"Voulant les dits futurs époux se donner des marques de l'attachement qu'ils se portent, ils déclarent par ces présentes sous l'autorisation de leurs dits pères et mères faire donation absolue et irrévocable au survivant d'eux de tous les biens meubles et immeubles qu'ils se trouveront appartenir au prémourant au jour de son décès pour par le dit survivant en jouir et disposer en usufruit seulement à compter du jour de décès du prémourant.

Laquelle donation en usufruit est faite pour le cas seulement où le dit prémourant viendrait à décéder sans enfant vivant ni apparent à naître de ce mariage. Dans le cas contraire, la présente sera regardée comme nulle et de nul effet. Elle cessera encore dans le cas où le dit survivant viendrait à convoler en secondes noces.

Dans laquelle donation ne sont point compris les meubles ou effets, bagues et joyaux ayant appartenu au corps et chef du prémourant, lesquels retourneront aux plus proches héritiers du dit prémourant le jour de son décès.

C'est ainsi que le tout a été convenu et adopté par les dits futurs époux."

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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