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Les prestations de serment à Auxi au temps de la Révolution.

31 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #politique -élections

 
On prête beaucoup serment pendant la période révolutionnaire. Je m'en tiendrai bien sûr aux serments présentés localement par les gens d'Auxi.
En février-mars 1790,au cours de la première élection de la municipalité, Quillet père, président et Augustin Duriez, secrétaire, prêtent le serment civique en pleine assemblée, suivis des notables élus et des citoyens actifs assemblés qui prêtent le serment de "choisir en leur âme et conscience le plus digne de la confiance publique selon l'esprit des décrets".
Prêtent également serment Jean-François Dumas, élu secrétaire greffier et Jean-Baptiste Ternisien, élu sergent de la commune.Le 25 juin 1790, les officiers de la Garde Nationale qui viennent d'être élus prêtent "par devant le maire, les officiers municipaux et toute la commune assemblée, le serment civique requis en pareil cas, chacun suivant son grade".
Le 14 juillet 1790, lors de la Fête de la Fédération, le maire Léon Boistel fait un discours au peuple et prononce la formule du serment. Chaque citoyen prononce alors les mots saints et sacrés "nous le jurons" ainsi que tous les officiers municipaux, tous la main levée sur le livre aux décrets.
Lors du renouvellement de la municipalité en novembre 1790, Quillet, de nouveau président, prononce la formule suivante: "vous jurez et promettez de ne nommer que ceux que vous aurez choisis en votre âme et conscience comme les plus dignes de la confiance publique, sans avoir été déterminé par don, promesse, sollicitation ou menace". Cette formule est écrite en caractère lisible et exposée à côté du vase du scrutin. Le lendemain, les trois scrutateurs prêtent le serment de bien remplir leur fonction et de garder le secret.
Le 9 avril 1791, Jacques Vincent Duriez, fermier, qui vient d'être élu juge de paix, prête le serment au cas requis.
Mais le serment qui, on le sait, soulève le plus de difficultés c'est celui que l'on veut imposer aux ecclésiastiques qui, par la Constitution Civile du Clergé, deviennent des fonctionnaires: c'est ainsi que le curé Pépin, les vicaires Jean-François Derbesse et Jean Firmin d'Amour prêtent le serment le 27 janvier 1791.
Le 14 août 1792, 15 salariés prêtent serment dont 9 religieux et religieuses parmi lesquels Pierre François Joseph Dyvincourt, 26 ans, vicaire épiscopal d'Indre et Loire.
Le 22 septembre 1792, au cours d'une grande réunion où sont présents les responsables politiques, administratifs, judiciaires (juge de paix et greffier), militaires (Garde Nationale) et les prêtres et religieux de la commune, les salariés de la Nation prêtent le serment "d'être fidèles à la Nation et de maintenir de tout leur pouvoir la Liberté et l'Egalité ou de mourir à leur poste conformément au décret de l'Assemblée Nationale"
C'est au cours de cette séance que le sieur Auguste Boistel, cy-devant chanoine d'Arras, que l'on est allé chercher chez son frère Léon Boistel, savonnier, cy-devant maire, refuse de prêter le serment et on le prie de ne plus dire la messe.
Le 30 novembre 1792, des ex-religieuses venant d'un établissement de Rue doivent jurer "qu'elles n'ont aucune somme ni aucun effet appartenant à leur maison, autre que ceux dont la libre disposition leur est laissée".
Bien entendu, en décembre 1792, les nouveaux élus, maire, procureur, membres du conseil général (conseil municipal), le juge de paix et son greffier prêtent serment ainsi que les gardes des bois le 31 décembre.
Nouveaux serments de la nouvelle municipalité élue au moment de la "réunion" en février 1793.
Sous le Directoire, la loi du 24 nivôse an VII oblige les fonctionnaires mais aussi les élus à "jurer haine à la royauté et à l'anarchie, attachement et fidélité à  République et à la Constitution de l'an III". Ce serment est significatif des difficultés rencontrées par le Régime qui se bat sur deux fronts, la droite royaliste et la gauche jacobine, assimilée à l'anarchisme.
On continuera de prêter serment sous l'Empire et bien au-delà pendant presque tout le XIXème siècle.
 
Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remerciecelles et ceux qui nous ont permis et facilité l'accès à ces archives.                                                                                                                                    
 
     Régis Renoncourt. 
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Portraits d'Auxilois au temps de la Révolution: Auguste Douzenel.

