Au cours de la séance du conseil municipal d'Auxi du 13 février 1915, le maire, Gustave Maincourt, communique une demande formulée par Gustave Jules Maugez en vue d'obtenir l'allocation journalière accordée par l'Etat aux familles des jeunes gens soutiens indispensables de famille pendant la présence sous les drapeaux de son fils Maugez Gustave, de la classe 1916.

Le conseil municipal, après avoir examiné les pièces du dossier, émet l'avis que cette demande lui semble devoir être admise pour le motif suivant: M. Maugez, âgé de 69 ans, ne peut plus se livrer à aucun travail, son fils unique est son soutien indispensable. Il ne possède, ainsi que sa femme, pour toute fortune, que la maison habitée par eux, d'une valeur d'environ 1 000 à 1 500 francs.

Cette maison se situe rue des Catelets. Gustave Maugez fils sera tué au cours de la guerre. Apparenté à Hector Dubos, arrière-grand-père de Claude Boitez, notre président-fondateur, il est enterré avec lui et leur tombe est l'une des rares sépultures de soldats de 14-18 du vieux cimetière à être encore régulièrement entretenue avec celle du capiaine Paris qui, elle, est entretenue par le "Souvenir français".

Au recensement de 1911, Gustave Maugez père, alors âgé de 66 ans, est qualifié de "manouvrier" c'est-à-dire ouvrier agricole et il a "divers emloyeurs" c'est-à-dire qu'il n'est pas attaché à une ferme en particulier. On comprend qu'à 69 ans il ait quelque difficulté à louer sa force de travail. 

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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