Antoine Courtois et Etienne Vasseur habitent deux maisons voisines sur la place du marché à Auxi.
Le 11 juin 1700, Antoine Courtois qui est, rappelons-le, marchand cordonnier, permet à son voisin qui est marchand tanneur, de construire et adosser sa cuisine dont le toit sera en "ravalet" (ce mot désigne, en général, une dépendance) à "l'encontre" du mur de sa  maison.
D'après l'accord, la cuisine de Vasseur ne sera pas plus longue que celle de Courtois et le mur de séparation, qui appartient à Courtois, deviendra mitoyen et sera entretenu par les deux parties.
Si Vasseur désire élever sa cuisine plus haut que celle de Courtois, il pourra rehausser le mur mais à ses dépens.
Par contre, si Courtois veut se servir du rehaussement, il devra rembourser à Vasseur la moitié du prix de ce rehaussement. Les deux voisins entretiendront ensemble le mur ainsi rehaussé.
Vasseur réparera les trous et défectuosités qui pourraient arriver au mur en construisant sa cuisine.
En outre, "pour le service rendu" (l'autorisation), Vasseur, qui est marchand tanneur, fournira à Antoine Courtois, qui est marchand cordonnier, 4 cuirs de vache pesant chacun entre 12 et 13 livres et 3 cuirs de cheval pesant entre 14 et 15 livres, bien tannés, secs de coeur.
Comme il convient de rehausser la cheminée, Courtois fournira les briques pour les trois faces de la cheminée et Vasseur paiera le mortier et la façon.
Le 29 décembre 1700, Courtois reconnaît avoir reçu les cuirs de Vasseur.       
    
  •  Régis Renoncourt.            
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