Les principaux lieux de l'action révolutionnaire à Auxi sont:

  • la place
  • l'église
  • l'hôpital
  • le couvent des Brigittins.

C'est sur la place que se font les adjudications, par exemple l'aliénation d'une mesure de terre pour en extraire de la tourbe afin de payer les maîtres et maîtresses d'école le 21 avril 1790.

C'est sur la place que sont élus le 25 juin 1790 les officiers de la Garde Nationale: le fils de Louis Joseph Wallart, Louis Nicolas Guislain Wallart, âgé de 20 ans y est élu second capitaine.

En août 1792, on y lit les décrets sur la Patrie en danger et en octobre, les citoyens sont réunis pour décider de l'envoi d'une délégation à Paris, présidée par Pierre Wallart afin d'obtenir la réunion des deux municipalités séparées depuis octobre 1791

 

C'est à l'église Saint Martin que se font les deux premières élections des maires, des officiers municipaux et notables en février 1790 et novembre 1790; cependant, la première de des deux élections se termine au couvent des Brigittins car il est 5 heures du matin et l'église paroissiale n'est pas libre à cette heure-là.

 

On a aussi joué au jeu de paume dans l'église comme l'atteste le fait qu'on y ait retrouvé une balle longtemps après, lors de travaux. Devenue Temple de la Raison au plus fort de la Révolution, elle sert de lieu de réunion à l'assemblée générale qui, le 5 fructidor an II (22 août 1794), rejette une pétition de 27 citoyens mettant en cause Dyvincourt, "l'homme fort" de l'époque à Auxi.

 

La salle de l'hôpital est le lieu ordinaire des séances du conseil général (nom du conseil municipal à l'époque). C'est à l'hôpital qu'on convoque aussi l'ensemble des citoyens en hiver, le 13 décembre 1792 par exemple lors de l'envoi à Paris de la deuxième délégation pour la réunion des deux municipalités. L' hôpital Saint Nicolas, rappelons-le, jouxte la maison seigneuriale devenue mairie. Le 20 novembre 1791, Martial Flécheux, ci-devant receveur seigneurial, remet les clefs de cette maison seigneuriale à la commune. Elle est rarement mentionnée pendant cette période. Il est vrai que l'édifice est petit avec ses deux tours et la galerie haute qui va de l'une à l'autre et où l'on garde les archives seigneuriales.

L'hôpital Saint Nicolas, quant à lui, occupait, en gros, l'emplacement de l'actuelle des fêtes et de la cour intérieure de la mairie où se trouvait plus particulièrement la chapelle de l'hôpital.

 

Le 14 juillet 1790, lors des cérémonies de la Fête de la Fédération, les membres du conseil général (conseil municipal) de la commune se rendent de l'hôpital, lieu ordinaire de leurs réunions, à l'église où ils entendent  la messe puis sur la place où, devant l'autel de la Patrie, ils écoutent les discours et prononcent les serments.                                  

Pour écrire cet article, j'ai consulté divers documents des archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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