Par le Concordat de 1801, le Premier Consul Bonaparte, trouve un arrangement avec l'Eglise catholique et met fin à une douzaine d'années de rapports difficiles.

Devenu Empereur en 1804, il devient lui-même l'objet d'un culte qui transparaît dans le catéchisme officiel.

Après Waterloo et le retour définitif de Louis XVIII en juillet 1815, il faut mettre fin à l'allégeance de l'Eglise catholique envers l'ex Empereur. Cela fait l'objet d'une lettre du sous-préfet de Saint Pol en date du 21 décembre 1815 au maire d'Auxi, Sulpice Duboille, ainsi libellée:

"Monsieur,

Je vous prie de vérifier s'il existe dans les écoles de votre commune des exemplaires de cathéchisme (sic) dit à l'usage de toutes les églises de France dans lequel un chapitre tout entier est consacré aux devoirs et à l'attachement envers la personne de Napoléon. S'il en existe, vous voudrez faire cartonner aussitôt le chapitre dont il s'agit et dans tous les cas me faire connaître le résultat de votre vérification. J'ai l'honneur, Monsieur, de vous saluer avec une parfaite considération."

Il est, bien sûr, piquant de constater que le même Duboille a fait toute sa carrière de maire sous Napoléon 1er et qu'il lui a prêté plusieurs fois le serment d'allégeance et de fidélité. 

 

Mais cette période de la Révolution et de l'Empire est, plus que d'autres peut-être, celle des "girouettes" politiques comme le note un ouvrage de l'époque.

 

Pour écrire cet article ,j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permsi et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt. 

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