Le 21 septembre 1813, Sulpice Duboille, maire d'Auxi, adresse la lettre suivante au sous-préfet de Saint-Pol:

"Monsieur,

J'ai l'honneur de vous adresser avec ces pièces que vous avez bien voulu me communiquer relativement à la demande du sieur Fourdrinoy, aubergiste à Auxi, copie des lettres tant du capitaine de la gendarmerie, de M. le général Préfet, que de celle de M. le sous-préfet de Saint-Pol des 28 et 30 octobre et 7 novembre 1811.

D'après ces invitations, j'ai dû y obtempérer en invitant le sieur Fourdrinoy à recevoir la gendarmerie et leurs chevaux, leur administrer quelques subsistance, étant obligé de rester une grande partie de la journée les jours de marché pour assurer la tranquillité.

Une somme suffisante a été portée au budget pour frais de police mais le rédacteur de la délibération qui a inséré que ces frais étaient pour subvenir à la dépense qu'avait occasionnée la gendarmerie, cette dépense fut rejetée du budget; il est malheureux que le sieur Fourdrinoy ne puisse être payé des fournitures qu'il a pu faire dans le temps et comment peut-on donner les moyens de satisfaire et s'en prévaloir, c'est dont je n'oserais prétendre.

J'ai l'honneur d'être avec respect," 

 

Quelques mots sur la syntaxe assez approximative mais que j'ai voulu respecter.

Par ailleurs,le sieur Fourdrinoy est le propriétaire de l'auberge du "cheval noir" qui deviendra par la suite le café de la Jeunesse (aujourd'hui fermé).

En 1813, Auxi n'a plus de gendarmerie et les gendarmes viennent, à cheval, de Frévent, pour assurer la police les jours de marché.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi.

Régis Renoncourt.

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