"L'Abeille de la Ternoise" du 2 mars 1844 donne publication d'une vente faite par Elisa Bouchez veuve Langlois, Pierre Antoine Nicolas Langlois, aubergiste, étant subrogé tuteur des enfants mineurs.

L'immeuble est ainsi désigné:

"Une belle et grande maison, autrefois à usage de brasserie et aujord'hui à usage d'auberge et de boulangerie avec cour et jardin, situé à Auxi-le-Château, rue de Wavans (actuelle rue du général de Gaulle) sur la route d'Arras à Abbeville et de Doulens à Hesdin. Elle donne sur l'Authie et les voisins sont Olivier Lucas et Louis Delporte.

Cette maison se compose au rez-de-chaussée d'une cuisine, salle, fournil, cave et porte cochère; à gauche de cette porte une grande chambre avec foyer et deux cabinets formant une habitation séparée.

L'étage supérieur se compose de plusieurs belles chambres avec foyer et cabinets. Cet étage est surmonté d'un grenier couvert en tuiles.

Dans la cour il y a un bûcher, une remise, des granges, étables, grandes écuries et autres dépendances.

La mise à prix est de 7 000 fr."

L'inventaire après décès a été fait le 18 décembre 1843 et a montré un actif de 2 448 fr et un passif de 12 380 fr.

Cette maison a été acquise de François Victor Théodore Lebrun, brasseur et cultivateur, actuelle- ment décédé, par contrat du 14 février 1840 pour la somme de 6 000 fr, cette somme étant encore dûe avec ses intérêts.

Lebrun avait cette maison par donation de Nathalie Elisabeth Devis, sa mère, veuve de Pierre Lebrun aux termes du contrat contrenant les conditions civile du mariage de François Lebrun avec la demoiselle Hus (passé devant maître Corme, notaire à Frévent le 7 juin 1832).

L'acte de liquidation a eu lieu devant maître Léturgez, notaire à Auxi, le 6 mars 1838.

Elle appartenait à la demoiselle Devis, veuve Lebrun, comme héritière de ses parents décédés depuis plus de 30 ans.

Au 1er feu, Olivier Lucas, tonnelier, propose 7 500 fr.

Au 2ème feu, Séraphin Bernard Defrance, boulanger à Barly, propose 7 630 fr.

Au deux autres feux, il n'y a pas de surenchères.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série g des archives départementales du Pas-de-Calais à Arras.

Régis Renoncourt.

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