Louise Courtois est l'une des trois filles qu'a eues Antoine Courtois avec sa première épouse, Anne Petit. Elle épouse François Darsy, le 8 juillet 1703.

Le contrat de mariage est signé le 7 janvier 1703.

 

Le marié est le fils aîné de Jacques Darsy, dit "le jeune", huissier à Auxi-Ponthieu (ou Auxi-Picardie sur la rive gauche de l'Authie) et de Marguerite Morel. Il est assisté de Antoine Darsy, son oncle du côté paternel et de Antoine Déplanques, son oncle par alliance du côté maternel (il est le mari de Marie Morel). 

L'une des fonctions du contrat de mariage est d'indiquer ce que chacun apporte, son "partement".

Le marié apporte donc 100 livres et un cheval parmi ceux de ses parents. Il a aussi un manteau pour le jour de ses noces.

 

La mariée est donc la fille de Antoine Courtois et de sa première épouse, Anne Petit, décédée depuis plus de 17 ans.

Celle-ci a laissé 500 livres à son décès et Louise en a donc le tiers puisqu'elle a deux soeurs. Elle recevra 100 livres un mois après son mariage et le reste à Pâques de l'année suivante.

Antoine Courtois lui apporte une vache à choisir parmi les siennes (ce marchand cordonnier continue donc de pratiquer la culture et l'élevage; il est vrai qu'un cordonnier a besoin de cuir!), un setier de blé, 4 paires de draps de lit, une chemisette, un jupe de serge noire, une paire d'armoires, une crémaillère ainsi que 20 livres d'étain provenant d'ailleurs de la défunte mère.

La mariée tient quitte son père et ses soeurs des prétentions qu'elle pourrait avoir sur la succession de sa mère.   

 

Le 26 mai 1703, Antoine Courtois n'a toujours pas réuni les fonds pour la dot de sa fille. Est-ce pour cela que le mariage n'a lieu que 6 mois après le contrat de mariage?

En présence de Pierre Hétroy, cabaretier et François Retourné, marchand, il vend donc, pour 180 livres, un journal (4291 m2) de terre à Hiermont. Mais cette terre, en fait, ne lui appartient pas vraiment. En effet, elle a été achetée après son second mariage avec Jeanne Leroy (ou Deray?) mais par "réemploi" de la dot de celle-ci. Elle pourra donc récupérer cette somme de 180 livres sur la succession de son mari si celui-ci décède avant elle, ce qui sera effectivement le cas.                                            

 

  •      Régis Renoncourt .
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