Article 41 : il est défendu de laisser errer sur la voie publique des animaux quelconques qui pourraient être un danger pour la sûreté des habitants, notamment des chevaux, chiens, taureaux, boeufs, vaches, béliers et porcs.

Article 42 : pendant les chaleurs, les personnes qui sortent avec des chiens, à l'exception des bergers et des chasseurs dans le temps où la chasse est ouverte, devront les tenir en laisse, si, mieux, elles n'aiment les museler.

Article 43 : les chiens de races dangereuses, tels que les bouledogues et les bouledogues métis ou croisés ne pourront jamais circuler sans être tout à la fois muselés et tenus en laisse.

Article 44 : les chiens auront, en outre, un collier, soit en métal soit en cuir garni d'une plaque de métal portant les noms et demeure des personnes auxquelles ils appartiennent.

Article 45 : les chiens non muselés, trouvés errants sur la voie publique seront saisis. Ceux qui seront rencontrés sans leur collier seront détruits sur-le-champ. Ceux qui seront porteurs d'un collier seront mis en fourrière pendant trois jours. S'ils ne sont pas réclamés dans ce délai, ils seront abattus.

Article 46 : il est défendu de faire battre les chiens entre eux, de les faire courir devant les voitures et de les placer sous les charrettes sans être attachés court ou muselés.

Article 47 : les chiennes en rut seront enfermées et ne pourront sortir qu'à l'attache.

Article 48 : il est défendu aux entrepreneurs ou conducteurs de voitures publiques de souffrir dans les voitures des chiens non muselés.

Article 49 : dans le cas où un chien paraîtrait atteint de la rage, le propriétaire devra le faire abattre sur-le-champ et produire à la police une déclaration de la personne qu'il aura chargée de ce soin, constatant que l'animal a été abattu.

Article 50 : si un chien enragé ou présumé enragé a mordu quelque personne ou quelque animal, il devra être renfermé ou gardé à vue pour que la police puisse s'assurer s'il est malade ou non.

Article 51 : les personnes mordues par un chien soupçonné d'être enragé sont invitées à recourir sans aucun délai à un médecin ou à un chirurgien pour recevoir l'application des remèdes nécessaires en pareil cas. Celui-ci devra fournir des renseignements sur l'état du malade au maire."

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi.

Régis Renoncourt

 

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