Traditionnellement, la majeure partie du marais communal d'Auxi sert à la dépaissance des troupeaux des particuliers sous la conduite de bergers; ces propriétaires de troupeaux paient une taxe à la commune selon la quantité et la nature de leurs bêtes.

Mais il y a des "tricheurs".

Au cours de la séance du conseil municipal d'Auxi du 20 octobre 1851, on cite les noms suivants:

  • Louis Dépréaux déclare son cheval comme de labour tandis qu'il est poulain et qu'il a fréquenté le marais tous les jours.
  • Alexandre Courtois déclare son cheval de labour et deux poulains tandis que trois poulains sont allés tous les jours au pâturage.
  • Marie Thorillon déclare deux chevaux de selle et trois chevaux de labour alors qu'en réalité elle a deux chevaux de labour et trois chevaux de selle.
  • La veuve Pernes à Lannoy habite en commun avec son fils et ils déclarent ensemble deux bêtes alors qu'elle a une bête et son fils trois.

On ajoute au réglement l'article suivant : "les bestiaux logeant dans les écuries ou étables d'un chef de maison seront toujours considérés lui appartenir pour la taxe quelles que soient les personnes qui demeureront dans la même maison, à moins que les écuries ne soient distinctes et qu'il soit présenté un bail authentique."

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

 

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