Le contrat de mariage Binault-Martin en 1765.

Publié le par régis renoncourt

abeille

Le 11 mai 1765, est signé le contrat de mariage entre Joseph Binault et Ursule Martin.

 

Le marié est Joseph Godefroy Binault, majeur légal, perruquier à Auxi Artois. 

Son père, Nicolas Binault, est décédé

Sa mère, Jeanne Cléton, est remariée à Pierrre de Lhoulle, cabaretier et marchand de bois à Huby-Saint-Leu.

Jacques Joseph Cuvillers, bourgeois d'Hesdin, "bon ami", assiste également à la signature du contrat.

 

La mariée est Ursule Martin, marchande lingère, majeure légale.

Son pére, Antoine Martin, est décédé. Sa mère Marie Anne Retourné assiste au contrat ainsi que:

  • Jean-Baptiste Martin, frère aîné, marchand de fil à Auxi et son épouse, Catherine Darras.
  • Dorothée Sailly, fille usant de ses droits, tante paternelle.
  • Charles Alexandre Coet, tailleur d'habits, oncle maternel par alliance.
  • Maître Jean-Baptiste Lefebvre, notaire royal, cousin issu de germain côté maternel.
  • Demoiselles Marie Marguerite et Antoinette Marie Lefebvre, cousines issues de germains côté maternel.

 

Du côté du marié, le beau-père apporte par procuration générale et spéciale de son épouse passée devant notaires:

  • 500 livres payables en une seule fois dans un an à compter du mariage: la part de son père décédé est de 18 livres, le reste provient de la mère en avancement d'hoirie, à la condition expresse que le marié ne pourra inquiéter sa mère tant qu'elle vivra et la laissera jouir des biens de la communauté avec son défunt mari.
  • en outre, la mère enlève de sa succession ("rapporter ou moins prendre") 482 livres si elle l'ordonne par le testament qu'elle se propose de faire.
  • le marié pourra prendre dans la succession de  sa mère les biens "meubles et immeubles" qu'elle lui assignera par testament "sans que ce consentement puisse valoir institution ni représentation et empêcher Jeanne Cléton de disposer de ses biens comme elle l'entend".

De son côté, la mariée apporte 1 000 livres en meuble, argent, monnaie, marchandises en toiles et étoffes du pays. Elle est propriétaire de la maison où elle habite.

 

En cas de décès du mari, qu'il y ait enfants ou non, la veuve prendra la moitié de la communauté ou retirera 1 500 livres à prendre "sur les surplus clairs et apparents, biens meubles et immeubles" en cas d'insuffisance de la communauté.

 

En cas de décès de l'épouse, les enfants ou les héritiers collatéraux prendront en moins sur la demi communauté 333 livres 6 sols 8 deniers qui serviront de preciput au mari. Les objets personnels suivront les clauses habituelles.

 

Pour écrire cet article, nous avons consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

 

  • Régis Renoncourt.
  • abeille

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