31 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #politique -élections

Originaire du département de la Somme, il a épousé une Auxiloise. En 1789, il est marchand. A la fin de cette année, l'Assemblée Nationale Constituante décide la nationalisation des biens du Clergé. Ces biens que l'on va vendre sont dits de première origine par comparaison aux biens des émigrés dits de deuxième origine.

Parmi ces biens, devenus nationaux, le couvent des Brigittins (situé à l'emplacement de l'école primaire actuelle) dont on décide la suppression. L'adjudication a lieu le 18 juin 1791. Auguste Douzenel achète les bâtiments, la brasserie et trois mesures de terre (soit 1ha28) pour le prix de 13 200 livres. A titre de comparaison, d'après l'abbé Vitasse, en 1790 la journée de travail aurait été fixée à une livre, somme qu'un autre texte permet de corroborer. Disons donc 300 livres par an, en tenant compte des jours chômés. Le montant de l'achat des Brigittins correspondrait donc à 44 années de salaire d'un ouvrier agricole ou de l'artisanat.

En avril 1792, Auguste Douzenel se heurte à l'administration du district qui veut faire enlever les cloches et il n'obtient pas gain de cause.

Puis il s'engage, déterminant, dit-on, "30 à 40 citoyens à l'accompagner pour partager avec lui les dangers de la guerre", très probablement au cours de seconde réquisition du mois d'août 1792 d'après la Patrie en danger. L'état de notre documentation ne nous permet pas d'expliquer pourquoi il laisse ainsi à Auxi sa femme et ses 4 enfants. Ardent patriotisme, bravoure, dévouement, comme on se plaît à le répéter? Ou bien considérations plus terre-à-terre?

Toujours est-il qu'il meurt le 18 frimaire an II (28 décembre 1793) d'un "accident de bivouac" nous apprend un cerificat du chirurgien-major de troisième bataillon du Lot.

Dès lors, c'est la citoyenne Marie-Anne Maincourt, veuve Douzenel, qui intervient: elle demande à la Convention Nationale et obtient de celle-ci un secours de 1 000 livres imputable sur la future pension qu'elle doit toucher comme veuve de guerre (13 floréal an II: 2 mai 1794).

Le couvent des Brigittins ayant servi de salpétrière de floréal an II (début mai 1794) à thermidor an III (début août 1795), elle réclame en vendémiaire an IV (fin septembre 1795), une indemnité pour les dégradations aux bâtiments. Deux maçons sont nommés pour expertiser les dégâts mais il est peu probable que la citoyenne obtienne satisfaction puisqu'elle renouvelle sa demande en floréal an IX (mai 1800) avec, semble-t-il, peu de chances d'obtenir l'ensemble de l'indemnité demandée. Bel exemple de lenteur administrative et aussi d'obstination de la part de cette citoyenne qui, dans l'intervalle, s'est remariée et qui s'appelle femme Robart                                                                    

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté différents  documents de la série L des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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Le testament d'un ménager en 1706.

31 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #la vie quotidienne autrefois

Sous l'Ancien Régime, le ménager est celui qui possède quelques terres qui ne lui permettent cependant pas de vivre. Il doit donc louer ses bras, en particulier quand les travaux des champs exigent de la main-d'oeuvre.

Adrien Treuet l'aîné, ménager, sachant tout juste signer, fait son testament, le 16 juin 1706.

Il désire être enterré dans le cimetière d'Auxi.

Son fils aîné, Adrien Treuet, a épousé Marguerite Turbet et ils ont eu 8 enfants : Antoine, Adrien, Charles, Joseph, Marguerite, Marie-Anne, Marie- Jeanne, Marie-Françoise et Barbe.

Ce sont ces 8 petits-enfants qu'Adrien Treuet fait légataires universels des meubles et autres effets réputés tels qu'il possède. A ce titre, ils paieront ses dettes, obsèques et funérailles.

Quant à Adrien Treuet et à son épouse, ils auront l'usufruit de ces biens ce qui les aidera à élever leurs enfants, les nourrir et alimenter jusqu'à ce qu'ils aient atteint "l'âge compétent", c'est-à-dire, en principe, leur majorité.

Si certains viennent à mourir en état de minorité, les autres se partageront leur part.

