1914, bien sûr, tout le monde sait aujourd'hui ce que cette date signifie mais en début d'année, malgré les bruits de bottes, nul ne peut pressentir que quelques mois plus tard commencera l'une des plus sanglantes guerres de l'Histoire.

La preuve, c'est qu'à Auxi on donne beaucoup de bals. Trop, même, au gré de trois entrepreneurs de bals publics qui se plaignent, comme le rapporte le compte-rendu de la réunion du conseil municipal du 10 février 1914, "du préjudice qui leur est causé par la fréquence des bals donnés dans la salle municipale des fêtes".

Le conseil municipal est d'avis que le prix de 10 francs demandé pour la location est trop peu élevé et qu'il y a lieu de fixer un tarif minimum et de limiter le nombre de bals qui pourront être donnés chaque année par des particuliers.

Le prix de location est donc doublé.

Autres temps, autres moeurs! Nul ne pourrait se plaindre aujourd'hui de la surabondance de bals ou de réjouissances publiques de même ordre!

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives communales d'Auxi; je remercie celles et ceux qui ont permis et facilité l'accès à ces archives.

Régis Renoncourt.

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