Nous assistons au défilé des parents des élèves absentéistes lors de la réunion de la commission scolaire communale d'Auxi du 22 octobre 1882.

1 - Le sieur Crépin se présente et déclare avoir besoin de sa fille pour les travaux des champs, cependant il déclare l'envoyer à l'école le 23 et le 24 octobre mais il sollicite un congé de quinze jours qui lui est accordé par la commission.

2 - Le sieur Cailly père nourricier de Metrat Jeanne pour les mêmes motifs que le sieur Crépin sollicite un congé de quinze jours (maximum) que la commission lui accorde à la condition qu'il enverra cet enfant à l'école le 23 et le 24 octobre.

3 - Le sieur Dubos Alexandre déclare ne pas connaître la loi qui lui est lue par Monsieur le Président; après quoi il déclare que désormais il enverra sa fille à l'école.

4 - Le sieur Longuet-Traullé déclare que sa fille Joséphine Traullé reçoit l'instruction chez les Dames de l'ouvroir d'Auxi-le-Château chez lesquelles du reste elle réside.

5 - Le sieur Fromentin appelé ne s'est pas présenté.

6 - Le sieur Devienne-Gosse déclare que son fils Léonard est employé aux travaux de la culture; néanmoins, il l'enverra à l'école, sollicitant toutefois un congé jusqu'au 1er novembre 1882.

7 - Le sieur Facquez-Vin a deux enfants concernés, Léon et Julie; il déclare que Julie ira désormais à l'école mais que Léon est nécessaire pour ses travaux des champs; cependant il l'enverra à l'école le 23 et le 24 octobre et sollicite pour lui un congé de quinze jours qui lui est accordé.

8 - Le sieur Facquez-Labre déclare que son fils Fernand lui est indispensable pour ses travaux des champs; cependant, il l'enverra à l'école le 23 et le 24 octobre mais il sollicite pour lui un congé de quinze jours qui lui est accordé.

9 - Le sieur Boutry-Bruhier déclare avoir besoin de sa fille Hermincie pour soigner ses trois petits frères et soeurs; cependant il l'enverra à l'école le 23 et le 24 cotobre mais il sollicite un congé de quinze jours qui lui est accordé.

10 - Le sieur Cayeux-Poillion déclare avoir beoin de son fils pour garder les vaches; cependant, il l'enverra à l'école le 23 et le 24 courant, sollicitant toutefois un congé de quinze jours qui lui est accordé.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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