C'est Marie-Françoise Barthélémy, veuve de Pierre Charles Labbé puis de Louis Tellier, ancien notaire et tutrice de ses deux enfants mineurs, Sophie et Auguste Tellier, qui met en vente cette maison.

Celle-ci consiste en un principal logis construit en pierres et briques et couvert en ardoises, divisé au rez-de-chausée en trois places (pièces): cuisine, salle avec trois glaces et cheminée en marbre, salon.

Au 1er étage, il y a trois chambres dont deux avec cheminées, ainsi qu'un corridor qui donne sur la cour.

Au 2ème étage, il y a deux chambres et, au-dessus, un vaste grenier.

A côté du principal corps de logis, se dresse un grand bâtiment à usage de peignerie de laine avec, au-dessus, un grenier couvert en pannes.

De l'autre côté, un petit bâtiment à usage de bûcher sous lequel se trouve une petite cave.

La grande cour a deux entrées sur la rue des Varennes (actuelle rue Joseph Pierrin) et du Fort, l'une par une grand'porte et l'autre par une porte dite porjet.

Derrière la cour se trouve un jardin potager. Au-delà du fossé des armures, la propriété comprend un enclos à labour et une pâture plantés d'arbres à fruits et d'arbres montants.

Cette propriété de 1ha 18a est entourée et fermée par des haies vives et des fossés. Elle donne sur la rue du Cheval et la rue Loison (je n'ai jamais entendu parler de cette rue; probablement qu'elle a disparu avec l'urbanisation de ce quartier).

Le bâtiment est occupé par Delphin Gaudefroy, l'enclos et la pâture par la veuve Lefrançois.

On connaît aussi l'origine de la propriété.

Autrefois, elle comprenait deux parties: un bâtiment de 80 ares acquis par le notaire Tellier de André Hecquet, cultivateur, et de son épouse, Caroline Puchois, de Brévillers, chez maître Housel, notaire à Hesdin, le 23 avril 1843 pour le prix de 11 200 francs.

L'autre partie, de 32 ares 16 centiares a été acquise par le notaire Tellier le 19 août 1844 de Elisabeth Victoire Duboille veuve Lefrançois pour le prix de 1 000 francs.

Hecquet avait lui-même acquis cette maison de Amicie Josephe Duboille, épouse de Norbert Foubert, de Domart, et Désirée Anastasie Charlotte Duboille, de Moufflers, le 31 août 1822 pour le prix de 11 000 francs dont 5 000 francs comptant, les soeurs Duboille ayant recueilli la succession de leurs parents.

La veuve Lefrançois avait acquis sa propriété de Louis François Carpentier, marchand tanneur, mari de Victoire Beaussart le 29 mars 1830 pour le prix de 1 000 francs.

La mise à prix de la propriété est de 15 000 francs.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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