Adrien Evrard rédige son testament le 28 avril 1753.

Il est malade, au lit, mais sain d'esprit.

Comme bon chrétien, il recommande son âme à Dieu et veut être inhumé dans le cimetière d'Auxi.

Il veut qu'il soit dit et chanté les prières et services ordinaires le tout à la discrétion des légataires.

Quant à ses biens, il lègue à Jean-Baptiste Evrard, son fils, sa part de maison et boutique, rue de Wavans (actuelle rue du général de Gaulle) où il réside; cette maison a été acquise conjointement avec sa femme. Son fils aura aussi la moitié de tous les outils, marchandises, fers et charbons (il s'agit ici, probblement, vu l'époque, de charbon de bois). Il aura à sa charge les dettes, obsèques et funérailles.

Sa fille, Marie-Anne Evrard, aura la moitié des meubles et effets et argent, sans charge de dettes, obsèques et funérailles. Elle recevra 100 livres de son frère quand elle se mariera ("quand elle prendra état"), soit 50 livres le jour du mriage et 50 livres six mois après.

Toutefois, son frère peut lui laisser la moitié de la maison et boutique, s'il le désire, à la place des 100 livres.

Marie-Marguerite Evrard et Marie-Françoise Evrard, ses deux filles mariées, auront chacune 5 sols, que leur versera Jean-Baptiste Evrard, par reconnaissanc, attendu qu'elles ont déjà suffisamment reçu par leur contrat de mariage.

Les témoins de cet acte sont Martin Sagnier, charron, et Pierre Grimbert, maréchal-ferrant, tous deux habitant Auxi-Artois.

Le décret de testament a lieu le 25 juin de la même année.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté la série 4E des archives départementales du Pas-de-Calais à Dainville.

Régis Renoncourt.

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