Parmi les fléaux d'autrefois et plus particulièrement du XIXème siècle, on trouve les épidémies comme le choléra.
Le 25 octobre 1849, le maire d'Auxi, Benoît Léturgez, écrit au sous-préfet de Saint-Pol-sur-Ternoise:
"Messieurs les médecins Beaussart et Goddée ont donné avec le plus entier dévouement les soins désirables aux 17 personnes, y compris le cas de ce jour, qui ont été atteints avec plus ou moins d'intensité du choléra. Leur activité et leur zèle doivent leur mériter d'autant plus les félicitations à la reconnaissance publique que, par la position pécuniaire des malades et de leurs familles, ils n'ont pas 50 francs d'honoraires à espérer. Monsieur le doyen a donné la preuve d'une certaine abnégation de sa personne en se montrant disposé à braver tous les dangers.
Je dois vous signaler tout particulièrement deux femmes, Rosalie Cailly veuve Couvillers et Isabelle Ursule Odé épouse Devienne. Elles font l'offre aux familles atteintes et avec le plus grand dévouement de leurs services tant par les soins aux malades que pour l'ensevelissement qui inspire généralement de la frayeur. Leurs sentiments d'humanité sont d'autant plus méritoires dans l'espèce, qu'elles sont dans l'indigence et qu'elles ne peuvent faire ces offres dans la vue du bien puisqu'à l'exception d'un seul, les cholériques jusqu'ici étaient eux-mêmes indigents; leur abnégation doit leur mériter une récompense pécuniaire, c'est la seule qui leur convienne".            
Pour  écrire cet article, nous avons consulté les archives communales d'Auxi; nous remercions celles et ceux qui nous ont permis et facilité l'accès à ces archives.                                                                                   
 
  •      Régis Renoncourt.
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