Sous l'Ancien Régime, l'Eglise bénéficie d'un impôt spécifique que l'on appelle la dîme. Mais le marguillier, qui est, en quelque sorte, le trésorier de la paroisse, ne perçoit pas lui-même cette dîme. Il la met en adjudication au plus offrant.

C'est ainsi que le dimanche précédant le 24 juillet 1706, François Courtois, laboureur à Hiermont, frère d'Antoine Courtois, marchand cordonnier à Auxi, s'est porté adjudicataire des dîmes et champarts de l'église paroissiale de Hiermont. Cette adjudication étant faite pour trois ans, au prix de 27 livres, il paiera donc 9 livres chaque année au marguillier, Robert Roussel.

Cependant, le 24 juillet 1706, François Courtois, par acte notarié, sous-baille à son frère Antoine cette perception, pour le même prix de 27 livres. Ce sera donc Antoine Courtois qui paiera les annuités au marguillier.

On a vu que le marchand cordonnier Antoine Courtois était aussi cultivateur et éleveur. Le voilà donc aussi percepteur. Il n'est d'ailleurs pas du tout certain qu'Antoine Courtois aille lui-même à Hiermont percevoir cet impôt. Il y a probablement encore un intermédiaire. 

Sur cet acte de 1706, les deux frères Courtois signent, avec moins d'aisance certes que le notaire Lemercier, mais le marguillier Robert Roussel "sur ce interpellé, a dit ne scavoir le faire" et appose donc sa marque.

Avec le bail du 8 août 1709, nous retrouvons l'Antoine Courtois laboureur puisqu'il prend en location de Claude François, bailli d'Auxi Artois (officier seigneurial du plus haut niveau) une grange rue de Wavans (rue du général de Gaulle) ainsi que 12 journaux de terre (soit un peu plus de 5 ha) en deux pièces, sur le chemin d'Auxi à Doullens, pour un loyer annuel de 100 livres.                                                                                                                  

 

  •     Régis Renoncourt . 
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