Antoine Courtois, ancien laboureur à Hiermont, devenu marchand cordonnier à Auxi, continue néanmoins de pratiquer l'agriculture comme le prouvent deux locations de terres en 1700.

Le 1er février 1700, il prend en location de Françoise Seguin, veuve de François Louchelart, 7 quartiers de terre à labour en une pièce, à Auxi, soit 7 500 m2, pour 9 ans, au loyer annuel de 12 livres, payables à la Saint Rémy.

Le 12 mars suivant, pour une raison inconnue, il résilie son bail. Dans l'intervalle, il a fait labourer cette pièce de terre par Antoine Trogneux, le fermier du château (Antoine Courtois n'a donc pas de train de charrue) et l'a payé. La bailleresse remboursera Antoine Courtois dans les 15 jours. 

Le 15 avril de la même année, il prend en location de Claude Petit, cordonnier, célibataire, un enclos de 5 quartiers, soit 5 400 m2 et une mesure et demie, soit 6 500 m2 de terre labourable à La Neuville, pour 9 ans, au loyer annuel de 18 livres.

A cette époque de l'année, cette terre est déjà semée de blé "croissant en vert". Antoine Courtois fera donc la "dépouille" (moisson) en juillet-août mais paiera au bailleur labours et semences.                                                                                                                         

 

  •      Régis Renoncourt. 
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