Maximilien,Marie,Isidore Derobespièrre est né à Arras le 6 mai 1758, à deux heures du matin, fils de Barthélémy François Derobespièrre, avocat, et de Jacqueline Carraut, fille de brasseurs de la rue Ronville. Ses parents s'étaient mariés en Janvier 1758. Toute la famille est d'origine artésienne. Le premier ancêtre certain, est Pierre de Robespré, fermier. Il a eu six enfants avec son épouse Marie Chauvin. Maximilien est un enfant frêle, sa mère l'habillait avec recherche. Il a six ans, Charlotte, 4 ans, Henriette 3 ans, et Augustin 1 an, lorsque la mère meurt. Les enfants ont été séparés, les filles chez les tantes paternelles, les garçons chez le père Carraut Maximilien souffre du décès de la mère et de l'abandon du père .En 1769, il a 11 ans, l'évèque d'Arras lui fait accorder une bourse pour le collège de Clermont à Paris (futur lycée Louis le Grand). En 1775, il est choisi pour réciter le compliment pour le roi Louis XVI, de passage à son lycée à Paris, avec la reine Marie Antoinette. Il n'était pas antimonarchiste, et même, il avait peur d'une république, qui risquait d'être fondée sur l'aristocratie des richesses. Il a jugé que le roi avait trahi, quand celui ci avait rejoint l'armée de Bouillé (celui qui avait aidé le roi dans sa fuite à Varennes). Carnot, Fabre d'Eglantine, et le cousin du roi, Philippe Egalité ont voté la mort du Roi et de la Reine. Robespierre, sur qui la mort du couple royal retomba, n'était pas favorable à l'exécution de Marie Antoinette. Bachelier en 1780, licencié en 1781, il déménagea plusieurs fois avant de s'établit dans la maison rue des Rapporteurs à Arras. Il devient juge assistant au tribunal écclésiastique d'Arras, avec succès. Il a été notamment l'ardent partisan de l'installation des paratonnerres, invention récente, contre l'avis d'un médecin parisien célèbre: Marat .En 1785 il est admis aux Rosatis, association de poëtes et d'artistes. Il entre à l'académie d'Arras, en devient le président en 1786. Puis, il devient dérangeant, prenant la défense des humbles contre l'injustice des puissants. Il refuse de se faire "acheter" dans ses plaidoiries, à l'instar de certains avocats qui abandonnent une défense moyennant argent. On lui confie moins de dossiers. Il dénonce la façon dont sont désignés les membres des 3 ordres. Il accuse les membres des "états" de laisser la dette s'alourdir, en s'étant exemptés eux -mêmes; Il est choisi par la confédération des savetiers, pour réviser leurs cahiers de doléances. Il est devenu la "bête noire " des Bien-Pensants Le 3 mai 1789, il part pour Paris. Inlassablement, il prend la défense des pauvres et des opprimés, dénonce les abus. Mais il a la voix faible, et son accent provincial attire les moqueries. Mirabeau prend sa défense. Pendant 3 ans, son action a été déformée. Ceux qui ont fait tomber Robespierre, ont commis plus d'exactions et de prévarications et lui ont imputé leurs propres crimes. Napoléon dira qu'il fut le bous émissaire de la révolution. Sa sœur Charlotte reçut une pension d'Etat jusqu'à sa mort. Robespierre a été victime d'études passionnées, parfois excessives, parfois malhonnêtes. Il ne fut pas le sinistre imbécile, assoiffé de sang, décrit par certains. S'il avait été plus réaliste, moins fidèle à ses idéaux, il n'aurait pas connu un tel échec

Mais serait il resté "l'incorruptible" ?

R.Thibaut

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