Le 4 vendémiaire an 13, le maire d'Auxi, Sulpice Duboille, écrit au sous-préfet de Saint-Pol:

"Monsieur,

Par votre lettre en date du 9 fructidor dernier, vous me mandez que les habitants du bourg d'Auxi ont présenté une pétition au préfet tendant à être autorisés à faire replanter un calvaire à l'extrémité du bourg d'un chemin qui conduit dudit Auxi à Amiens et dans la place où il en existait un avant la Révolution.

N'ayant aucune connaissance de cette pétition à laquelle j'aurais donné mon avis, j'estime cependant qu'il n'y a aucun inconvénient à accorder la demande faite par les dits habitants.

J'ai l'honneur d'être très respectueusement..."

Ce calvaire est très probablement celui qui est érigé sur la place de l'ancienne gare, aujourd'hui près d'Intermarché et de Gamm vert.

En l'an 13 de la république, après l'arrivée de Bonaparte au pouvoir, les passions politiques et religieuses se sont apaisées.

A noter par ailleurs la formule finale de la lettre. Quatre ans auparavant, le maire d'Auxi, Engramelle, terminait par la formule "Salut et Fraternité" quand il adressait une lettre au "citoyen sous-préfet."

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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