L'école ne date pas de Jules Ferry comme on pourrait le penser. Celui-ci l'a rendue gratuite et obligatoire.

Sous le Premier Empire, voici un texte émanant, à la date du 23 mars 1807, du Préfet du Pas-de-Calais, général de brigade, aux maires du département.

Il demande des renseignements concernant les écoles secondaires communales, les écoles secondaires particulières, les écoles primaires tenues au compte des communes, les maisons d'éducation particulières pour les jeunes garçons, autres que les écoles secondaires ou les écoles primaires, les maisons déducation destiNées aux jeunes filles, autres que les écoles primaires, ce qui montre que toutes ces catégories existent.

 Nous retiendrons ici la partie du questionnaire qui concerne les écoles primaires au compte des communes:

"Le nombre des instituteurs et celui des institutrices.

Le nombre des élèves divisé par sexe,

Si les élèves des deux sexes sont réunis dans la même école,

Quelles sont les écoles primaires dirigées par d'anciens Frères d'écoles Chrétiennes,

Le nombre des Frères qui dirigent chaque école,

S'il y a des écoles dirigées par des Dames en communauté,

Le nombre de ces écoles et quelles sont les dotations,

Quel est par approximation le sort des instituteurs et des institutrices,

Quel est aussi par approximation le degré de capacité des uns et des autres."

Comme on le voit, il n'est pas du tout question de laïcité, le laïc de l'époque étant tout simplement un non-ecclésiastique.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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