Après la mort de Louis Bordeux le 19 septembre 1814, le frère aîné Louis Bordeux a été nommé, le 21 septembre, par conseil de famille, tuteur de son frère cadet Jean-Baptiste Placide, alors âgé de 17 ans. Celui-ci a été "émancipé", toujours par conseil de famille le 8 novembre 1816 et on a alors nommé un curateur, Ambroise Becquet, marchand à Auxi.

Le 31 mai 1817 a lieu la "reddition des comptes" par le curateur.

Dorénavant, Jean-Baptiste Placide Bordeux volera de ses propres ailes.

 

En recettes, il y a trois postes:

  • l'actif au moment de l'inventaire fait les 22 et 23 septembre 1814 à la mort de Louis Bordeux.                                                                   480,31 francs.
  • les rendages (loyers) de 1814                                   633,00 francs.
  • les rendages de 1815                                                 633,00 francs.
  • Soit un total de 1 746,31 francs.

En dépenses, il y a dix postes:

  • les frais d'actes et d'enregistrement                           125,47 francs.
  • les droits de mutation                                                   80,45 francs.
  • les frais d'experts et arpenteurs  ayant procédé à l'estimation des biens  22,00 francs.
  •  l'acquisition faite par Louis Bordeux au nom de son frère d'une terre à Lannoy le 12 décembre 1816   534,00 francs
  • les frais d'école                            24,00 francs
  • les impositions de 1814, 1815, 1816          221,39 francs
  • la pension des trois années                         600,00 francs.
  • les frais d'entretien                   205 francs
  • la réparation de maison                99,55 francs
  • les remboursement d'une rente à César Lecouvé      334,45 francs
  • Soit un total de 2 246,31 francs.      

 

Soit une différence de 500 francs.

Jean-Baptiste Bordeux paiera à son frère 200 francs le 1er décembre 1817, 200 francs le 1er décembre 1818 et 100 francs le 1er décembre 1819.

 

 On peut noter plusieurs choses:

  • Il a encore des frais d'école (il a 17 ans en 1814) ce qui signifie sans doute un certain degré d'instruction pour l'époque.
  • Le capital a été augmenté par l'achat d'une terre.
  • Une rente est, en l'absence de crédit organisé, un emprunt qui donne lieu à des versements d'intérêts de la part du débiteur. Le remboursement d'une rente est donc aussi, indirectement, une augmentation de capital.
  • En 1817, nous sommes sous la Restauration (règne de Louis XVIII).              

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

  • Régis Renoncourt.
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