Voici un  extrait du rapport fait à la délégation cantonale d'Auxi-le-Château le 15 décembre 1878.

"L'école de Tollent est basse, petite, pas trop éclairée: placée vers le nord, elle voit peu le soleil. Quarante six élèves y sont tassés. L'instituteur, faute de places, est obligé de mettre les plus petits sur le pas de la chaire. Il résulte de cette agglomération et de ces diverses circonstances que l'air y est vicié. La commune de Tollent ferait bien d'aviser à changer cet état de choses.

L'instituteur, Monsieur Léger, a une très bonne tenue, beaucoup de zèle pour ses fonctions. Un garçon de son école écrit facilement l'orthographe, sait bien la géographie et l'histoire de France et possède l'arithmétique à fond. L'école a de lui des cartes de cantons, d'arrondissements, faites d'après la carte routière mais sur une échelle plus grande. Cet élève était de la première classe, l'an passé. Une partie de ceux qui le suivent promettent d'atteindre le même niveau de connaissances.

Cet instituteur, pour arriver à ce résultat, doit se donner beaucoup de peines car les élèves, en général, ne sont point assez assidus, retenus chez eux depuis la fin d'avril jusqu'au mois de novembre pour la garde des bestiaux et même pendant une partie de ce dernier mois pour le triage du tabac".

 

Un article est paru antérieurement sur la visite à l'école de Fontaine l'Etalon par le même délégué. Nous sommes en 1878, quelques années seulement avant les grandes lois de Jules Ferry sur l'enseignement primaire.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi.

Renoncourt Régis;                                                                  

Retour à l'accueil