Le 23 juin 1696 est signé le contrat de mariage entre
Benjamin de Condeville, fils à marier de défunts Grégoire de Condeville et Marie Campion de Frohen-le-Grand, accompagné de François de Condeville, son frère, laboureur à Frohen-le-Grand, Jean Ponthieu, son cousin par alliance (mari de Madeleine Campion), laboureur à Frohen-le-Grand
Et Jeanne Riquier, fille de Jean Riquier relicq de Jeanne Harenbeau, laboureur à Frohen-le-Grand, accompagnés de Antoine Riquier, oncle paternel et Pasquier Desoteux, oncle par alliance, tous deux laboureurs à Frohen-le-Grand.
Le marié apporte de la succession de ses parents:
  •  une maison, pourpris et terrain à Frohen-le-Grand
  • 1/3 de une mesure (soit 1 400 m2) de manoir à Neuvillette, à l'encontre de ses frère et soeur
  • 1/2 mesure (soit un peu plus de 2 000 m2) à Frohen-le-Grand
  • un quartier et demi (soit un peu plus de 1 500 m2) de terre à Frohen-le-Grand en deux pièces
  • 40 verges (soit un peu moins de 1 700 m2) de terre à Courchelle, près de Mézerolles
  • des meubles à usage de ménage
  • un cheval et un poulain
  • des grains secs et les avesties de blé vert et de mars tant sur ces immeubles que sur d'autres qu'il tient à ferme (qu'il a en location).
La mariée apporte de la succession de sa mère:
  • 3 quartiers (soit 3 150 m2) dans 3 mesures à Frohen-le-Grand qu'elle recevra au jour du mariage
De son père:
  • 3 quartiers chargés de blé vert à Frohen-le-Grand, à recevoir au jour du mariage
  • les avesties sur un quartier (soit 1 050 m2) de mars (avoine, orge ou seigle) avec dépouille (moisson) en août
  • la jouissance d'un demi quartier (soit un peu plus de 500 m2) de manoir non amasé à Frohen-le-Grand jusqu'à ce que ses frères et soeurs aient atteint "l'âge compétent" (c'est-à-dire leur majorité ou leur émancipation) avec partage à ce moment-là
  • 6 brebis
  • une crémaillère, un pot à feu, un chaudron d'airain, une maie, un tamis, un coffre, in lit garni de paillasse, un traversin, une couverture, deux paires de draps, dix aulnes de toile de chanvre
Le tout provient de la communauté du donateur avec sa femme décédée. En contrepartie, elle renonce à la succession mobiliaire et immobiliaire de ses parents pendant le vivant de son père. Le partage se fera après le décès de celui-ci.
 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt

Retour à l'accueil