Le Coup d'Etat fomenté le 2 décembre 1851 par le Prince Président Louis Napoléon Bonaparte, élu Président de la République en 1848 et qui s'arroge les pleins pouvoirs (en attendant de rétablir l'Empire) suscite des résistances particulièrement importantes dans le Midi de la France. C'est d'ailleurs à l'occasion de la répression de ces soulèvements que s'illustre un jeune officier d'origine auxiloise qui deviendra plus tard le général Déplanques.

Dans notre région, les résistances sont beaucoup moindres et un rapport du sous-préfet de Saint-Pol au préfet du Pas-de-Calais daté du 18 décembre 1851 indique: "Tout va bien jusqu'ici. Si l'on est sincère, mon plus mauvais canton nous donnera 80% (sous-entendu au plébiscite qui sera organisé). Nous avons de mauvaises communes qu'on peut améliorer en 24 heures. Je les surveille. Frévent peut se passer de gendarmerie, tout y est pour le mieux; là nous avons l'unanimité".

Dans son rapport du 14 décembre 1851, la brigade de gendarmerie de Frévent (il n'y en a pas à Auxi à l'époque) signale 6 individus exaltés à Auxi. On a perquisitionné chez eux, ajoute-t-on. La visite domiciliaire n'a rien donné mais l'effet moral a été produit, l'intimidation a été complète."

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série M des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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