François Wimart est un homme "digne de foi et de crédence" puisqu'il est, à ce titre, témoin d'une vente en 1695. Il signe d'une façon qui laisse supposer une bonne maîtrise de l'écriture.
Il doit néanmoins éprouver des difficultés financières puisque le 2 janvier 1695 il crée pour lui et son fils aîné François (qui mourra le 2 août 1695) "son apparent héritier" une rente de 130 livres (soit à peu près 10 mois de salaire d'un ouvrier) au profit de Melchior François Duparcq, maître boulanger et exploitant du four banal (dans l'actuelle rue du Four), au cours annuel de 9 livres un sol (une livre = 20 sols).
En l'absence de crédit organisé, la rente est la façon la plus courante d'obtenir un prêt: François Wimart a emprunté 130 livres à Duparcq. Il lui paiera chaque année 9 livres un sol soit environ 7% d'intérêt, la dette ne diminuant pas (aujourd'hui, les annuités ou les mensualités remboursent une partie du capital en plus des intérêts).
En mai 1712, alors que François est décédé (on ne sait pas exactement quand car il y a une "lacune" dans les registres cette année-là), son fils Adrien "hérite" de la dette et la rembourse car la rente est "héritable" dans les deux sens, celui du créancier et celui du débiteur. Le montant des arrérages d'intérêt est alors de 23 livres soit un peu plus de deux années, ce qui vérifierait bien le fait que François Wimart est décédé fin 1709 (autre grande année de "mortalité" dûe à un hiver très rigoureux, ne dit-on pas que le vin gelait sur les tables au château de Versailles?) et n'a pu de ce fait honorer les intérêts de sa dette. On sait par le document de 1712 que la rente était hypothéquée sur la maison de François Wimart dont hérite Adrien Wimart et qui est sise rue de Wavans qui deviendra plus tard rue d'Arras puis rue du général De Gaulle.
Le 5 novembre 1698, François Wimart assiste au mariage de son unique neveu survivant, Nicolas (fils de Nicolas Wimart et de Catherine Lenglet) avec Isabeau de Willencourt. La soeur de Nicolas, Catherine épouse Jean Bayart en 1704 alors que le propre fils de François Wimart épouse Jeanne Offry en 1701. Nulle trace, ultérieurement, de sa fille Marie, née en 1669 de sa conjonction" (mariage) avec Isabelle Leucque.               
Pour écrire cet artcicle, nous avons consulté divers documents des archives communales d'Auxi et des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.
 
  •      Régis Renoncourt 
Retour à l'accueil