"L'Abeille de la Ternoise" du 25 janvier 2001 titre en première page: "Quel avenir pour Aubecq?" et renvoie à l'article de la page 11.

La question laisse présager la teneur de l'article: on s'interroge sur l'avenir de l'usine Aubecq implantée à Auxi depuis plus de 80 ans.

Effectivement, Pascal Guillemet, journaliste à "l'Abeille de la Ternoise", consacre toute la page à une enquête sur cette question et son titre se fait plus explicite: " Les inquiétantes rumeurs de l'usine Aubecq font trembler le canton".

On note, d'abord, de façon liminaire, que quelques licenciements écnomiques ont eu lieu récemment suite à une restructuration interne.

L'usine a été rachetée par le groupe SOFEDIT en 1994.

Un encadré intitulé "de la casserole à la poulie automobile" rappelle que, dès les années 1950, les Emailleries Aubecq tentent de diversifier leur production: panneaux de façades en tôle émaillée de 1959 à 1975 puis flasques pour les moteurs de machines à laver le linge et la vaisselle de 1975 à 1985. Mais c'est à partir de 1976 que l'usine se lance dans la fabrication de poulies pour l'automobile, poulie trapézoïdale, poulie AVT puis poulie AVT filtrante ce qui nécessite, bien sûr, recherches et investissements.

En 1998, c'est l'arrêt de la fabrication des articles ménagers.

En 2001, l'usine emploie 300 personnes. Guy Sauvage, le directeur, explique que l'alliance avec un autre équimentier automobile est nécessaire car les constructeurs veulent limiter au maximum le nombre des fournisseurs.

La SOFEDIT, comme l'explique l'article, est un groupe industriel international employant     6 500 personnes en France et aux Etats-Unis. Il est spécialisé dans la conception et la réalisation d'équipements automobiles. Son siège social se trouve à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Des contacts avec un groupe italien ayant cessé, SOFEDIT est actuellement en contact avec un groupe canadien. De façon générale, la Direction se montre rassurante.

Ce n'est pas l'avis des syndicats CGT et CFDT ni de "cette  personne sortant d'un commerce auxilois" dont on ne précise pas l'identité et qui évoque le cas de "Bricart" à Frévent dont "il ne reste plus rien" depuis que l'usine a été achetée par des Siciliens.

Les discours que tiennent les hommes politique locaux ne diffèrent guère les uns des autres.

Roger Pruvost, conseiller général, indique qu'il se joindra à tous les mouvements, à toutes les délégations, qu'il organisera des entrevues avec des politiques pour défendre cet outil de travail. Il regrette qu'une fois de plus les politiques soient mis sur la touche et que "les grands groupes ne fassent plus de sentiments".

Jean-Pierre Déalle-Facquez, maire, qui est aussi Directeur des Ressources Humaines de l'usine, admet que l'usine qui est handicapée par des locaux vétustes et une liaison routière peu envieuse mais qui est forte du savoir-faire de son personnel a "réussi sa mutation" et que la restructuration est nécessaire. Il ne se prononce pas sur l'avenir :"Bien sûr, nous ne pouvons garantir le maintien du site et personne, à ce jour, ne peut le faire".

Yves Hostyn, président de la communauté de communes, indique qu'il a informé le Préfet du Pas-de-Calais et le député et termine par cette phrase : "Nous ne savons pas grand-chose, il faut donc rester optimiste".

Henri Dejonghe, qualifié dans l'article du titre de "chef de file de l'opposition" (les élections municipales qui verront un basculement de la majorité et l'accession d'Henri Dejonghe au fauteuil majoral, auront lieu deux mois plus tard) avance des solutions concrètes: le doublement de la route nationale 25 et le soutien à l'autoroute A 24 avec un échangeur dans le Doulennais ainsi que le développement d'autres secteurs comme l'agro-alimentaire, le tourisme vert. Pour lui, il faut rester optimiste et attentif.

 

Pour écrire cet article, j'ai consulté les archives du cercle historique.

Régis Renoncourt.

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