Suite de l'article du "Courrier du Pas-de-Calais" du 2 août 1878:

""Eh bien, je compare volontiers Hesdin à Florence; Hesdin possède des promenades plantées de tilleuls et même d'acacias aux abords de la gare. En vingt minutes, on peut gagner la forêt où l'on trouve ces épais ombrages qu'on chercherait vainement en Italie. Mon rêve serait de bâtir une maison blanche sur la route de Saint-Omer; j'aurais la forêt au bout de mon jardin, un tapis de verdure sous mes pieds, le marais de Saint-Leu, où bondissent les boeufs sur la droite, la ville et tout cela sous mes yeux, sans secours de lunettes, ni de longues vues".

Il est difficile dans un étroit espace de réunir plus de charmes, de trouver un tableau plus saisissant. On court le monde pour voir de grandes choses, jouir de biens inconnus,; c'est seulement dans cette délicieuse vallée qu'on trouve tous les biens, tous les agréments sous la main: c'est la vallée des fontaines et des riants ombrages." .

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série g des archives départementales du Pas-de-Calais à Arras.

Régis Renoncourt.

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