J'ai choisi ce document car il parle d'un problème qui traverse toutes les époques de l'Histoire: comment conciler l'intérêt général et l'intérêt particulier.

Le fossé des armures est ainsi dénommé parce qu'on y faisait des toiles ou "armures" ce qui veut dire qu'il était le lieu d'une intense activité artisanale.

Plus tard, il continue d''être une utile dérivation pour réguler les eaux de l'Authie.

Cependant, comme toujours, l'intérêt des particliers se heurte souvent à l'intérêt général.

Au cours de la séance du conseil municipal d'Auxi du 22 février 1833, le maire, Wallart, fait état d'une "pétition" des "bordiers" du fossé des armures demandant que "les plantations soient respectées" et d'une résistance de leur part. Pour justifier l'action du conseil municipal qui consiste à assurer le bon écoulement des eaux, le maire se réfère à ce qui a été fait en 1819, année du précédent curage.

Dans cette Société encore largement rurale, on est en effet plus sensible  qu'aujourd'hui aux traditions et aux précédents.

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt

 

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