Marie-Madeleine Flamand est décédée le 28 août 1704.

Le 12 novembre 1704 a lieu la prisée à la requête de François Louchelart, son mari, père et tuteur de Jean-François Louchelart, et Jean Flamand, son père.

Les experts sont François Champion, marchand tanneur et Anault Proyart, marchand cordonnier.

  • une crémaillère, deux chenêts, une pelle à feu, une lampe, une grande salière de bois, une bouteille à l'huile, le tout estimé à 40 sols.
  • un pot à feu, un chaudron, un bassin, une grande cuiller à pot, de bois, le tout estimé à 9 livres.
  • de la vaisselle de terre et grés, pots, jattes, écuelles, le tout estimé à 12 sols.
  • un banc à séage et une potière, estimés à 20 sols.
  • de la vaisselle d'étain estimée à 7 livres 10 sols.
  • un grand coffre de chêne estimé à 8 livres.
  • un coffre tout usé et rompu estimé à 4 sols.
  • 4 chaises estimées à 16 sols.
  • une petite table ronde estimée à 20 sols.
  • 40 aulnes de toile estimées à 14 lvres.
  • un cotillon de sarge rouge de Londres appartenant à la défunte estimé à 14 livres.
  • un cotillon de sarge bleue de Londres appartenant à la défunte estimé à 4 livres.
  • un tablier de toile bleu rayée estimé à 20 sols.
  • une chemise, trois coiffes, trois bas appartenant à la défunte, estimés à 50 sols.
  • du blé battu estimé à 108 sols.
  • deux serviettes estimées à 20 sols.

Le mari déclare avoir vendu les autres habits de la défunte ainsi que du tissu et du seigle pour 34 livres. Sur les effets vendus, François Louchelart a payé 15 sols pour les funérailles (il apportera la quittance pour le "surplus des obsèques").

Il est encore dû du partement de mariage de la défunte 38 livres (le contrat de mariage a été signé le 10 février 1700).

Il est dû également par les fermiers 4 setiers de blé évalués à 20 livres.

La défunte n'avait ni bagues, ni joyaux.

Le 20 octobre 1707, soit trois ans plus tard, François Louchelart reconnaît avoir reçu de Jean Flamand, père de la défunte, les 38 livres.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.  

 

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