Les lois de 1881 et 1882, connues sous le nom de lois Jules Ferry rendent, en France, l'enseignement public, gratuit, obligatoire et laïc. C'est une particularité de notre enseignement.

Mais ce qui semble évident aujourd'hui ne l'était pas forcément pour les contemporains et il y a des résistances, en particulier dans le domaine de la gratuité. Aussi faut-il instituer des commissions scolaires municipales et celle d'Auxi se réunit le dimanche 22 octobre 1882 à deux heures du soir, dans la salle des délibérations de l'hôtel de ville sous la présidence et la convocation de Jules Beaussart, maire, président de la dite commission..

Cette commission est composée, outre le maire, de Georges Beaussart, fils du maire, du docteur Beaussart, de Maincourt, père de Gustave Maincourt, le futur maire d'Auxi, de Deboffle et de Emile Loir, commerçant dont nous avons déjà parlé il y a deux ans à l'occasion de notre exposition sur le commerce et l'artisanat à Auxi.

Le maire d'Auxi fait appeler les parents des élèves pour faire connaître à la commission scolaire les motifs pour lesquels ils n'ont pas encore fait rentrer leurs enfants à l'école.

Au cours des articles suivants, nous allons voir défiler une cinquantaine de parents d'élèves concernés.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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