Le 10 novembre 704, Antoinette Gellé femme de Jean Prévost, serrurier, fait son testament.

Après les formules d'usage, on passe à la dévolution des biens matériels.

  • Ses terres sur le terroir d'Auxi vers Wavans seront partagées entre Jean, Marie, Antoine, Françoise, Jeanne, Isabelle, ses six enfants selon la coutume (celle-ci dépend du lieu: par exemple, elle n'est pas la même à Auxi Artois et à Auxi Picardie).
  • En plus, Jean, l'aîné, aura les droits qu'elle a sur la maison que son mari a retrait de François Champion devant les pères Brigittins sans que les autres puissent rien prétendre (le retrait lignager consiste à "revenir" sur une vente déjà faite, en la rachetant, si l'on est membre de la famille, du lignage, du vendeur).
  • En plus, Antoinette aura la moitié d'un autre manoir amasé (bâti) acquis avec son mari (celui-ci garde l'autre moitié) rue des Courtieux (actuelle rue Wallart) à condition que ses 4 soeurs demeurent avec elle jusqu'à ce qu'elles prennent état honorable (se marier ou entrer dans les Ordres) ou qu'elles voudront sortir. Antoinette leur donnera alors 20 livres. Ce manoir ne pourra être vendu, aliéné (loué) ou chargé (hypothéqué) qu'à cette charge expresse.
  • Les 5 filles se partageront meubles, linges, habits, bagues, joyaux.
  • Jean aura une pièce de toile blanche.
  • Les 6 enfants auront à se partager le fer, l'acier, le charbon, les ferrailles, outils et enclume et tout ce qui concerne la boutique de serrurerie (on peut donc supposer que la boutique de serrurerie appartient à la testatrice "en propre").

Les 6 enfants paieront par parts égales les frais d'obsèques et funérailles.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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