Sous l'Ancien Régime, on n'entre pas dans les Ordres les mains vides pas plus qu'on ne le fait lorsque l'on se marie.

Le 5 octobre 1754, le sieur Sulpice Duboille, garçon majeur usant de ses droits, marchand à Auxi-Ponthieu et Louis Duboille, marchand tanneur à Auxi-Artois, comparaissent chez le notaire .

"Pour marqer la considération qu'ils ont pour maître Jean-Baptiste Fache, leur neveu, acolite du diocèse d'Amiens, et lui faciliter l'exécution du Saint désir qu'il a de se faire promouvoir aux Ordres Sacrés",

ils lui constituent 100 livres de pension viagère pour lui servir de titre clérical. Ils paieront ces 100 livres chaque année en deux termes égaux partout où il sera, ou à son procureur, le premier versement quand il accédera à l'Ordre du Sous-Diaconnat, ceci jusqu'à ce qu'il soit pourvu et "jouisse paisiblement d'un bénéfice suffisant pour remplir son titre" ( c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il soit nommé dans une cure à laquelle est lié un revenu).

Les deux comparants affectent et hypothèquent tous leurs biens et spécialement 4 journaux de terre labourable (1ha 7a) en une pièce au Ponchel et 5 quartiers (5 276 m2) de prés à herbe en une pièce au Ponchel, les deux terres produisant annuellement 115 livres. Elles ont été acquises plusieurs années auparavant du sieur de Raincheval.

François Guislain David, vivant de ses biens, et Jean Leroy, marchand chapelier, se portent garants.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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