Elles sont assez nombreuses mais restent plus ou moins liées à l'agriculture.

En 1806, Buire-au-Bois qui a 758 habitants, compte 11 patentés (la patente fait partie des 4 impôts ou contributions instaurés par la Révolution en remplacement des impôts d'Ancien Régime): 4 fabricants divers, deux débitants de boissons, un arpenteur, un brasseur, un cabaretier, un cordonnier, un maréchal-ferrant.

Fontaine l'Etalon qui a 353 habitants compte aussi 11 patentés mais la composition est quelque peu différente: il y a aussi 4 débitants de bière et un maréchal-ferrant mais 4 tisserands, un tonnelier et un meunier.

Gennes-Ivergny qui a 421 habitants compte deux débitants de bière, deux meuniers, un maréchal-ferrant, un charron, un cordonnier soit 7 patentés.

Le Ponchel compte 12 patentés  pour 417 habitants: un fabricant d'huile et un fabricant de papier (les deux moulins), trois débitants de bière, un cordonnier, un maréchal-ferrant, un tourneur, un voiturier.

Quoeux qui a 485 habitants compte 11 patentés, Hautmaisnil qui a 193 habitants compte deux patentés, Rougefay qui a 226 habitants compte 4 patentés, Tollent qui a 246 habitants compte deux patentés.

Vaulx qui a 296 habitants compte 11 patentés: trois débitants de bière, un maréchal-ferrant, un charron, un tonnelier mais aussi un bourrelier, deux cordonniers, un potier et même un officier de santé c'est-à-dire un médecin qui n'a pas le grade de docteur (le Charles Bovary du célèbre roman de Gustave Flaubert est officier de santé).

Un officier de santé également à Villers l'Hôpital sur 15 patentés et 760 habitants mais aussi un chaudronnier et un colporteur.

Un officier de santé également à Wavans sur 10 patentés et 320 habitants.

Willencourt compte un marchand de vaches parmi ses 7 patentés.

En 1851, à Buire-au-Bois qui alors 785 habitants, on compte 111 personnes dans le secteur de l'industrie et du commerce dont 12 ouvriers seulement. Il s'agit donc de très petites entreprises familiales assez souvent dirigées par des femmes (44 sur 99), dans l'alimentation et l'habillement en particulier. 

36 personnes sont employées dans ce secteur à Wavans soit 10% de la population dont 13 ouvriers, en particulier 8 ouvriers dans deux manufactures.

A Vaulx, qui connaît alors son maximum de population (400 habitants), 43 personnes sont employées dans ce secteur (10,7%). Le plus gros employeur est la fabrique de pannes Rosselet, attenante au château, qui emploie 17 ouvriers et ouvrières.

A Rougefay, 10 personnes sont employées dans ce secteur sur 252 habitants. A Noeux, 64 personnes sur 363 habitants sont employées dans ce secteur, essentiellement dans les trois branches du bâtiment (8 maîtres et 16 ouvriers), de l'habillement (28 maîtres dont 10 femmes et 8 ouvriers), de l'alimentation (7 maîtres dont 4 femmes et 4 ouvriers).

A Haravesnes, sur 169 habitants, 7 exercent des "professions relatives au commerce".

Quant aux professions dites "libérales", elles comprennent un important secteur aujourd'hui disparu des statistiques: celui des rentiers et "gens vivant de leurs biens": ce sont des gens qui ont un revenu provenant la plupart du temps de la location de terres et de bâtiments et qui n'exercent pas ou plus d'activités à proprement parler: ils sont 35 sur 363 habitants à Noeux en 1851, 3 sur 435 habitants au Ponchel, 2 sur 351 habitants à Wavans, 44 sur 785 habitants à Buire, 29 sur 400 habitants à Vaulx,15 sur 611 habitants à Villers l'Hôpital. Il y a aussi dans ce secteur les ecclésiastiques, les instituteurs, les employés des communes, des pensionnés de l'Etat comme les militaires et les marins et des membres des professions libérales au sens actuel du mot comme les officiers de santé.   

 

  •  Régis Renoncourt   .
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