Le 26 janvier 1721 est signé le contrat de mariage entre Louis Foubet et Angélique Tellier.

Louis Foubet est le fils cadet de Louis Foubet et Isabelle Lefebvre mariés avant 1689 et tous deux décédés en 1721. Il est tisserand comme beaucoup d'habitants de Lannoy à l'époque. Il est "assisté" de son frère aîné Michel Foubet qui habite également Lannoy.

Il apporte en "partement de mariage" 180 livres (la monnaie de l'époque) que sa défunte mère lui a laissé en dépôt chez Jean-François Lagade marchand à Auxi. Cela constitue un peu plus d'une demi-année de salaire d'un ouvrier.

Angélique Tellier est la fille aînée et encore mineure de Antoine Tellier journalier (ouvrier agricole) à Lannoy et Angélique Minart qui se sont mariés en 1696. 

Elle reçoit de ses parents une maison sise rue Bordeloise en "avancement d'hoirie", c'est-à-dire que l'on tiendra compte de cet apport au moment du décès des parents pour le partage entre les héritiers. Les parents gardent la jouissance de cette maison.

Elle reçoit aussi une vache et dix quartiers (un quartier est le quart d'une mesure de 4 192 m2; cela représente donc 1 ha 04 a) semés en chanvre et en lin. Ils paieront également deux ans de labours et les semences du manoir (terrain) où ils demeurent rue Bordeloise sans que la superficie soit précisée.

 

Il s'agit ici d'un tout "petit" contrat de mariage avec peu de "partement" mais ce contrat devait refléter une situation très courante à Auxi, surtout si l'on tient compte que la plupart des mariés ne passaient tout simplement pas  de contrat de mariage.

 

Note: le couple Louis Foubet x Angélique Tellier est "l'ancêtre" de Joseph, Jules et Robert Bacon, de Louis et Jules Devienne ainsi que du couple René Rimbault x Suzanne Devienne . Il est aussi, bien entendu, "l'ancêtre" de très nombreux couples auxilois aux XVIIIème, XIXème et XXème siècles.

 

En 1721, 6 ans après la mort de Louis XIV, le " Roi Soleil", nous sommes sous la Régence de Philippe d'Orléans qui exerce cette Régence en attendant la majorité de Louis XV.  

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.  

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    Régis Renoncourt.
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