 18a est entourée et fermée par des haies vives et des fossés. Elle donne sur la rue du Cheval et la rue Loison (je n'ai jamais entendu parler de cette rue; probablement qu'elle a disparu avec l'urbanisation de ce quartier).

Le bâtiment est occupé par Delphin Gaudefroy, l'enclos et la pâture par la veuve Lefrançois.

On connaît aussi l'origine de la propriété.

Autrefois, elle comprenait deux parties: un bâtiment de 80 ares acquis par le notaire Tellier de André Hecquet, cultivateur, et de son épouse, Caroline Puchois, de Brévillers, chez maître Housel, notaire à Hesdin, le 23 avril 1843 pour le prix de 11 200 francs.

L'autre partie, de 32 ares 16 centiares a été acquise par le notaire Tellier le 19 août 1844 de Elisabeth Victoire Duboille veuve Lefrançois pour le prix de 1 000 francs.

Hecquet avait lui-même acquis cette maison de Amicie Josephe Duboille, épouse de Norbert Foubert, de Domart, et Désirée Anastasie Charlotte Duboille, de Moufflers, le 31 août 1822 pour le prix de 11 000 francs dont 5 000 francs comptant, les soeurs Duboille ayant recueilli la succession de leurs parents.

La veuve Lefrançois avait acquis sa propriété de Louis François Carpentier, marchand tanneur, mari de Victoire Beaussart le 29 mars 1830 pour le prix de 1 000 francs.

La mise à prix de la propriété est de 15 000 francs.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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Général Déplanque, 1870-71.

10 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #armée - guerre - commémorations

Le colonel Déplanque reçoit, le 22 septembre 1870, l'ordre de former trois bataillons de guerre de 1 000 hommes chacun.

Ils arrivent à Toulon (venant d'Algérie) le 11 octobre et sont dirigés sur Blois pour prendre part à la campagne de la Loire.

Général le 3 octobre 1870, il est à la tête de la 2ème brigade de la 1ère division du 16ème corps soit 7 000 hommes.

Il participe à la victoire de Coulmiers le 9 novembre 1870.

Il est blessé le 3 décembre.

L'armistice est signé le 29 janvier 1871.

Il ne prend pas une part active à la répression de la Commune.

Le 28 juin 1871, le général Déplanque reprend du service en Algérie.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série B des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt. 

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Général Déplanque, jeunesse.

9 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #armée - guerre - commémorations

Le "général Déplanque" est issu d'une vieille famille auxiloise aussi bien du côté paternel que du côté maternel.

Les trois frères Déplanque sont nés dans les années 1820.

Louis Joseph le 23 février 1820.

harles Gustave le 21 mai 1822.

Charles Antoine Henri le 21 février 1828. 

Il fait ses études d'abord au collège d'Auxi, dirigé par Duquesnoy et de "bonne réputation", puis comme son frère cadet, au lycée d'Abbeville puis à Saint-Cyr.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série B des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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Une nacelle pour la commune, 1984.

8 Décembre 2016 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #patrimoine communal

J'ai choisi ce document où apparaît une décision du conseil municipal qui a trait à l'équipement de la commune. Au fil des décennies, le matériel de la commune a, en effet, pris de l'ampleur tant au niveau quantitatif qu'au niveau qualitatif. Régis Renoncourt.

Il s'agit du compte-rendu paru dans "l'Abeille de la Ternoise" du 7 janvier 1984 ayant trait à la séance du conseil municipal d'Auxi du 17 décembre 1983:

"Achat d'une nacelle élévatrice:

La solution jusqu'alors utilisée pour assurer le remplacement des ampoules (travaux confiés à une entreprise privée) se révèle coûteuse et peu efficace dans la mesure où les ampoules grillées ne peuvent être remplacées tout de suite (on effectue de temps à autre un remplacement général des ampoules grillées ou non).

M. Gaillard, adjoint aux travaux, propose donc l'achat d'une nacelle élévatrice d'occasion à la société Tamboise Manutention pour une somme de 65 000 F. A diverses questions posées, M. le Maire et M. Gaillard répondent que cette nacelle pourrait en outre être louée aux communes du SIVOM, qu'elle pourrait servir à repeindre des façades élevées et qu'elle pourrait aussi servir, dans certains cas, aux pompiers.

M. le Maire demande un accord de principe (la nacelle devant être examinée sur place avant achat éventuel) qui lui est donné à l'unanimité.

M. le Maire précise que la formation du personnel sera abordée dans un autre point de l'ordre du jour.

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives du cercle historique.

Régis Renoncourt.

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Le 36ème anniversaire du 8 mai 1945.

7 Décembre 2016 , Rédigé par Régis Renoncourt Publié dans #armée - guerre - commémorations

Deux photos illustrent un article de "l'Abeille de la Ternoise" du 16 mai 1981, article qui s'intitule : "MM. Claude Caron et Albert Hecquet à l'honneur lors du 36ème anniversaire du 8 mai 1945".

La première est une vue d'ensemble de l'assistance: visiblement, Claude Caron, président des Anciens Combattants s'avance vers le monument aux morts; ses deux vice-présidents, Gilbert Chamoux et Raymond Kefsi se tiennent en retrait et discutent; le trésorier-secrétaire, Gilles Guilbert qui porte aussi un drapeau les regarde; derrière lui, Jean Arnaud, 1er adjoint au maire; à droite de la photo, les pompiers se tiennent au garde-à-vous: on voit nettement Pierre Ogez; parmi l'assistance, des visages ou des silhouettes connus, René Dubos, par exemple.

La seconde photo représente de gauche à droite Gilbert Chamoux, Claude Caron, Albert Hecquet, Raymond Kefsi qui est de loin le plus gradé (il est colonel; né en 1899, il a participé aux deux guerres mondiales) et le plus médaillé.

A l'occasion de cette journée, Albert Hecquet, responsable de la sous-section de Beauvoir-Wavans reçoit la médaille commémorative et le diplôme de reconnaissance de la Nation; puis Gilbert Chamoux remet la croix du combattant au président Claude Caron.

Participent également à cette cérémonie, Francis Thélu, maire d'Auxi; le maréchal-des-logis-chef Delabre, le lieutenant Paul Leclercq, chef du centre de secours du S.IV.O.M.; c'est Roger Decaux qui dirige la fanfare municipale. 

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives du cercle historique.

Régis Renoncourt.

 

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