Le 27 mars 1788 se présente devant maître Jacques César Dumas, notaire royal à Auxi, Marie-Antoinette Turbet, veuve de Jacques Antoine Lucas, de son vivant procureur fiscal d'Auxi Artois.

Elle est "saine de corps et d'esprit". Elle est accompagnée de deux témoins: Pierre Mesureur, charron, et Antoine Joseph Croutel, cordonnier.

Après avoir recommandé son âme à Dieu et demandé a être enterrée dans le cimetière d'Auxi près de son défunt mari, elle attribue ses biens matériels à ses neveux et nièces car elle n'a pas d'enfants.

  • A son neveu Louis Albert Turbet, légataire universel, elle lègue tous les biens meubles et immeubles délaissés (laissés) à son décès. Il paiera  dettes et funérailles.
  • A un autre neveu, François Midy, fils de Charles Midy et de sa soeur Marie-Louise Turbet, elle lègue un journal de terre à Auxi Picardie. Sa soeur en aura cependant l'usufruit.

Il aura aussi le lit garni de la chambre haute de la "testataire" où il couche joirnellement depuis environ 7 ans.

  • Marie-Louise Watel, une nièce, aura 250 livres dans les 6 mois qui suivront son décès.
  • Marie-Antoinette Mathon, une autre nièce, aura la même somme.
  • Julie Turbet, une autre nièce, aura 300 livres.
  • Marie-Marguerite Julie Sergeant qui est à la fois sa petite nièce et sa filleule aura une rente au capital de 450 livres qui est dûe à la "testataire" par ses parents. La mère aura cependant la jouissance de cette rente sa vie durant.

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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