Quant aux deux autres fils, Adrien (il arrive que deux frères aient le même prénom; leur 2ème prénom ou leur surnom les différencie) et Henry, ils sont priés de se contenter de leur partement de mariage qu'ils ont reçu au moment de la signature de ce contrat de mariage.

 

Pour situer les choses dans le temps, précisons qu'en 1706, le "vieux" roi Louis XIV a 68 ans; il régnera encore 9 ans jusqu'à sa mort en 1715.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

 

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Le conseil municipal des jeunes à Auxi en 2005.

30 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #politique -élections

Cette entité élue pour deux ans a été mise en place par l'équipe de Henri Dejonghe à son accession aux commandes de la cité auxiloise en 2001, nous rappelle "l'Abeille de la Ternoise" dans son numéro du 1er décembre 2005. Elle doit compter 23 membres au maximum c'est-à-dire le même nombre que le conseil municipal des adultes.

Le lundi précédent, une liste de 13 noms a été proposée aux 217 électeurs et électrices du collège du Val d'Authie.

La consultation est supervisée par Colette Dannely, adjointe au maire, et voit une participation record de 212 électeurs "tous dotés d'une autorisation parentale pour accomplir cet acte civique".

Durant toute la marinée, les collégiens, carte d'électeur en mains, passent dans l'isoloir avant de déposer leur bulletin dans l'urne et de signer la liste d'émargement.

Les élus sont Gaëtan Dupont, Clarisse Charles, Jean-Baptiste Rétot, Valentin Foulon, Laëtitia Chopart, Alexandre Gacquière, Maxime Barré, Justine Ventura Palma, Jessica Durand, Alison Lecigne, Amélie Debry, Jérôme Tavernier, Christopher Herbet.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives du cercle historique.

Régis Renoncourt

 

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La misère à Auxi autrefois : le budget de l'emprunt de 1854.

30 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #la misère à auxi autrefois

Le 27 juillet 1854, les membres du conseil municipal entendent la lecture du budget de l'emprunt:

En recettes:

  • l'emprunt consenti par la caisse des dépôts et consignations : 8 772 francs
  • allocation à titre de secours du gouvernement pour être employée en travaux communaux : 2 500 francs
  • total : 11 272 francs.

En dépenses:

Secours en nature aux indigents:

  • a Duboille, fourniture de blé : 3 058,20
  • a Defrance, boulanger, pain : 1 418,30
  • a Delgove Joseph, boulanger, pain : 1 850,03
  • a Deplanques, boulanger, pain : 5,55
  • a Duboille fils, beurre, riz, haricots: 332,45
  • a Duboille père, carottes, légumes divers: 46,00
  • a Deslavier: 170,25
  • a Dufossé, veuve, sel, poivre: 39,10
  • a Dufossé Louise, beurre : 17,00
  • a Honoré Leroy, légumes divers : 10,00
  • a Calmont, carottes : 5,00
  • a Amand Courtois, carottes : 8,25
  • a Victor Wimart, oignons : 4,00
  • a Pierre Wimart, haricots : 3,50
  • a veuve Fardel, beurre : 15,30
  • a Legrand-Delgove, légumes divers : 13,00
  • a Joseph Dubos, légumes divers : 13,00
  • a veuve Tahon, au compte de Deslavier
  • a Joseph Bouvet, haricots: 3,00

(ces dernières fournitures ont été employées en délivrance de soupes aux indigents).

En dépenses en travaux communaux:

  • Deslavier, avances aux ouvriers : 3 742
  • Beaussart, avances aux ouvriers: 200
  • Vandôme, travaux et fourniture de barrière: 29
  • Duboille, avances aux ouvriers: 448
  • Déplanques, conducteur des travaux communaux: 100.

A l'occasion du 15 août 1854, jour de la fête de l'Empereur Napoléon III, des secours sont accordés aux indigents, comme d'habitude mais compte-tenu des efforts "énormes" déjà faits par la commune, ils sont restreints à une distribution de pain.

 

Notons en passant, pour nous situer chronologiquement, que 1854 c'est l'année de la mort de Louis Nicolas Guislain Wallart et de Louis Joseph Déplanques, père du futur général.  

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

 

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La Restauration et le catéchisme napoléonien: 1815.

29 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #politique -élections

Par le Concordat de 1801, le Premier Consul Bonaparte, trouve un arrangement avec l'Eglise catholique et met fin à une douzaine d'années de rapports difficiles.

