Plus qu'aujourd'hui, les hommes d'Etat d'autrefois étaient l'objet d'attentats. C'est le cas de Louis-Philippe le 28 juillet 1835.

Le 11 août 1835, Wallart, maire d'Auxi, écrit au sous-préfet de Saint-Pol:

"A mon retrour d'un voyage qui m'a d'autant plus contrarié que je n'ai pas pu remplir des devoirs majeurs et traiter avec vous des objets importants pour lesquels j'attendais depuis longtemps votre arrivée à Auxi, j'ai trouvé votre lettre confidentielle du 1er août qui n'avait point encore eu de résultat.

Le conseil municipal a commencé la session d'août par la délibération dont j'ai l'honneur de vous adresser copie. Puisse la grande réprobation d'un attentat qui doit faire horreur à tous les coeurs honnêtes empêcher qu'il ne se reproduise."

.En juin 1836, nouvel attentat contre le Roi.

Wallart écrit au sous-préfet de Saint-Pol:

"Quelques heures avant la remise de votre lettre du 27, le nouvel attentat était connu dans le pays par les papiers publics. Cette persistance dans le crime a produit d'abord indignation et stupeur. Je vous ferai connaître ultérieurement l'impression qu'elle aura faite sur la population."

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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