Devenu Empereur en 1804, il devient lui-même l'objet d'un culte qui transparaît dans le catéchisme officiel.

Après Waterloo et le retour définitif de Louis XVIII en juillet 1815, il faut mettre fin à l'allégeance de l'Eglise catholique envers l'ex Empereur. Cela fait l'objet d'une lettre du sous-préfet de Saint Pol en date du 21 décembre 1815 au maire d'Auxi, Sulpice Duboille, ainsi libellée:

"Monsieur,

Je vous prie de vérifier s'il existe dans les écoles de votre commune des exemplaires de cathéchisme (sic) dit à l'usage de toutes les églises de France dans lequel un chapitre tout entier est consacré aux devoirs et à l'attachement envers la personne de Napoléon. S'il en existe, vous voudrez faire cartonner aussitôt le chapitre dont il s'agit et dans tous les cas me faire connaître le résultat de votre vérification. J'ai l'honneur, Monsieur, de vous saluer avec une parfaite considération."

Il est, bien sûr, piquant de constater que le même Duboille a fait toute sa carrière de maire sous Napoléon 1er et qu'il lui a prêté plusieurs fois le serment d'allégeance et de fidélité. 

 

Mais cette période de la Révolution et de l'Empire est, plus que d'autres peut-être, celle des "girouettes" politiques comme le note un ouvrage de l'époque.

 

Pour écrire cet article ,j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permsi et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt. 

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Les subventions aux associations auxiloises en 2005.

29 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #politique -élections

Elles sont votées en séance du conseil municipal et rapportées par le numéro du 23 juin 2005 de "l'Abeille de la Ternoise":

  • l'Auxiloise : 6 650 euros.
  • le Véloce-Club auxilois : 1 275 euros.
  • le tennis-club auxilois : 1 075 euros.
  • le tennis de table : 1 075 euros.
  • l'Amicale laïque athlétisme : 1 050 euros.
  • Comice agricole : 1 000 euros.
  • Syndicat d'initiative : 970 euros.
  • judo-club : 700 euros.
  • club des aînés : 550 euros.
  • cyclo randonneurs auxilois : 500 euros.
  • la truite auxiloise : 500 euros.
  • anciens combattants : 400 euros.
  • donneurs de sang : 385 euros.
  • cercle historique : 300 euros.
  • association des varennes : 220 euros.
  • la Rapide auxiloise: 200 euros.
  • DIVA : 200 euros.
  • les Opalines : 170 euros.
  • carabiniers auxilois : 120 euros.
  • auto-club Canche-Authie : 90 euros.
  • javelot-club : 90 euros.

Cette séance, qui promettait d'être courte, est animée, comme le rapporte "l'Abeille de la Ternoise", par un débat autour de la subvention au centre de musique anciennne.

Ce débat a lieu au sein de la majorité municipale, forte de 18 conseillers municipaux sur 23 et dirigée par Henri Dejonghe depuis 2001. Toutefois, il faut noter que le Centre de musique ancienne a été crée au cours de la municipalité précédente dirigée par Jean-Pierre Déalle-Facquez.

Un intervenant s'interroge sur la nécessité de verser 4 500 euros plus une aide exceptionnelle de 2 287 euros au centre de musique ancienne. Cette somme, fait-il remarquer représente 50% du total des subventions aux associations culturelles et de loisirs et 25 % de l'enveloppe globale des subventions versées par la commune. Ceci pour une structure qui ne semble pas avoir, selon lui, un grand rayonnement sur la ville et sur son économie et ne fait pas beaucoup "parler d'Auxi".

Le maire précise que cette association compte 26 personnes et si elle n'a pas le rayonnement qu'elle devrait avoir au niveau local, elle porte une belle image au niveau régional; il indique que les retombées pour la ville ne sont pas chiffrables mais il faut savoir si l'on poursuit encore l'aide apportée à cette structure utile en matière culturelle.

Un vote a donc lieu: la subvention est accordée mais deux élus sont contre et trois s'abstiennent.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives du cercle historique.

Régis Renoncourt.

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Généalogie de Pierre Sombret au couple Pascal Secret x Marthe Facquez mariés en 1912.

29 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #généalogie - familles - couples

Pierre Sombret        x         Catherine Daboval       1747

!

Pierre Sombret          x        Catherine Boivin      1779

!

Pierre François Sombret      x     Rosalie Bienaimé      1811

!

Charles Candas       x      Henriette Sombret      1853

!

Alphonse Facquez      x        Clarisse Candas        1881

!

Pascal Secret      x        Marthe Facquez       1912.

 

 

Régis Renoncourt

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Un accord à Beauvoir-Rivière en 1696.

28 Juillet 2014 , Rédigé par régis renoncourt Publié dans #la vie quotidienne autrefois

Le procès est chose courante sous l'Ancien Régime même s'il concerne de "petites gens".

Ainsi Antoine de Saint-Pol, laboureur à Beauvoir-Rivière, marié à Marguerite Leconte

et Michel Pierrin, aussi laboureur à Beauvoir-Rivière, marié à Marie Bué

sont en procès pour une affaire de succession.

Une première sentence a été rendue au profit des premiers comparants au siège de la plus petite juridiction, celle de Beauvoir-Rivière; cette sentence ordonne que le partage soit fait entre les parties des immeubles délaissés par François Pierrin.

Suite à l'appel à la seconde juridiction, le bailiage d'Hesdin, sur complainte et institution de domages et intérêts contre les seconds comparants, les deux parties décident de parvenir à un accord devant notaire.

Pierrin reconnaît que Saint-Pol, en qualité de père et tuteur des enfants qu'il a eus avec Marie Pierrin, sa première épouse, a le tiers de tous les immeubles provenant de la succession de François Pierrin sauf un quartier de terre labourable qu'il doit prendre d'avant-part pour "achever" le nombre de deux journaux qu'il a retraits de Jean Levesque.

Le "retrait" est la possiblité pour un membre de la famille de racheter un bien qui a été vendu.

Quant à la demi-mesure amasée de maison à Beauvoir-Rivière, il en appartient un tiers aux enfants à cause de leur mère, lequel tiers se prendra dans le sens de la longueur.

En ce qui concerne les bâtiments, Saint-Pol aura la grange, Michel Pierrin les autres bâtiments. La cour sera commune jusqu'à ce que les enfants aient atteint l'âge compétent (c'est-à-dire leur majorité).

Alors, ils pourront partager de nouveau les bâtiments, à raison d'un tiers et s'arrangeront avec Pierrin pour la cour. Si la grange vient à tomber avant leur majorité, le tiers des bâtiments sera pour eux.

Pour les autres immeubles, Saint-Pol en jouira à raison d'un tiers. Quand les enfants seront majeurs, ils se partageront ces immebles avec Michel Pierrin sauf la demi-mesure dont il a été question.

En outre, les enfants ont la moitié des terres situées à Heuzecourt, à l'encontre de Pierrin.

Les ormeaux abattus ou à abattre restent à Pierrin qui leur paiera 7 livres.

Les frais de procès, "modérés" à 69 livres, seront remboursés par Pierrin à Saint-Pol.

On en déduit que la première épouse de Saint-Pol était la soeur de Michel Pierrin.

Dans une Société de relative pénurie, chaque bien, fut-ce le plus modeste, compte et cela oblige, en famille, à des cohabitations qui ne doivent pas toujours être harmonieuses. 

Le 2 mars 1697, Saint-Pol reconnaît avoir reçu de Pierrin les deux sommes de 69 livres et 7 livres.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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Un testament en 1706.

26 Juillet 2014 , Rédigé par régis renncourt Publié dans #la vie quotidienne autrefois

Le 28 août 1706, Geneviève Bézu, veuve de Jean Tirmont, fait son testament.

Elle désire être enterrée dans le cimetière d'Auxi.

Adrien Tirmont, son fils aîné, sera son légataire universel; à ce titre, il paiera ses dettes et funérailles.

Il aura cinq mesures de terres à Maison Ponthieu dont elle indique l'origine.

  • la moitié soit dix quartiers lui ont été donnés par sa mère en partement de mariage.
  • 5 quartiers lui viennent de son père, décédé.
  • 5 quartiers lui viennent de l'héritage du sieur Pierre Bézu, son frère, ancien secrétaire du seigneur archevêque de Rouen.

Il aura aussi ses meubles et effets réputés tels.

Marguerite Tirmont, sa fille, ayant des droits sur les 5 quartiers échus par le décès du père, Geneviève Bézu lui demande de se contenter de son partement de mariage (avec Nicolas Degrez).

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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